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lundi 22 février 2010

Des salaires minables

Situation n Outre les conditions lamentables de travail, les Algériens employés par les entreprises étrangères installées en Algérie, perçoivent les salaires les plus bas.

Une comparaison entre les salaires pratiqués par les sociétés étrangères en Algérie et ceux dans certains pays de la région comme le Maroc, la Tunisie et l'Egypte, fait ressortir que les travailleurs algériens sont sous-rémunérés comparativement à leurs voisins.
Une enquête, réalisée en 2008 par le groupe consultant américain en ressources humaines Watson Wyatt en partenariat avec la Chambre française de commerce et d’industrie en Algérie, sur les salaires et rémunérations pratiqués par les filiales étrangères en Algérie, a fait ressortir que le package salarial (calculé sur la base du Snmg) pour un fonctionnaire de grade 13, se situe aux alentours de 100 000 DA en Algérie alors qu’il est de 150 000 DA en Egypte. Cette différence est encore plus prononcée à mesure que l’on grimpe dans l’échelle. Ainsi, le salaire d’un cadre supérieur algérien (grade 16) tourne autour de 200 000 DA/mois (20 millions de centimes) contre 600 000 DA (60 millions de centimes) au Maroc ou 500 000 DA en Egypte. Il ressort que le cadre supérieur algérien est rémunéré trois fois moins que son semblable marocain par les multinationales exerçant dans notre pays. Concernant les avantages sociaux au profit des salariés, l’Algérie reste également en retrait, selon les résultats de cette enquête.
Selon Laurent Leclerc, consultant chez Watson Wyatt, l’étude a concerné 50 entreprises dont 88% sont des filiales européennes et américaines, activant dans les secteurs de haute technologie, pharmaceutique, industries de biens de consommation, construction, finances et ressources naturelles.
Cette enquête a recensé les données du marché en matière de rémunérations pour 171 postes, 16 grades d’emplois universels et 12 familles de fonctions, selon le représentant de cette société de consulting en capital humain.
En effet, les 50 sociétés ciblées disposent chacune d’un chiffre d’affaires annuel moyen de 3 milliards de dinars et de 250 salariés. Le témoignage de Yacine Zaïd reflète cette réalité vécue par des centaines de travailleurs algériens. Il a affirmé que les employés d'Eurest vivent sous des tentes dans des conditions de vie et d'hygiène des plus lamentables et travaillent 6 semaines d'affilée, sans repos et ce, pour un salaire mensuel de 18 000 DA. «Nous travaillons à plus de 2 000 km de chez nous pour un salaire minable de 18 000 ou 22 000 DA», s’est-il indigné.


B.M Infosoir

leBloggers

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