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mardi 23 février 2010

L’affaire Myriem Mehdi devant l’ONU


L’affaire Myriem Mehdi est en train de connaître de nouveaux rebondissements. En grève de la faim depuis le 09 décembre dernier, la militante n’est pas près de baisser les bras ou de renoncer à ses droits les plus légitimes, à savoir sa réintégration dans son poste de travail. Devant la sourde oreille affichée par les pouvoir publics, le comité de soutien à Mériem Mehdi, représenté par le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap), va porter l’affaire devant les instances onusiennes, et plus précisément devant le Haut Conseil des droits de l’homme de l’ONU, demain à Genève. Selon le journal électronique TSA, il est prévu, également, la tenue le même jour, d’un rassemblement devant le siège de British Gas, à Alger, en début d’après-midi. «L’état de santé de Mériem Mehdi est critique. Elle est déprimée par le silence qui entoure sa grève de la faim», a affirmé Yacine Zaïd, membre dudit comité. Aucune issue pour cette affaire ne pointe à l’horizon, puisque tous les appels lancés aux ministères du Travail et de l’Energie pour un éventuel dénouement, sont restés sans échos. La multinationale britannique British Gas, à son tour refuse toute négociation. L’UGTA, censée représenter les travailleurs, comme son nom l’indique, est confinée dans un silence qui ne dit pas son nom. «Les pouvoirs publics craignent l’organisation d’un véritable mouvement ouvrier dans le Sud du pays après l’affaire de Mériem Mehdi. Aussi, gardent-ils le silence», a indiqué Yacine Zaïd. A titre de rappel, ledit comité s’est réuni dernièrement pour dénoncer pour la énième fois ce qu’il qualifie de «nouvel apartheid» sévissant dans le Sud du pays où à la moindre protestation, les travailleurs algériens se retrouvent à la porte. A l’exemple de Yacine Zaïd qui, voulant mener un mouvement syndical avec d’autres travailleurs, a été licencié. Le même sort a été réservé aux protestataires.

Saïda G.La nouvelle république
leBloggers

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