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mardi 29 juin 2010

Une gifle pour Sidi Said : Les syndicalistes d’ArcelorMittal demandent le retour de Kouadria


Une nouvelle gifle pour le SG de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Said ! Les syndicalistes d’ArcelorMittal Annaba demandent le retour de leur secrétaire général, Smaïn Kouadria. Ils ont tenu, aujourd’hui 28 juin, une session extraordinaire du conseil syndical à l’issue de laquelle, ils lancent une pétition pour exhorter leur SG démissionnaire à revenir à de meilleurs sentiments. Lire également SMAIN KOUADRIA : LE SYNDICALISTE QUI TIENT TÊTE AUX INDIENS D'ARCELORMITTAL

Moins d’une semaine après avoir jeté l’éponge, Smaïn Kouadria est fortement sollicité pour reprendre du service. Sa démission remise au bureau du syndicat, jeudi 25 juin en guise de protestation contre la décision du secrétaire général de la centrale syndicale, UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd, de suspendre la grève illimitée des travailleurs du complexe sidérurgique d’El Hadjar, a été même rejetée par les membres du conseil syndical. Ces derniers témoignent aussi leur soutien à Smaïn Kouadria. Contacté pour avoir sa réaction par rapport à la position de ses collègues syndicalistes, le SG démissionnaire se dit très touché par leur soutient. Toutefois, il n’a pris aucune décision sur son éventuel retour à la tête du syndicat. « Je ne sais pas encore ce que je vais faire. J’attend mon procès qui va avoir lieux le 30 juin en cours, suite à une plainte déposée contre moi par la direction de l’entreprise », lance-t-il.



« Je ne comprend pas le revirement de Sidi Saïd »

Smaïn Kouadria affirme avoir « coupé tout contact avec la direction de l’UGTA ». « J’ai de bons rapport avec les responsables de la fédération (FNTMMEE) qui n’arrêtent pas de m’appeler pour me soutenir. Ils sont d’accord avec l’action organisée par le syndicat d’ArcelorMittal. Mais je n’ai aucun contact avec le secrétariat de l’UGTA », affirme-t-il. A une question de savoir quelles sont les raisons qui poussé Abdelmadjid Sidi Saïd à décréter la fin de la grève, Smaïn Kouadria explique ne pas comprendre l’attitude du patron du syndicat « A la veille du lancement de notre grève, j’étais avec lui dans son bureau. Il était d’accord pour l’action en précisant que les conclusions de la dernière tripartite doivent être appliquées au niveau de toutes les entreprises. Je ne comprends pas son revirement ! », s’étonne-t-il. Y-a-t-il des interférences politiques ? Le gouvernement a-t-il contraint le patron de l’UGTA à suspendre la grève ? Pour Smaïn Kouadria, il fort possible qu’il y ait une intervention du gouvernement. Pour rappel, la suspension du mouvement du débrayage organisé par les 6000 travailleurs d’ArcelorMittal Annaba est à la fois surprenante et incompréhensible. Entamée, le 22 juin dernier, la grève a été stoppée net. L’UGTA a freiné l’élan du syndicat de l’entreprise au moment même où il allait contraindre la direction d’ArcelorMittal à ouvrir des négociations.

En l’espace de 24 heures , tout a basculé. La grève est enclenchée lundi matin. Dans l’après-midi, le tribunal d’El Hadjar a traité une plainte en référé porté contre le syndicat par la direction de l’entreprise. Verdict : la grève est illégale et le tribunal en question ordonne sa suspension. Le lendemain, mardi 23 juin, les travailleurs refusent de se soumettre à la décision de la justice et décident de poursuivre leur action. Les responsables d’ArcelorMittal étaient au pied du mur. Ils décident de convoquer le conseil d’administration pour le lendemain, mercredi 24 juin. En plus de ce conseil, ils devraient entamer les négociations avec le syndicat dans l’après-midi de la même journée. Coup de thâtre. Sidi Saïd intervient pour forcer les travailleurs à capituler et sauve ainsi le partenaire étranger.


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