Page d’accueil

lundi 7 juin 2010

Laissez vivre les syndicats indépendants !


Le gouvernement algérien s'oppose toujours au droit des travailleurs du secteur privé de former des syndicats indépendants. Dans le secteur public, les autorités n’ont pu arrêter l'apparition des syndicats autonomes mais ont tenté des ruses, comme le clonage, pour gêner leur développement. Les autorités, comme les tribunaux, sont peu enclins à imposer le droit du travail aux employeurs. Néanmoins, de plus en plus d’ouvriers des deux secteurs se tournent vers les syndicats indépendants nationaux tolérés dans le secteur public, pour défendre leurs intérêts dans le climat social et politique actuel où les juges déclarent illégales, des grèves motivées par des revendications salariales.

Le gouvernement a décidé un resserrement, imposant un ordre préfectoral pour fermer « La Maison des Syndicats », le siège social du SNAPAP et de la plupart des syndicats indépendants à Alger. Les entrées ont été scellées tandis que les propriétaires sont sommés de cesser des activités « illégales » comme :

  • L’organisation de réunion et de rassemblements publics non autorisés,
  • L’invitation non autorisée d’étrangers à ces mêmes événements,
  • L'utilisation du bâtiment comme lieu de rencontres entre jeunes filles et jeunes garçons venant de toutes les régions du pays,
  • Des perturbations de l’ordre public.

En visant les propriétaires, plus vulnérables que les syndicats locataires, ceux-ci sont privés de tout recours légal.

La fermeture est intervenue deux jours avant un Forum Méditerranéen des syndicats indépendants, accueilli in extremis dans les locaux d'un parti politique d'opposition, il a tout de même pu avoir lieu.

Curieusement, le site Web de la Maison des Syndicats est également hors d’usage, accusé d’être dangereux pour les internautes.

Dans la crainte d’autres mesures répressives, le SNAPAP demande votre solidarité en envoyant des milliers de messages aux autorités algériennes pour exiger le respect du droit des travailleurs de former de s’organiser dans les syndicats de leur choix et la réouverture immédiate de la Maison des Syndicats.

let live independent unions!


The Algerian government still opposes the right of private sector workers to form independent unions. In the public sector, authorities have been unable to stop the emergence of autonomous unions but have tried many ruses to hinder their development, such as cloning. Authorities and tribunals are laxest in enforcing labour laws on employers. More and more workers from both sectors are turning towards national independent unions tolerated in the public sector, to defend their interests in the current social and political climate where judges are declaring pay motivated strikes illegal.

Government has decided a crackdown, using a prefectural order to close down the headquarters of SNAPAP and most independent union's in Algiers, "La Maison des Syndicats". Entrances have been sealed whilst the proprietors are summonsed to cease "illegal" activities such as:
- Organization of unauthorized public meetings and gatherings,
- Unauthorized invitations of foreigners to same,
- Usage of the building as a meeting place for young girls and young boys from all regions of the country,
- Disturbance of the peace.

By targeting the more vulnerable owners and not the tenants, the unions are deprived of any means of legal recourse. The move came two days before a forum of Mediterranean Maghreb unions (hosted in extremis elsewhere).

Curiously, their website is also down for supposedly diffusing malware.

Before any further measures are taken to quash unions, SNAPAP requests your solidarity in sending thousands of messages to the Algerian authorities demanding that workers rights to organize into independent unions be respected and that our headquarters be reopened immediately.


UnionBook



leBloggers

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire