Page d’accueil

samedi 13 février 2010

Meryem Mehdi, 64e jour de grève de la faim


Meryem Mehdi entamera aujourd’hui son 64e jour de la grève de la faim qu’elle a voulu pour protester contre son licenciement «abusif» par British Gas.
«Meryem Mehdi poursuit sa grève de la faim et son état de santé se dégrade de plus en plus chaque jour. Souffrant de plusieurs maladies depuis le début de sa grève, elle continue à refuser de prendre les médicaments prescrits par ses médecins malgré l’insistance de ces derniers, ainsi que les perfusions glucosées, et ce depuis plusieurs jours», a déclaré hier au Jeune Indépendant M. Zaïd Yacine, membre du Comité de soutien aux travailleurs algériens (CNSTA), joint hier par téléphone. «Elle est dans l’incapacité de se lever, elle souffre de très forts maux de tête, de courbatures dans tout le corps, et son moral est au plus bas», a ajouté notre source. Meryem est abattue et déprimée par sa situation sans alternative, «surtout devant le silence des responsables de British Gas», a encore indiqué M. Zaïd.
Notre interlocuteur a dénoncé encore une fois «le silence complice des autorités devant ce cas d’injustice flagrante et face au non-respect de la législation algérienne du travail par ces multinationales qui agissent pratiquement en territoire conquis». Le CNSTA demande à toutes les parties, organisations et personnes engagées dans la défense des droits de l’homme au niveau national ou international, d’intervenir et d’agir «pour mettre fin à ce féodalisme, cette injustice dont a été victime Meryem Mehdi».
Notons que British Gas s’est exprimée sur le cas de Meryem Mehdi, dans un communiqué rendu public le 2 février dernier dans lequel elle réfute l’accusation selon laquelle elle serait victime d’un licenciement abusif. Par ailleurs, BG indique être «totalement engagée afin de trouver une solution avec Mme Mehdi au travers des lois du pays».
Rappelons que Meryem Mehdi, âgée de 42 ans, a été licenciée sans préavis en novembre 2009 de son poste de responsable des ressources humaines et des opérations au sein de la société British Gas, à Hassi Messaoud. Estimant cette procédure abusive, Mme Mehdi a saisi alors les services de l’Inspection du travail. N’étant pas parvenue à faire valoir ses droits, Meryem Mehdi a entamé le 10 décembre 2009 une grève de la faim qu’elle poursuit à ce jour.

Mohammed Zerrouki Jeune Independant
leBloggers

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire