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mardi 16 février 2010

Meriem Mehdi condamne : «La non-assistance à une compatriote en danger est un fait grave»


Alors qu'elle est aujourd'hui à son 65e jour de grève de la faim, Meriem Mehdi, qui se trouve toujours à la maison des syndicats sise à La Glacière, à l'est d'Alger, a repris ses médicaments depuis trois jours et accepte les visites des médecins, comme l'a confirmé l'un des membres de son comité de soutien en la personne de Yassine Zaid.

C'est à partir de son lit de souffrance qu'elle a adressé une lettre à son avocat, rendue publique ce lundi, où elle confirme le fait d'aller jusqu'au bout de son action en annonçant : «Je souhaite aller dans mon action jusqu'au bout et je refuse catégoriquement que l'on dispose de moi lors d'états comateux ou que l'on décide à ma place de me transporter à l'hôpital», en ajoutant dans un état désespéré : «Si je dois mourir dans cette action que le Bon Dieu me pardonne.»

Tout en soulignant qu'elle rend responsable de sa situation actuelle deux parties essentielles que sont British Gas et les pouvoirs publics algériens. Puisque «la compagnie britannique n'a pas respecté mon contrat et les lois algériennes, en jouant de nonchalance à mon égard», et «les responsables du pays ont démontré une grande négligence en n'assistant pas une compatriote, même à l'intérieur du territoire», avant de terminer déséspérément :

«Après tout, je ne serai pas la première et la dernière à mourir pour l'honneur !» Pour rappel, Meriem Mehdi a décidé de recourir à une grève de la faim après qu'elle ait été licenciée arbitrairement par la multinationale British Gas, alors qu'elle exerçait ses fonctions le plus normalement et selon le contrat d'une durée indéterminée qui la liait à cette entreprise. Par ailleurs, il y a lieu de signaler que selon les membres du comité de soutien à Meriem Mehdi, les forces de l'ordre ont investi ce lundi le siège de la maison des syndicats mais sans procéder à de quelconques arrestations.

Khaled Haddag Le Temps d'Algérie
leBloggers

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