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lundi 22 février 2010

Pas d’activité syndicale…

En 2006, des ouvriers ont décidé de créer un syndicat pour «défendre leur dignité et améliorer leurs conditions de travail» au sein de la compagnie Eurest. L’initiative n'a pas été du goût de cette dernière. Elle a usé de tous les moyens de «pression» et d'«intimidation» pour contrecarrer ce mouvement qui a été soutenu par 1 300 travailleurs sur un total de 1 800. Saisi d'une demande de l'Ugta, Eurest a refusé, contrairement au droit algérien, de permettre l'organisation d'une assemblée des salariés dans ses locaux. Le Syndicat a donc décidé de tenir cette assemblée dans ses propres locaux à Hassi Messaoud. Ainsi, le 21 décembre 2006, la section syndicale Ugta d'Eurest est officiellement née. L'Assemblée générale a élu un Conseil syndical de sept personnes ainsi que son exécutif dont un Secrétaire général, un adjoint et un trésorier. Un procès-verbal est dressé et présenté au Directeur des opérations d'Eurest, M. Bill Joel. Celui-ci refuse de l'accepter de la main du Secrétaire général fraîchement élu et explique que le DRH ou son adjoint, juristes, sont seuls compétents pour y donner suite. Malgré des assurances sur la volonté d'entamer un dialogue social et de la résolution des conflits par la médiation, ces derniers ont également refusé de prendre en main le procès-verbal de constitution de la section syndicale. Relevant, selon eux, de la seule compétence du Directeur des opérations, ils ont promis d'organiser un rendez-vous dont la date est toujours attendue. D’autres travailleurs ont également été empêchés de créer des sections syndicales au sein de leur entreprise, notamment dans le sud du pays.

Par Brahim Mahdid Infosoir
leBloggers

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