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mercredi 30 juillet 2014

Human Right Watch dénonce « un procès injuste » à Laghouat

L’ONG Human Right Watch (HRW) a dénoncé, ce mardi 29 juillet, le verdict « injuste » lors du procès de plusieurs activistes algériens dans la wilaya de Laghouat. L’organisation de défense des droits de l’Homme critique le jugement rendu le 18 juin dernier contre 26 personnes lors d’un procès d’une journée, condamnant l’ensemble des accusés à des peines de prison ferme allant de 6 mois à 2 ans. Un verdict basé sur les témoignages de la police qui n’ont pas mis en évidence l’implication des défenseurs sur des actes présumés de violence, estime HRW.
Les faits remontent au 8 juin. Selon l’activiste Aissa Dahb, cité par HRW, une vingtaine de personnes appartenant à des organisations de la société civile se sont rassemblés devant la mairie pour protester contre la manière dont le gouvernement accorde les logements sociaux. L’accès au maire leur a été refusé, de même que celui du wali. Six ou sept agents de sécurité auraient alors attaqué Yacoub, l’un des activistes, avant que la police n’arrive.
Yacoub est alors allé porter plainte. Mais il a été arrêté peu de temps après. Une arrestation motivée par la plainte des membres des services de sécurité qui ont évoqué des violences de la part des manifestants.
L’organisation internationale dénonce d’autant plus ce verdict que plusieurs des accusés n’auraient même pas été présents lors de cette manifestation. Ce serait le cas de Sjilali Ben Safieddine. Également condamné, Mohamed Rag, a été acquitté depuis.
Lors du procès, plusieurs des accusés ont admis avoir participé au rassemblement. Mais ils ont nié leur implication dans des actes de violence. La Cour a cité les preuves, telles que des photos de vitres cassées, des témoignages de la police et la description des dommages par le procureur. Mais sans prouver la participation d’aucun des accusés à ces actes, estime HRW.

TSA Ali Bakhtaoui
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Algérie : Des manifestants condamnés à l’issue d’un procès apparemment inéquitable

Algérie : Des manifestants condamnés à l’issue d’un procès apparemment inéquitable
Aucune preuve n’a été présentée quant au rôle joué par les accusés

(Paris, le 29 juillet 2014) — Des militants algériens et d’autres individus accusés d’avoir participé à un « attroupement armé » et commis des actes de violence contre la police auraient été condamnés à l’issue d’un procès inéquitable lors duquel ils n’ont pas eu l’occasion de réfuter les preuves présentées à leur encontre, ont déclaré aujourd’hui le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme et Human Rights Watch. Selon le jugement écrit, le tribunal de première instance aurait fondé son verdict sur des témoignages de la police qui n’établissent pas la preuve de la participation des accusés aux actes de violence présumés commis lors de la manifestation qui s’est déroulée à Laghouat, une ville du sud du pays, le 8 juin 2014.

Un tribunal de Laghouat a déclaré les 26 accusés coupables le 18 juin à l’issue d’un procès d’une journée. Neuf d’entre eux ont été condamnés à six mois de prison et les 17 autres ont été condamnés par contumace à 2 ans de prison. La plupart des accusés condamnés par défaut sont des militants locaux bien connus qui nient avoir participé à la manifestation ce jour-là.

« Les tribunaux devraient déterminer la responsabilité pénale de chaque accusé en leur donnant l’occasion de réfuter les preuves présentées à leur encontre, au lieu d’appliquer ce qui apparaît comme une volonté de “faire payer quelqu’un à tout prix” », a déclaré Michel Tubiana, le président du REMDH.

Dans le sillage de la condamnation prononcée par le tribunal de Laghouat, quatre accusés jugés par contumace se sont rendus aux autorités et deux autres ont été arrêtés. Tous ont exercé leur droit à la tenue d’un nouveau procès et le tribunal, dans le cadre de ces nouveaux procès individuels, les a acquittés pour manque de preuves, a expliqué au REMDH et à Human Rights Watch leur avocat, Noureddine Ahmine.

Djilali Ben Safieddine, l’un des 17 accusés condamnés par contumace, a affirmé au REMDH et à Human Rights Watch qu’il ne se trouvait même pas à proximité du lieu où a été organisée la manifestation du 8 juin, qu’il n’avait pas été informé des accusations portées à son encontre et qu’il n’avait jamais reçu de convocation pour le procès. M. Ben Safieddine, un agent de sécurité privé membre du Comité pour la défense des droits des chômeurs à Laghouat, a voulu éviter une arrestation et a donc décidé de se cacher.

Un autre militant local, Mohamed Rag, a été arrêté le 30 juin près de son domicile à Laghouat et placé en détention préventive dans l’attente du procès. Il a été acquitté le 13 juillet.

Les audiences d’appel des neuf accusés condamnés le 18 juin sont prévues le 4 août prochain.

Aissa Dahb, un militant qui a participé à la manifestation du 8 juin, a expliqué au REMDH et à Human Rights Watch qu’environ 20 personnes issues d’organisations locales de la société civile s’étaient réunies devant la daïra pour protester contre la manière dont le gouvernement attribuait les logements sociaux.

Il a affirmé que les manifestants avaient tenté de s’entretenir avec le chef de la daïra, mais que celui-ci avait refusé de les recevoir. Les manifestants se sont ensuite rendus au siège de la wilaya afin de rencontrer le wali, mais celui-ci a également refusé de les recevoir. M. Dahb a précisé que six ou sept agents de sécurité de la wilaya avaient agressé El Taher Yacoub, l’un des militants locaux, en le frappant à la tête, ce qui a entraîné des affrontements entre les militants et les agents de sécurité. Ensuite, la police est arrivée, a-t-il expliqué.

Selon M. Dahb, après ces affrontements, M. Yacoub et un autre membre du groupe, Ben Safieddine Khamisati, se sont rendus à la police pour déposer plainte contre les officiers qui selon eux les avaient frappés. M. Dahb les a suivis avec son propre véhicule et il a vu MM. Khamisati et Yacoub ainsi qu’un troisième manifestant, Mohamed Ziyadi, entrer dans le poste de police. Au bout d’un certain temps, il a appris qu’ils avaient été arrêtés.

M. Ahmine, qui représente l’ensemble des accusés, a déclaré que pour rendre leur verdict de culpabilité, les juges ne s’étaient appuyés que sur les déclarations d’agents des forces de sécurité qui affirmaient que des manifestants les avaient blessés. M. Ahmine a ajouté qu’aucune des preuves présentées n’établissait que l’un ou l’autre des accusés avaient participé directement à des actes de violence ou de dégradation de propriété. 

Le jugement écrit ne cite par ailleurs aucune preuve incriminant les accusés de manière individuelle. Il précise que 22 officiers de police ont déposé plainte et ont témoigné par écrit qu’ils avaient été victimes de la violence des manifestants. Lors de l’audience du 18 juin, les juges ont entendu trois officiers de police sur 22. Ils ont décrit les circonstances générales de la journée en question, mais ils n’ont identifié aucun des accusés comme étant les auteurs d’actes de violence.

Plusieurs accusés ont admis avoir participé à la manifestation, mais ils ont nié avoir commis des actes de violence. Dans son jugement, le tribunal a cité des preuves de cette violence, telles que des déclarations et des plaintes de la police, des photos de fenêtres brisées et la description des dégâts matériels par le procureur, sans toutefois fournir aucune preuve reliant les accusés à ces actes de violence.

Selon M. Ahmine, la police aurait porté atteinte au caractère public du procès, dans la mesure où des agents ont repéré les militants pour ensuite les empêcher d’accéder à la salle d’audience. La salle du tribunal n’était pas pleine et il n’y avait aucune raison d’empêcher les militants d’être présents lors du procès, a ajouté M. Ahmine.

M. Dhab a également expliqué au REMDH et à Human Rights Watch que la police l’avait empêché lui et d’autres individus d’entrer dans la salle.

Interdire l’accès au tribunal à certaines personnes constitue une infraction à l’article 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui stipule que « toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal compétent, indépendant et impartial, établi par la loi ».

« Le simple fait d’être un militant sans preuve que vous ayez commis un crime ou même que vous étiez à proximité de l’endroit des événements ne devrait pas déboucher sur une condamnation à une peine de prison », a déclaré Eric Goldstein, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord chez Human Rights Watch. « Cela ne devrait pas non plus vous empêcher d’avoir droit à un procès public. »

Pour d’autres communiqués de presse de Human Rights Watch sur l’Algérie, veuillez consulter la page suivante :
http://www.hrw.org/fr/middle-eastn-africa/algeria

Pour plus d’informations, veuillez contacter :
À Tunis, Amna Guellali (anglais, français, arabe) : +216-244-853-24 ; ou +216-536-768-88 (portable) ; orguellaa@hrw.org. Suivez Amna sur Twitter @aguellaa
À Washington DC, Eric Goldstein (anglais, français) : +1-917-519-4736 (portable) ; ou 
goldstr@hrw.org. Suivez Eric sur Twitter @goldsteinricky
À Paris, Jean-Marie Fardeau (français, anglais et portugais) : +33-143-595-531 ; ou +33-645-852-487 (portable) ; ou 
fardeaj@hrw.org. Suivez Jean-Marie sur Twitter @jmf60
EMHRN: Samer Ibrahim Abu Rass, sar@euromedrights.net, +32 2 213 51 95



للنشر الفوري

الجزائر ـ إدانة متظاهرين في محاكمة تبدو جائرة
عدم وجود أدلة عن تورط المتهمين


(باريس،
29 يوليو/تموز 2014) ـ قالت كلّ من الشبكة الأرومتوسطية لحقوق الإنسان وهيومن رايتس ووتش اليوم إن نشطاء جزائريين وأشخاص آخرين أدينوا بتهم تتعلق بتنظيم "تجمع مسلح" وارتكاب أعمال عنف ضدّ الشرطة، في محاكمة بدت غير عادلة، لأن المتهمين ادينوا في محاكمة جماعية لم تبين بوضوح الأدلة المستخدمة ضدّهم. واستنادًا إلى نص الحكم، يبدو أن المحكمة الابتدائية أصدرت حكمها اعتمادا على شهادات للشرطة لم تتضمن أدلة تؤكد ضلوع المتهمين بشكل فردي في أعمال عنف مزعومة رافقت مسيرة في مدينة الأغواط الجنوبية في 8 يونيو/حزيران. 

في
18 يونيو/حزيران، قضت محكمة في الأغواط، بعد محاكمة دامت يومًا واحدًا، بإدانة جميع المتهمين، وعددهم 26، وأصدرت أحكامًا بالسجن لمدة ستة أشهر في حق تسعة منهم، وأحكامًا غيابية لمدة سنتين في حق 17 آخرين. ومعظم الذين شملتهم الإدانات الغيابية هم نشطاء بارزون أنكروا المشاركة في المسيرة.

وقال ميشال طوبيانا، رئيس الشبكة الأرومتوسطية لحقوق الإنسان: "يتعين على المحكمة تحديد المسؤوليات الجنائية بشكل فردي، والسماح لكلّ متهم بالاعتراض على الأدلة المستخدمة ضدّه، وليس العمل بمنطق "يجب ان يدفع أحدهم الثمن".

وبعد أن أدانت محكمة الأغواط المجموعة، قام اثنان من الذين صدرت في حقهم أحكام غيابية بتسليم أنفسهم، وتعرض اثنان آخران إلى الايقاف. وقال محاميهم نورالدين أحمين لـ الشبكة الأرومتوسطية لحقوق الإنسان وهيومن رايتس ووتش إنهم جميعًا مارسوا حقهم في المطالبة بإعادة المحاكمة، وتم ذلك فعلا، وقامت المحكمة بعد ذلك بتبرئتهم لعدم كفاية الأدلة.

وقال جيلالي بن صافي الدين، أحد المتهمين السبعة عشر الذين صدرت في حقهم أحكامًا غيابية، لـ الشبكة الأرومتوسطية لحقوق الإنسان وهيومن رايتس ووتش إنه لم يشارك في مسيرة
8 يونيو/حزيران، ولم يعلم بالتهم الموجهة إليه، ولم يتسلّم أي استدعاء لحضور المحاكمة. وقرر جيلالي بن صافي الدين، الذي يعمل حارسًا خاصًا، وهو عضو في لجنة الدفاع عن حقوق البطالين في الأغواط، الاختباء لتفادي التعرض إلى الاعتقال.

وفي
30 يونيو/حزيران، تعرض ناشط آخر يُدعى محمد راق إلى الاعتقال قرب منزله في الأغواط، وتم احتجازه على ذمة المحاكمة إلى أن برأته المحكمة في 13 يوليو/تموز.

وتم تحديد جلسة استئناف للأشخاص التسعة الذين أدينوا في
18 يونيو/حزيران ليوم 4 أغسطس/آب المقبل.

وقال عيسى دهب، أحد النشطاء الذين شاركوا في مظاهرة
18 يونيو/حزيران، لـ الشبكة الأرومتوسطية لحقوق الإنسان وهيومن رايتس ووتش، إن ما يقارب 20 شخصًا من منظمات محلية للمجتمع المدني تجمعوا أمام الولاية للاحتجاج على طريقة الحكومة في اختيار المتمتعين بمساكن عمومية.

كما قال إن المجموعة حاولت التحدث إلى العمدة، ولكنه رفض مقابلتهم، فاتجهوا بعد ذلك إلى مقرّ الولاية لمقابلة الوالي، ولكنه أيضًا رفض مقابلتهم. وقال عيسى دهب إن ستة أو سبعة من حراس الولاية اعتدوا على الطاهر يعقوب، ناشط محلي، وضربوه بالهراوات على رأسه، ما تسبب في اشتباكات مع أعوان الحراسة، فجاءت تعزيزات من الشرطة إلى المكان.

كما قال عيسى دهب إن الطاهر يعقوب ذهب مع شخص آخر من المجموعة، اسمه صافي الدين خميساتي، إلى الشرطة لرفع دعوى ضدّ الأعوان الذين قالوا إنهم اعتدوا عليهم بالضرب. وسار خلفهم عيسى دهب بسيارته، وشاهد يعقوب وخميساتي ومتظاهر ثالث اسمه محمد الزيادي يدخلون مركز الشرطة، ولكنه علم بعد وقت قصير أنهم تعرضوا إلى الاحتجاز.

وقال نور الدين أحمين، الذي ينوب جميع المتهمين، إن القضاة اعتمدوا عند إصدار أحكام الإدانة على شهادات أعوان أمن تعرضوا إلى الإصابة بجروح على يد المتظاهرين، وإنه لا توجد أي أدلة على مشاركة أي من المتهمين بشكل مباشر في أي أعمال عنف أو في إلحاق أي أضرار بالممتلكات.

لا يذكر نص الحكم المكتوب أي أدلة تدين المتهمين بشكل فردي. ويكتفي بالإشارة إلى أن
22 عون شرطة رفعوا دعوى وقدّموا شهادات مكتوبة زعموا فيها أنهم تعرضوا إلى العنف على يد متظاهرين. وفي محاكمة 18 يونيو/حزيران، استمع القضاة فقط إلى 3 من أصل 22 شرطيًا، وتحدثوا جميعًا عن الملابسات العامة دون أن يذكروا أي شخص أو يتهمونه بارتكاب أعمال عنف.

ورغم أن عديد المتهمين اعترفوا بالمشاركة في المظاهرة، إلا أنهم أنكروا جميعًا ارتكاب أي أعمال عنف. وذكرت المحكمة في نص الحكم أدلة على وقوع عنف، مثل شهادات أعوان الشرطة والدعاوى التي رفعوها، وصور لشبابيك مهشمة، ومحاضر الإدعاء في ما يتعلق بالأضرار المادية، دون ذكر أي أدلة على تورط أي من المتهمين في أعمال العنف.

إضافة إلى ذلك، قال نورالدين أحمين إن الشرطة لم تحترم الطبيعة العلنية للجلسة، ومنعت نشطاء من دخول قاعة المحكمة. كما قال إن القاعة لم تكن ممتلئة، ولم تكن توجد أي أسباب لمنعهم من حضور المحاكمة.

وقال عيسى دهب لـ الشبكة الأرومتوسطية لحقوق الإنسان وهيومن رايتس ووتش إن الشرطة منعته وأشخاص آخرين من دخول قاعة المحكمة.

يتعارض منع أشخاص معينين من دخول قاعة المحكمة مع المادة
15 من العهد الدولي الخاص بالحقوق المدنية والسياسية التي تنص على "حق كل فرد في أن تكون قضيته محل نظر منصف وعلني من قبل محكمة مختصة حيادية، منشأة بحكم القانون".

وقال
إيريك غولدستين، نائب المدير التنفيذي لقسم الشرق الأوسط وشمال أفريقيا في هيومن رايتس ووتش: "لا يجب الحكم على شخص ما بالسجن فقط لأنه ناشط، ودون تقديم أي أدلة على أنه ارتكب جريمة ما، أو حتى أنه كان قرب مكان وقوعها. كما لا يجب منعه من حضور محاكمة علنية".

لمزيد من تغطية هيومن رايتس ووتش في الجزائر:
http://www.hrw.org/ar/middle-eastn-africa/algeria

لمزيد من المعلومات:
في تونس، آمنة القلالي (الإنجليزية، الفرنسية، العربية): +216-24-485-324 أو +216-536-768-88  (خلوي)، أو guellaa@hrw.org. يُمكن متابعتها على تويتر @aguellaa
في واشنطن، إيريك غولدستين (الفرنسية، الإنجليزية،): +1-917-519-4736 (خلوي)، أو goldstr@hrw.org. ، يُمكن متابعته على تويتر @goldsteinricky
في باريس، جان ماري فاردو (الفرنسية، الانجليزية، البرتغالية): +33-143-595-531، أو +33-645-852-487   (خلوي)، أو fardeaj@hrw.org، يُمكن متابعتها على تويتر @jmf60                      


For Immediate Release

Algeria: Protesters Convicted In Apparently Unfair Trial
No Evidence Presented About Individual Defendants’ Roles 

(Paris, July 29, 2014) – Algerian activists and others convicted on charges of holding an “armed gathering and violence against the police appear to have been convicted after an unfair trial in which they were unable to challenge the evidence against them, the Euro-Mediterranean Human Rights Network (EMHRN) and Human Rights Watch said today. Based on the written judgment, the lower court seems to have centered its verdict on police testimony that did not set out evidence implicating any individual defendants in alleged violence during a demonstration in the southern city of Laghouat on June 8, 2014. 

A court in Laghouat found all 26 defendants guilty on June 18 after a one-day trial, sentencing nine of them to six months in prison and the other 17 in absentia to two years in prison. Most of those convicted in absentia are well-known local activists who denied participating in the demonstration. 

“Courts should be determining individual criminal responsibility and giving each defendant the opportunity to challenge the evidence against them rather than seemingly applying a doctrine of ‘someone must pay,’ ” said Michel Tubiana, EMHRN president. 

After the Laghouat court convicted the group, four of the defendants tried in absentia turned themselves in while two others were arrested. All exercised their right to a new trial, and the court, in separate new trials, acquitted them for lack of evidence, their lawyer, Noureddine Ahmine, told the EMHRN and Human Rights Watch. 

Djilali Ben Safieddine, one of the 17 defendants sentenced in absentia, told EMHRN and Human Rights Watch that he was nowhere near the June 8 protest, had not been informed that he was charged, and never received a summons to appear for the trial. Ben Safieddine, a private security guard and a member of the Defense Committee of the Rights of Unemployed in Laghouat, has avoided arrest and went into hiding.

Another local activist, Mohamed Rag, was arrested on June 30 near his house in Laghouat and placed in pretrial detention pending his retrial. He was acquitted on July 13.

The appeals hearing for the nine sentenced on June 18 is scheduled for August 4. 

Aissa Dahb, an activist who participated in the June 8 protest, told EMHRN and Human Rights Watch that about 20 people from local civil society groups had gathered that day in front of the governorate to protest the way the government selects recipients of public housing units. 

He said the group tried to talk to the mayor, who refused to receive them. The group then went to the headquarters of the governorate to try to meet with the governor, who also refused to meet with them. Dahb said that six or seven security agents guarding the governorate assaulted El Taher Yacoub, one of local activists, clubbing him on the head, leading to clashes with security agents. Afterward, police reinforcements arrived, he said.

Dahb said that following these clashes, Yacoub and another member of the group, Ben Safieddine Khamisati, went to the police to file a complaint against the officers who they said beat them. Dahb followed them in his own car and saw Khamisati, Yacoub, and a third protester, Mohamed Ziyadi, enter the police station. After some time, he learned that they had been arrested.

Ahmine, who is representing all of the accused, said that in reaching the guilty verdict, the judges relied only on statements by security force agents that protesters had injured them. Ahmine said that none of the evidence identified any defendant as directly participating in any act of violence or property damage. 

The written judgment also cites no evidence incriminating the defendants individually. It states that 22 police officers filed complaints and gave written testimony alleging that they were victims of protester violence. During the June 18 hearing, judges heard three police officers out of the 22. They described the general circumstances but did not identify any of the accused as someone who committed a violent act.

Several of the accused admitted participating in the protest but denied they engaged in any act of violence. In its judgment, the court cited the evidence of violence, such as police statements and complaints, photos of broken windows, and the prosecutor’s description of the material damage, but without citing any evidence tying the violence to any of the accused. 

In addition, Ahmine said, police undermined the public nature of the hearing by singling out activists and refusing to allow them into the courtroom. The courtroom was not full, and there was no reason to prevent the activists from attending the trial, Ahmine said. 

Dhab also told EMHRN and Human Rights Watch that the police prevented him and others from entering the courtroom. 

Barring selected people from the courtroom contravenes article 14 of the International Covenant on Civil and Political Rights, which states that “Everyone shall be entitled to a fair and public hearing by a competent, independent and impartial tribunal established by law.”

“Just being an activist without any evidence you committed a crime, or even were near the scene, shouldn’t get you sentenced to prison,” said 
Eric Goldstein, deputy Middle East and North Africa director at Human Rights Watch. “Nor should it get you barred from a public trial.”

For more Human Rights Watch reporting on Algeria, please visit: 
http://www.hrw.org/middle-eastn-africa/algeria

For more information, please contact: 
In Tunis, Amna Guellali (English, French, Arabic): +216-244-853-24; or +216-536-768-88 (mobile); or guellaa@hrw.org. Follow on Twitter @aguellaa
In Washington, DC, Eric Goldstein (English, French): +1-917-519-4736 (mobile); or 
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In Paris, Jean-Marie Fardeau (French, English, Portuguese): +33-143-595-531; or +33-645-852-487 (mobile); or 
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samedi 26 juillet 2014

Litige entre Djilali Mehri et les résidents de l’immeuble 11 Bd de la Soummam: Vers l’externalisation du conflit

La LADDH ( ligue de défense des droits de l’homme) décide de rentrer sur la ligne du conflit opposant les familles résidentes au 11 Bd de la Soummam au richissime homme d’affaires Djilali Mehri. C’est ce qu’a affirmé et expliqué Kaddour Chouicha dans la soirée de vendredi lors d’une conférence de presse, organisée conjointement entre la LADDH et l’association des Résidents du 11 Bd de la Soummam.

Il dira en substance « l’uniquesoummam  » acte dont dispose Djilali Mehri date de 2011Avec quelles pièces «légales» il a réussi à faire expulser des familles des années auparavant ? Et avec quel dossier, il a pu lever des hypothèques dont le montant s’élève à plus de 400 milliards de cts ? Est-ce qu’il y a complicité des Banques ? Bénéficie-t-il de complicité au niveau de la Justice ? Cette affaire est symptomatique du délitement institutionnel et moral que connait l’Algérie ».
Pour ces raisons la LADDH a décidé de s’y intéresser de près et d’apporter son soutien aux familles menacées
d’expulsion »Nous cherchons à faire éclater la vérité et surtout à l’application de la Justice » ajouteraChouicha Kaddour.
Pour sa part, Mourad Ghozali, président de l’association, après avoir annoncé les derniers rebondissements de cette affaire, déclare que son association décide « d’explorer la voie de l’internationalisation de l’affaire d’une part et d’introduire une action en Justice contre le Directeur général des Domaines d’autre part.
« La position de cette direction s’avère fondamentale dans le dénouement de ce conflit », a –t-il expliqué. Dans ce sens, on apprendra que la Justice doit se prononcer le 23 septembre prochain sur la requête introduite par l’association des Résidents pour « annuler » l’acte de propriété de l’immeuble établi en 2011au profit de Mehri. L’ex wali d’Oran a joué un rôle dans l’octroi de cet acte, rappelle-t-on. Concernant leD.G des Domaines, le recul de son
administration, observé tout récemment, « soulève plus d’une interrogations », selon le conférencier. Son dernier courrier, en réponse à la partie poursuivie, note-t-il, « déjuge les constats et les conclusions de son administration d’ORAN, même s’il ne reconnait pas ouvertement la qualité de propriétaire de l’immeuble à la Siffan dont Mehri est le patron. Or, toutes les pièces dont dispose l’association témoigne que La Direction des Domaines s’est refusé à joindre à son patrimoine un immeuble jugé bien vacant que toutes les lois de la République lui autorisent« .
L’autre sujet traité est la décision de l’association de recourir aux « ONG et instances internationales » pour conférer une autre dimension à ce dossier « risquant de s’embourber dans les méandres de la corruption et les passe droits en Algérie ». Ainsi, avec le concours de la LADDH et son réseau de relations à l’international, toutes les voies seront examinées et exploitées. Y compris de porter plainte contre Mehri en France. Aussi, il a été annoncé que déjà certains médias étrangers, notamment français,« commencent à montre de l’intérêt à cette affaire parce qu’elle a un lien à un opérateur touristique propriétaire d’une usine de Pepsi ».
Mieux, ou plus grave, les fonds ayant servi à l’acquisition des équipements de l’usine de Pepsi proviennent de l’hypothèque d’un immeuble appartenant aux Domaines publics et non à la Siffan, entité récemment acquise par Mehri. Pour donner une autre visibilité à cette affaire, il a été annoncé que prochainement, les résidents et leurs familles observeront un sit-in devant le siège de la wilaya. La date de ce rassemblement sera communiquée dans les prochains jours.



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lundi 21 juillet 2014

Laghouat ; Le Paroxysme de l’Arrogance Devient La Loi



Ligue Algérienne pour la défense des droits de l’homme Laghouat
Laghouat ; Le Paroxysme de l’Arrogance Devient La Loi
Ce lundi 21 juillet, les membres de la LADDH de Laghouat en tant que témoins sont outrés et révoltés par ce qui pourrait être appelé le procès des activistes. Ces derniers sont poursuivis suites aux émeutes (8 juin) conséquentes à une distribution de logements. En tout premier lieu, aucun des 15 agents de police sensés constituer la partie civile ne s’est présenté, de l’inédit devenant réalité ce qui reporte le procès au 4 août, faisant  automatiquement augmenter la durée d’incarcération des activistes.
Par ailleurs, au vu et au su du publique constitué en grande partie par les familles des inculpés, l’entrée du tribunal leur a été interdite par des agents de police sous l’injonction du procureur de la république. Ces agents de polices à l’abri de l’uniforme institutionnel de l’Algérie, n’ont pas hésité à leur exprimer ouvertement, et sans aucune retenue, leur mépris par une insolence des plus cynique. De plus, ils se sont permis d’interdire à certains prévenus,  l’accès à l’audience, pour qu’ils soient considérés absents lors du procès. De son côté, le procureur de la république prend le relais en vociférant des menaces à l’encontre de la défense elle-même, constituée par de nombreux avocats bénévoles, qu’il faut saluer car certains des avocats notamment du RADDH reseau d’avocats pour la défense des droits de l’homme se sont déplacés de très loin spécialement pour le procès. Outrepassant toute éthique et toute règle déontologique, le représentant de l’Etat n’a pas hésité à avilir la profession, toujours au nom de la loi. Force est de constater que c’est cette image qui est sensée représenter le mécanisme juridique algérien 52 ans après l’indépendance.
La LADDH, déplore le mode de gestion d’un problème social et national qui est le droit au logement, par la persécution et la répression.
La LADDH condamne avec force ce comportement digne de colonisateurs. Sous l’égide de l’uniforme d’une institution nationale, des hommes armés deviennent dangereux par ce qu’ils sèment l’insécurité chez le citoyen au nom de leurs propres règles qu’ils appliquent en toute impunité.
La LADDH se demande de quelle loi des responsables locaux ont-ils pris le droit d’exercer une telle injustice sur la société civile, nous vivons une situation où il est devenu ordinaire que l’appareil judiciaire soit une menace pour le citoyen.
En fin, la LADDH tient à alerter sur le fait que n’importe quel citoyen vit désormais et totalement à la merci du despotisme exercé par des hommes armés sous couvert d’une loi inique.


Bureau de la  LADDH, Laghouat.
Le président Yacine Zaid
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vendredi 18 juillet 2014

Numidia News : “La diffamation” et “l’insulte” n’ont servi à rien



La chaîne de télévision privée Numidia News qui s’était distinguée depuis son lancement par une hostilité sans précédent à l’encontre de plusieurs personnalités politiques et hommes d’affaires, notamment durant le déroulement de la campagne électorale, vient de fermer définitivement son bureau à Alger. La décision a été prise par le PDG de la chaîne qui a affirmé agir de « son propre gré ».

Numidia News a affirmé la suspension de son activité en Algérie et ce, « jusqu’à nouvel ordre », a déclaré le président-directeur général de cette chaîne, Samer Ryad, à l’APS. Pour le numéro un de cette chaîne de télévision privée de droit suisse, la décision de suspension des activités de la chaîne est intervenue de façon volontaire et temporaire. “C’est en guise de protestation contre les propos et l’attitude du ministre de la Communication à l’encontre de la chaîne que la décision de fermeture a été prise”, a expliqué son PDG à l’APS.
Pour Samer Ryad, les affirmations du ministère de la Communication concernant les aides et publicité institutionnelle réclamées par Numidia News aux autorités publiques “sont de pures mensonges”.  Numidia News “ne souffre pas de problèmes financiers et n’a pas besoin de la publicité institutionnelle”, a tenu à faire savoir le manager de cette chaîne de télévision privée.  Pour prouver la bonne santé financière de sa chaîne, le premier responsable de Numidia News a avancé le fait  qu’elle “a changé de fréquences”.
Le même interlocuteur a déclaré que la chaîne continue à assurer la couverture médiatique des activités de la présidence de la République ainsi que celles du ministère de la Défense nationale. De son côté, le chargé de la communication au ministère de la Communication, Madjid Bekkouche, a fait savoir que Numidia News était plongée dans une sérieuse crise financière et comme “elle voulait être renflouée par la publicité institutionnelle et elle n’a pas obtenu gain de cause, elle a versé dans la diffamation”, a expliqué M. Bekkouche. Il a en outre précisé que le ministère “ne réagira pas” et qu’aucune mesure “ne sera prise” à l’encontre de la chaîne.
Rappelons enfin que cette chaîne de télévision privée s’est distinguée par son soutien inconditionnel au 4e mandat d’Abdelaziz Bouteflika lors de précédente élection présidentielle. Elle a également taillé en pièces tous les opposants au 4e Mandat de Bouteflika en diffusant des programmes insultants et injurieux à l’égard de plusieurs personnalités nationales et acteurs de la société civile engagés en faveur du changement politique en Algérie.

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