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lundi 15 février 2010

Au 66e jour de sa grève de la faim


L’affaire Meryem Mehdi portée à l’APN

Meryem Mehdi, en grève de la faim depuis 66 jours, est toujours en danger de mort. La seule nouveauté concernant sa situation physique est le fait qu’elle ait accepté de suivre son traitement après l’instance de ses proches.
Mme Nacéra Ghozlane, responsable de la section femmes du SNAPAP, a déclaré hier au Jeune Indépendant que «l’état de santé de Meryem se dégrade de plus en plus, malgré la reprise de son traitement depuis deux jours». «Incapable de se lever, Meryem souffre de très forts maux de tête, de courbatures dans tout le corps et son moral est au plus bas», a-t-elle encore affirmé. Et d’ajouter que «chaque jour, plusieurs médecins viennent donner des soins à Meryem».
S’agissant des négociations entre l’avocat de Meryem et celui de British Gas, l’interlocutrice a indiqué qu’»on ne sait même pas s’il y a des négociations ou non». Mme Ghozlane a déclaré qu’»un médecin de British Gas a rendu visite à Meryem Mehdi afin de s’enquérir de son état de santé».
Par ailleurs, le cas Meryem Mehdi semble trouver une oreille attentive auprès de notre classe politique. En effet, dans une question orale adressée, hier, au ministre du Travail et de la Sécurité sociale, le député du mouvement Nahda, M. Hadibi Mohammed, estime que ce qui arrive à Meryem Mehdi, en grève de la faim depuis plus de 66 jours, «n’honore pas l’Etat algérien». M. Hadibi trouve «étrange» que le ministre du Travail ne trouve pas autre chose à déclarer aux médias que leur dire que «l’intéressée doit s’adresser à l’Inspection du travail», tout en sachant, ajoute le député, que «cette dernière (Inspection du travail, NDLR) n’est pas reconnue par les représentants de ces multinationales. Pour preuve, ces entreprises ne répondent pas aux convocations qui leur sont adressées».
Ayant officiellement le ministre du Travail, M. Hadibi lui demande des explications sur «la non-prise en charge des revendications des travailleurs algériens exerçant au sud et qui ne cessent de solliciter une protection contre les dépassements dont ils sont victimes de la part des responsables de ces sociétés étrangères implantées dans le sud», conclut la question orale du député de Nahda.

Mohammed Zerrouki Jeune IndependantleBloggers

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