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mardi 28 octobre 2014

Deux puissants syndicats autonomes soutiennent les policiers frondeurs



Deux puissantes organisations syndicales, la Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie (CGATA) et le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP), soutiennent l’idée de création d’un syndicat de la police autonome. Si celui-ci venait à voir le jour, ses statuts sont presque prêts grâce à ces deux organisations syndicales, qui en ont d’ores et déjà mis en place un “projet”.
La Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie (CGATA) et le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) ont rendu public un “projet des statuts” destiné au futur syndicat de la police.
Le document, dont nous détenons une copie, est le fruit d’une initiative unilatérale de ces deux organisations syndicales indépendantes, selon les initiateurs de ce projet. “Les policiers veulent créer leur syndicat, et comme ils n’ont pas d’expérience syndicale, nous avons pensé à leur venir en aide dans l’élaboration de leurs statuts. Le document que nous leur proposons contient les grands axes et c’est aux policiers de s’en saisir et le perfectionner, s’ils l’adoptent ben sûr”, explique Yacine Zaïd, syndicaliste et membre de la CGATA. En l’absence de représentants identifiés des policiers “frondeurs”, notre interlocuteur affirment qu”aucun contact ni concertation avec les policiers n’a été entrepris avec eux dans le cadre de l’élaboration de ce projet”. D’ailleurs, rappelle-t-il, l’idée de ce projet avait pris forme “en mars dernier, lors de la journée d’étude sur la conversion du corps de la police de son système militaire à un système civil, organisée conjointement par le Snapap et la LADDH (Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme, ndlr)”.
Ce projet de statuts, proposé par le Snapap et la CGATA, fixe ainsi les missions principales du futur syndicat “indépendant de la police, dont la création a été une des revendications phares des policiers protestataires à l’occasion de leur mouvement de fronde inédit, organisé en milieu du mois en cours. Contenant 21 dispositions, le document balise le terrains aux futurs policiers syndicalistes qui devront œuvrer à “l’instauration d’une institution de sûreté républicaine au service du citoyen et d’un Etat de droit”.
D’après le document, les policiers syndicalistes auront la charge de lutter pour avoir “un cadre juridique” leur permettant d’exercer leur activité syndicale de manière indépendante. Pour ce faire, une révision des lois cadres régissant ce corps de sécurité y est suggérée. Les syndicalistes devront également lutter pour acquérir notamment le droit à l’activité syndicale et associative sans droit de grève ainsi qu’à la participation aux manifestations (citoyennes), outre que politiques, en dehors des horaires de service. Le document consacre la lutte syndicale pour le droit du policier à la sécurité, à la protection de sa vie personnelle, au voyage, au libre choix de son (sa) conjoint(e), à la liberté de culte sans s’exposer à des mesures disciplinaires, à être associé dans la prise de décision concernant sa carrière professionnelle. Il y est suggéré également des mesures de subordination de l’intervention des policiers à des dispositions réglementaires claires au lieu des instructions orales.
Outre ces dispositions, le document contient également d’autres droits à acquérir, relatifs à l’améliorations de la formation et des conditions de travail des policiers.


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Le CCTA écrit à M. l’Ambassadeur d’Algérie en France, au sujet des documents à présenter pour rentrer en Algérie

Monsieur l’Ambassadeur d’Algérie en France, Un compatriote vous a interpellé sur les documents à présenter obligatoirement pour se rendre en Algérie. Malheureusement, votre réponse est étonnante. D’après votre réponse, les ressortissants algériens résidents en France se rendant en Algérie, doivent être munis obligatoirement soit :
- d’un passeport algérien et d’un titre de séjour ou d’une Carte nationale d’Identité Française :
Ou – d’un passeport français revêtu d’un visa d’entrée sur le territoire algérien, délivré par le consulat du lieu de résidence.
La question qui se pose est : Pourquoi on peut entrer en France avec un passeport algérien et une pièce d’identité française. Cependant, on ne peut pas entrer en Algérie avec un passeport français et une pièce d’identité algérienne ?
Cela nous rappelle le dicton « L’entrée au Hammam n’est pas comme sa sortie ». Sachez que les consulats algériens en France sont dépassés, voir même débordés, face à la demande des ressortissants algériens, notamment les renouvellements des passeports biométriques.
D’après certains consuls, ce n’est pas dû à une mauvaise gestion, ni un manque de professionnalisme, le problème vient plutôt de « la petite surface des consulats » et du « manque de civisme des ressortissants algériens ». Or, ces mêmes algériens ont des dossiers à la Préfecture, à la Mairie, à la CAF, etc. … mais, ils n’ont jamais été obligés de se lever très tôt pour demander un document et pourtant certaines de ces institutions françaises leurs donnent de l’argent.
Nous sommes en 2014, au moment où les français demandent plusieurs documents (acte de naissance, extrait de mariage, etc.) par internet et les reçoivent chez eux par courrier postal, les japonais ont développé des bornes de délivrance de passeports, tandis que les algériens font la queue à 04h du matin et passent toute la journée de samedi au consulat pour obtenir un simple document …
Partout dans le mode, notre administration, est visiblement fidèle aux pratiques des années SOUK EL-FELAH. Nous vous invitons, vous et un des journalistes « Tout va bien » du Canal Algérie, de faire un tour un samedi à 04h du matin aux consulats de Paris, Bobigny, Vitry-sur-Seine, etc. pour constater de vous-même que les algériens galèrent dans la ville lumière!
A titre d’exemple : Consulat de Paris : http://youtu.be/9m9zzw8uBa4
Consulat de Nanterre : http://youtu.be/rOZ6mj7JVqg
Consulat de Bobigny :http://youtu.be/ZfSU_2Xuyyw
http://youtu.be/m_5_nX1UJFo
Consulat de Vitry : http://youtu.be/uOnBilRDkuk
Qu’attendez-vous pour trouver des solutions radicales et durables à ce problème et aux autres problèmes de la communauté algérienne ?
Si les consuls algériens et leurs fonctionnaires « importés » de l’Algérie ne sont pas capables d’assurer leurs missions, déléguez la tâche aux cadres algériens exilés/nés à l’étranger, à moins que vous les réservez uniquement pour le football ? Et si vous préférez la main d’œuvre étrangère, ramenez-nous des consuls chinois ou plutôt japonais ou allemands, connus par leur rigueur et professionnalisme.
Nous profitons de courriel pour vous solliciter de remettre, à nouveau, la liste des 7 revendications urgentes de la diaspora algérienne au Ministre des Transports, Monsieur Amar Ghoul.
Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur l’Ambassadeur, l’expression de nos sentiments distingués. Une copie envoyée à : – Ministre algérien des affaires étrangères, – Députés algériens, – Médias,

Algérie1
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lundi 27 octobre 2014

Le parquet de Milan demande la collaboration d’Alger L’enquête se recentre sur Chakib Khelil


La justice italienne, pour qui les liens entre Chakib Khelil et l’ancien patron de l’Eni, Scaroni, sont désormais évidents, relancera les auditions début novembre et sollicite la collaboration de son homolgue algérienne pour la suite de l’enquête.

Rome
De notre correspondante

Le sort de l’ancien administrateur délégué de l’ENI, Paolo Scaroni, et celui de l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, sont scellés. Les juges milanais sont convaincus qu’une grande partie de l’argent versé aux Algériens a été récupéré par l’ancien patron de l’ENI.       D’anciens dirigeants de Saipem seront interrogés probablement le 3 novembre prochain.
Les magistrats du pôle anticorruption ont lancé huit commissions rogatoires adressées aux autorités des pays suivants : Algérie, Suisse, Luxembourg, Abu Dhabi, Liban, France, Hong Kong et Singapour. Les investigateurs italiens sont certains que la société-écran Pearls Partners, appartenant au neveu de l’ancien ministre des Affaires étrangères Mohamed Bedjaoui, n’était en réalité qu’une caisse noire par laquelle transitait l’argent des pots-de-vin généreusement versés par les dirigeants de Saipem (la filiale dont l’ENI détient la majorité des actions) aux responsables de Sonatrach et aux fonctionnaires algériens, entre 2007 et 2010, pour décrocher sept contrats d’une valeur totale de 11 milliards d’euros.
Ces sommes faramineuses, estimées à 198 millions d’euros, ne seraient, selon l’enquête, qu’un trésor caché que l’ancien n°1 de l’ENI aurait dissimulé dans différents paradis fiscaux pour pouvoir le récupérer par le biais d’un fonds privé, The Paolo Scaroni Trust. C’est cet organisme financier directement lié à Scaroni, à son épouse et à ses descendants, qui intéresse les enquêteurs. Les juges Fabio De Pasquale, Giordano Baggio et Isidoro Palma ont présenté, la semaine dernière, une demande au juge chargé de l’enquête préliminaire, Alfonsa Ferraro, pour les autoriser à interroger deux anciens dirigeants de Saipem, Pietro Varone (directeur des opérations) et Tullio Orsi (ancien directeur de Saipem pour l’Algérie). Des interrogatoires qui seront retenus comme preuves lors du procès.
7 dirigeants de l’ENI poursuivis pour corruption
Rappelons que sept dirigeants de l’ENI et de Saipem sont poursuivis pour le délit de corruption internationale ainsi que le groupe pétrolier ENI (Ente Nazionale Idrocarburi) et Saipem. Scaroni, qui a été écarté de la gestion de l’ENI après presque une décennie durant laquelle il aurait savamment préparé le futur de sa famille et de ses proches grâce aux pots-de-vin encaissés par des subterfuges complexes et difficilement traçables, est au centre de l’enquête du tribunal de Milan. Les magistrats du pôle anticorruption ne donnent qu’une importance relative au rôle du golden boy algérien Farid Bedjaoui, trop inexpérimenté, selon eux, pour gérer les centaines de millions d’euros qui ont transité entre les mains des dirigeants de l’ENI et ceux de Sonatrach durant la décennie passée.
En fait, Bedjaoui ne serait qu’un «transporteur» de fonds qui aurait prêté son nom et celui de ses collaborateurs pour aider deux gros prédateurs rompus aux mécanismes financiers complexes qui permettent de cacher des fortunes aux quatre coins du monde. Il s’agit de Scaroni et Chakib Khelil. L’ancien patron de l’ENI se serait servi de son trust, fondé en 1996 en Grande-Bretagne, pour placer dans des investissements sûrs le capital détourné. Les fonds ayant transité par ce trust ont ensuite bénéficié d’une loi d’amnistie fiscale que le gouvernement Berlusconi, homme politique très proche de Scaroni, avait promulguée, ce qui a permis à l’ancien n°1 de l’ENI de rapatrier un gros patrimoine financier non déclaré en payant une taxe dérisoire d’à peine 7%. Cet argent blanchi a été réinvesti dans une société immobilière, Cortina SRL, qui appartient à 100% à Scaroni, selon ce que le quotidien économique Sole 24 Ore indique.
Scaroni et khelil : Les cerveaux de l’affaire
Cette même agence appartenait au trust Scaroni, au moins jusqu’en 2008. Les avocats de l’ancien patron de l’ENI ont souligné que ce fonds a été alimenté par les rémunérations dont Scaroni a bénéficié durant les années où il travaillait à l’étranger. Alors, pourquoi ce trust a-t-il été fondé et avait son siège dans le paradis fiscal de l’île de Guernesey, dans le canal de la Manche, pour être ensuite transféré aux Etats-Unis, se demandent les enquêteurs. Rappelons que c’est grâce aux confessions de Pietro Varone, dirigeant de Saipem, que l’on en sait plus sur le scandale Sonatrach-Saipem. Ce dernier avait accusé Scaroni d’être le cerveau de cette opération de mégacorruption. Pour se défendre, l’ancien patron de l’ENI avait affirmé ne pas connaître Varone et s’était dit «fier d’avoir obtenu son licenciement».
Mais, en avril dernier, un tribunal italien a déclaré abusif son licenciement et a condamner Saipem à l’indemniser avec la rondelette somme de 1,2 million d’euros.Scaroni a-t-il voulu faire porter le chapeau à Varone, comme Chakib Khelil veut le faire porter à Farid Bedjaoui ? En attendant de trouver une réponse à cette question, les juges milanais comptent beaucoup sur la collaboration des autorités internationales interpellées, surtout les algériennes.
Ces dernières vont-elles autoriser les juges du tribunal d’Alger à communiquer à leurs homologues italiens les informations dont ils disposent ? Un véritable test de crédibilité pour l’Algérie, qui permettra de jauger la sincérité et le sérieux du gouvernement algérien dans la lutte contre la corruption.


Nacéra Benali Elwatan
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Alors que le cours du baril de pétrole a encore enregistré un recul hier Des économistes évoquent le manque de prévoyance du gouvernement

Le cours du baril de pétrole affichait 81,30 dollars, hier dimanche, dans la matinée, soit un recul de 0,73% par rapport à la veille (samedi). Alors que le ministre des Finances, Mohamed Djellab certifiait, il y a quelques jours à l’APN, qu’«il n’y a pas le feu», l’économiste Abdelmadjid Attar, pense qu’avec un baril en dessous des 90 dollars, l’Algérie entamera l’année 2015 sur un grand déséquilibre budgétaire. L’analyste financier, Ferhat Aït Ali, estime quant à lui, que l’Algérie aurait dû commencer à s’inquiéter il y a deux ans.

Mehdi Mehenni - Alger (Le Soir)
Sur la question de savoir à quel moment et à quel seuil de la baisse du prix du pétrole l’Algérie devrait s’inquiéter, Abdelmadjid Attar pense que le gouvernement aurait dû le faire il y a bien longtemps. «Pour le deuxième semestre 2014, le seuil sera moyennement en dessous des 90 dollars le baril. Ce qui affectera les recettes et la fiscalité pétrolière, avec déficit de la balance de paiement et alimentation insignifiante du fond de régulation. En parallèle, les prévisions budgétaires de l’Algérie sont supérieures à celles de 2014. Si la tendance baissière persiste, cela va créer un grand déséquilibre budgétaire. L’Algérie sera ainsi confrontée à de sérieux problèmes…», explique-t-il.
Lors de la présentation du projet de la loi de finances 2015, à l’APN, le ministre des Finances avait certifié qu’«il n’y a pas le feu ». Abdelmadjid Attar suppose que Mohamed Djellab parle de l’exercice de l’année 2015. Car, selon lui, «pour l’année en cours les jeux sont faits, et le bilan financier sera forcément négatif». C’est ce qui l’amènera à dire : «Le problème c’est que le politique analyse la tendance du marché pétrolier au vu des bouleversements géopolitiques, avec, entre autres, ce qui se passe en Ukraine, au Nigeria, en Irak et en Syrie. Mais de nos jours, ce sont les bouleversements économiques qui influent véritablement, à l’exemple de la crise, la récession et l’absence de reprise de développement économique en Occident. On consomme de moins en moins, en Europe et en Asie, avec parallèlement le développement des énergies renouvelables dans certains pays clients potentiels». En un mot, pour Abdelmadjid Attar : «Il y a vraiment de quoi s’inquiéter».

«L’Algérie finance sa disparition en tant que nation depuis 10 ans»
Sur le même chapitre, l’analyste financier, Ferhat Aït Ali, estime que «l’Algérie aurait dû commencer à s’inquiéter il y a deux ans». Se voulant plus explicite, il affirme que «les effets baissiers étaient déjà prévisibles en 2012, à partir du moment où les Etats-Unis approchaient l’autosuffisance énergétique qu’ils ont aujourd’hui atteinte». Selon lui, c’était «à partir du moment où les Etats-Unis investissaient à perte sur les hydrocarbures non conventionnels pour arriver à ce résultat».
Tout en regrettant que les autorités algériennes agissent quand la catastrophe est là, il rappelle : «J’ai personnellement donné l’alerte en avril 2013 sur les ondes de la radio nationale. La baisse des cours pétroliers était alors imminente. Le danger, selon l’analyse de Ferhat Aït Ali, persiste dans le fait qu’«en 2004, l’Algérie arrivait à équilibrer ses dépenses budgétaires (fonctionnement, équipement), avec des recettes pétrolières de 24 milliards de dollars. Aujourd’hui, nous n’arrivons pas à équilibrer ces mêmes dépenses avec des recettes de 52 milliards de dollars». Il précise, à ce propos : «rien que pour le fonctionnement de l’année 2013, l’Algérie a dépensé 65 milliards de dollars. Pour l’exercice de l’année 2014, le budget a augmenté de 27,16%. Il faut dire, qu’à la base, la structure du budget de fonctionnement est économiquement suicidaire. Nous avons 40 milliards de dollars de salaires, pour une fonction publique économiquement improductive. 20 milliards de dollars de subventions qui, au bout du compte, profitent au producteur étranger. Une économie qui ne produit pas et qui, parallèlement, subventionne la production d’autrui, quelque soient ses revenus (en hausse ou en baisse), creuse forcément sa tombe». L’inquiétude est d’autant plus justifiée, poursuit-t-il, lorsque «nous savons que l’Algérie dispose d’une seule source de revenus que nous ne contrôlons, ni en amont ni en aval. En même temps, nous avons plusieurs sources de dépenses qui enregistrent d’année en année une tendance haussière».
Ce constat ne prête pas l’analyste financier à des mots doux : «Qu’ils prennent conscience et surtout leurs responsabilités, car depuis dix ans, nous finançons notre disparition en tant que nation. En 2014, un drapeau, une fanfare et une Constitution ne font pas une nation. La sécurité institutionnelle telle qu’elle est perçue par les pays développés est avant tout économique». Il cite, d’ailleurs, un exemple édifiant : «Une enveloppe de 3 milliards de dollars a été allouée au secteur de l’agriculture en 2013. Cet argent est logiquement injecté pour la croissance du secteur. Hors, 800 milliards de dollars sont dépensés rien que par l’Onil, pour subventionner la poudre de lait, c'est-à-dire les éleveurs de vaches laitières, notamment français et hollandais. Ceci, en plus des consommateurs des pays voisins que nous subventionnons à travers la contrebande».
Enfin, les deux lectures des spécialistes de l’économie et des finances se rejoignent au moins sur un fait : «le gouvernement algérien manque de prévoyance». 

M. M.LE SOIR D’ALGÉRIE
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vendredi 24 octobre 2014

Octobre, grand retour du doute et rayon vert du prix Nobel (opinion)

La spectaculaire fronde des policiers algériens annonce un nouveau cycle d’arbitrages budgétaires les prochains mois : Et rien n’indique qu’il se fera au profit de la rationalité qu’invoque la conjoncture. Bien au contraire. Un microcycle économique de quatre ans vient de se boucler. L’Algérie est symboliquement revenue à l’avant-Printemps arabe en quelques mois. Quatrième mandat autoritaire et dilution des effets de la redistribution accélérée de l’année 2011. Petit rappel. Fin décembre 2010, le général-major Hamel a annoncé publiquement, non sans une pointe de fierté, une augmentation de salaire de 50% pour les policiers. L’annonce tombe à pic, les URS – maintien de l’ordre public – sont confrontés dès la semaine suivante à la plus importante vague d’émeutes dans le pays depuis le Printemps noir de Kabylie, en 2001.
La colère des jeunes déclassés des banlieues populaires des grandes villes du pays est largement braquée contre les policiers. Leur augmentation de salaire est mal passée chez les chômeurs. Sous la pression, le gouvernement décide que les jeunes émeutiers ont réagi à la hausse du prix de l’huile et du sucre à cause de la lutte contre l’informel. Et lâche toutes les vannes de la subvention et de l’aide directe (Ansej). Les marges de manœuvre budgétaires le permettaient alors, après un gros rebond des exportations énergétiques en 2010. Ce n’est plus le cas en 2014. Résumons-nous. Un nouveau cycle de pressions sociales à impact politique se dessine cet automne, quatre ans après la grosse alerte du Printemps arabe et des émeutes de janvier 2011. La fronde des policiers en est une préfiguration alarmante. La recette qui a marché en 2011 — l’arrosage budgétaire — est, aujourd’hui, aventureuse sur le plan de la comptabilité nationale.
Les cours du brut continuent de descendre, les volumes de gaz manquent, les coûts d’importation ne désenflent pas, la fiscalité hors hydrocarbures n’émerge pas. C’est pourtant cette recette de 2011 qui est déjà enclenchée avec la réponse favorable aux revendications des policiers. Grand bien leur fasse. Il y a sans doute des économies à réaliser dans d’autres dépenses publiques pour rendre soutenable une nouvelle hausse des salaires. Personne n’est en mesure, politiquement, de suggérer ce plan d’économie habile. Ou un quelconque retour à la rationalité. Ni Bouteflika, ni Sellal, ni Yousfi. Conséquence : le mouvement des policiers est bien parti pour rentrer sans doute dans l’histoire comme celui qui aura accéléré le choc. Celui de l’économie algérienne avec l’iceberg qui se rapproche sur son inflexible trajectoire.

La semaine n’était pas bonne : Et pas seulement à cause de la promesse de nouveaux dérapages dans les dépenses de fonctionnement de l’Etat algérien. Pas seulement parce que les signes les plus redoutables continuent de venir de la conjoncture économique mondiale. Symbole de la séquence doute qui s’installe à nouveau, le mini-krach boursier mondial de mercredi et jeudi derniers. La chute des cours était bien sûr plus forte sur les places européennes. Une perte de 3 à 4% des capitalisations boursières en deux jours de Madrid à Francfort en passant par Paris et Londres. C’est là que se lit, depuis la crise souveraine de 2010-2012, l’avenir de la mondialisation capitaliste.
Les investisseurs ont décidé de sortir du marché des actions au bout de sept semaines de rentrée économique et sociale chargées de mauvaises nouvelles. Certes, la prévision de croissance mondiale pour 2014 est encore supérieure à 3%. Mais tout se passe en dehors du monde riche. Qui n’a pas fini de payer la facture des 30 années de croissance molle tirée par le crédit facile. Le doute est donc de retour. Il fallait s’y attendre. Ces deux dernières années, le redressement américain a été porté par un dispositif d’aide à l’activité sans précédent dans l’histoire, le QE, «quantitative easy», qui faisait de la Reserve Bank une machine à refinancer le système bancaire et l’investissement à raison de 80 milliards de dollars par mois.
La machine s’arrête après avoir réduit son débit. Et, de partout, les marchés se réveillent brutalement pour dire qu’ils ne sont pas guéris. Toujours «addict» aux taux d’intérêt proche de zéro et au jet d’eau fédéral. En réalité, la purge n’est pas terminée. Mme Merkel l’a rappelé sèchement, jeudi dernier, aggravant la déprime boursière. L’heure n’est pas encore venue de réduire l’étau sur les déficits publics en Europe. La relance attendra. Dans un monde où les moteurs se nivellent par le toussotement. La Chine ralentit, les émergents se replient, la reprise américaine est fragile. Ce monde en convalescence depuis cinq ans ressemble à un patient suspecté d’avoir contracté le virus Ebola. Il fait peur. Pas de panique. Il faut juste le comprendre.

Jean Tirole, prix Nobel d’économie 2014, n’est pas algérien. Mais son école, celle de Toulouse, va venir en Algérie :  C’est la bonne nouvelle de la semaine. L’Algérie est bien orientée dans son partenariat universitaire. Son ministère de l’Industrie a fait appel, en décembre 2013, à la Toulouse School of Economics (TSE) pour l’accompagner, dans le cadre de la coopération Algérie-France, pour créer une Ecole nationale d’économie industrielle (ENEI). Heureux hasard ? Le président de la TSE est le tout frais lauréat du prix Nobel d’économie 2014. Jean Tirole est un académicien au long cours qui a fait de l’étude du fonctionnement des marchés et de leur régulation son domaine d’expertise. Il travaille en particulier sur l’économie industrielle. Il a réussi à construire un îlot d’excellence à Toulouse avec la TSE, au point d’être recommandé par son gouvernement dans les partenariats internationaux comme celui qui lie, sur le plan universitaire, Alger à Paris depuis plusieurs années. L’ENEI est positionnée pour former des cadres des secteurs public et privé et de l’administration liés aux problématiques d’économie industrielle. Le protocole d’accord ne dit pas si Jean Tirole viendra y donner des cours de temps à autre. Les prix Nobel ne courent pas les estrades à Alger.

MaghrebEmergent
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Ma chronologie deuxième partie


« Prévoir, vaux mieux que guérir »
Retour un peu en arrière.
Si vous êtes arrivé à ce moment de votre lecture, vous vous dites peut-être mais qu'est-ce qu'il veut celui là, mais ou il veut en venir ?
C’est simple, j'ai décidé de raconter ma vie.
C'est vrai qu’il est difficile pour quelqu’un comme moi avec une scolarité très médiocre, j' ai quitté l’école très tôt pour allez m’aventurer dans les chantiers, de trouver les mots, le vocabulaire pour m'exprimer comme je l’entend. D'un autre coté c’est mieux que de ressembler à beaucoup d’intellectuel que je connais et qui suivent les instructions d’un abruti d’officier de la DRS qui n'a même pas eu son bac, bref.
J'ai toujours été très impressionné par les intellectuels.
Je vais vous raconter une histoire qui m'a beaucoup marquée.
En 1994 j'atterris dans une multinationale, je rencontre quelqu’un dont je ne me rappelle même pas le nom, il était de Sidi Bel Abbes, c’était un soudeur homologue, à l'époque je croyais que c'était un grand intellectuel, un septuagénaire intellectuel parce qu’il parlait correctement le français. Une fois lors d’une soirée arrosée dans sa chambre, on était en train de prendre quelques verres, j'étais attentif à tout ce qu’il disait, quand une phrase sortie de sa bouche, c' était comme une claque, Pouff, Waww .. . « Prévoir, me dit-il, vaux mieux que guérir »...une phrase magique, je ne l'avais jamais entendue, elle m'a saoulée, il faut dire que je l'étais déjà pas mal ce soir là.
J’ai passer beaucoup de temps après, dans les chantiers, justement, à frimer avec cette phrase magique, chaque fois quand je la prononçais, je prenais mon souffle, que tout le monde se taise, le sage parle : « Dans la vie, prévoir c'est mieux que guérir ». Je lui donnais tellement de temps pour la prononcer que j'espérais que tout ceux qui m'écoutaient devaient vraiment penser la même chose : « c’est fou comme ce jeune est intellectuel... ». Jusqu’au jour où, tout seul dans ma chambre, je réfléchissait à tout et à rien, et là, je me rappelle de ces mots magiques, et pour la première fois, j’ai pensé à les traduire en arabe, ce n’était pas compliquer, mais cette traduction allait pour moi devenir une autre claque, « prévoir mieux que guérir...Elwikaya kheiron mina el3ilage ». Oupss c’est quoi ce délire ? Mais je la connaissais depuis que j’étais gosse cette phrase, on nous l’apprenait même a l’école, pourquoi alors penser que c’était si magique ???
Mon grand regret c'est d’avoir quitté l’école très tôt, j’avais besoin, énormément besoin de m’instruire, mais sur les chantiers, c’est pas vraiment le meilleur endroit, on apprend pas le vocabulaire, on apprend l’étape suivante, l’expérience. J'ai raté cette marche alors qu'elle me devenait plus que nécessaire quand j'ai commencé à me mêler de ce qui me regardait.
Après cette histoire, j'ai profité d'un moment de sablage, comme on dit à Hassi-Messaoud de quelqu'un au chômage, pour me remettre les idées en place et j'ai commencé à travailler pour une autre multinationale, elle s’appelait Schloumberger. Mais avant d'être recruté je devais passer par un autre monstre que « les expatriés », c'est ainsi que l'on appelle les patrons étrangers : les sous traitants. J'allais apprendre à les connaître.
Mon premier sous traitant c'était la GSF, Gardiennage et sécurité financière, elle appartenait aux deux fils de l'ex divisionnaires de la sureté nationale, Beloucif Ali et Nait Abdelazziz,. Ils me payaient , à l'époque pour 12heures de travail par jour la moitié de ce que je gagnais10 ans auparavant, sans assurance, sans prise en charge, 15 000DA par mois, dans une enveloppe, il fallait juste signer un papier.
L’esclavagisme... !! Non l’esclavagisme dans le sud algérien c’était la spécialité des multinationales mais ce monstre avait un autre nom, je ne sais pas quoi, je ne sais pas comment le définir, je dirais seulement qu’ils étaient nos nouveaux maîtres.
Ce Karim Beloucif, le fils de Ali Beloucif, patron de cette boite (GSF), venait faire la ronde avec son chauffeur le soir, dans sa Mercedes, avec un joint dans la main, El anabi, comme en disait, un gros joint, ivre il nous regardait comme si nous étions des bêtes. Cela vous touche, on avait l’impression de ne pas mériter nos corps d'humains, car un corps humain normalement c’est humain, il a des sentiments, un esprit et je ne sais quoi d’autre.
Cinq années dans cette boîte ça m' a seulement appris à être rabaissé, à me sentir un moins que rien, un homme inférieur à la personnalité indigne de vivre.
Puis j'ai continué ma vie ailleurs, et donc comme je vous l'ai déjà dit, me voilà après cette première expérience employé dans une autre multinationale comme responsable de la sécurité.
Je ne manquais de rien, c’est vrai, mais j’avais envie de faire quelque chose d'autre que d'apprendre à me taire devant tant d'injustices, je crée un syndicat, deux mois après je suis suspendu, et là c’est le début d’une nouvelle ère pour moi, c’était en 2007.
Et, vous savez quoi ? en l'espace de deux mois, je perd ma mère qui est en fait grand mère mais qui pour moi est ma mère, je suis suspendu de mon travail, je suis poursuivi en justice, je divorce, et je recommence à fumer.
Je crée un petit commerce à Laghouat, je vis dans ma boutique.... et quoi d’autres ?...en deux mois, perdre sa mère, suspendu, divorcé, poursuivi en justice...et surtout, vivre dans une arrière boutique, le temps ne passe pas vite dans ces moments là. J'ai pleuré hhhhh, je ne faisais que ça, je pleurais le soir comme un gamin, tout le temps, tous les soirs, je me lamentais mais qu'est ce qui t'a pris foutu Yacine ? et ça durait tous les jours.
Je ne lâche pas, je crée un Blog, et je lance une campagne contre cette multinationale en diffusant des informations sur les pratiques de cette dernière, des vidéos, des photos qui dénoncent les conditions de travail et d’hébergement des travailleurs, et à chaque publication, un huissier de justice vient frapper, quelques jours après, à ma porte pour me soumettre une convocation en justice, « diffamation sur Internet », je ne savais même pas que ça pouvait exister, sinon je n’aurais jamais osé.
Mais bon, c'est fait c'est fait, et vous savez quoi ? toute la semaine, c’est le stress, à chaque moment j’attend qu’un huissier vienne frapper à ma porte, ou plutôt à mon garage. La seule journée où je me sentais tranquille, c’était le jeudi, nous étions encore avec l’ancien week-end, car je savais que le vendredi personne ne viendra frapper à ma porte, et me remettre une convocation en justice.
Justice, justice, justice....vous savez, la première fois que je me suis retrouvé devant la justice attaquée par cette multinationale, j’ai été devant le juge souriant, oui, vraiment, souriant, tête levée, et je pensais vraiment que ce juge allait me dire : « Qu’elle aille au Diable cette multinationale, mon fils, tu es chez toi, au Diable la diffamation, tu n'as fait que défendre les droits des travailleurs », oupss, 10 000 da d’amende, la première fois. « Wach, quoi encore toi ? » 230 000 da d'amende et trois mois de prison avec sursis, « encore ? matehchemche enta, tu n'as pas honte toi ? » 80 000 da d'amende et trois moi avec sursis, et encore et encore et encore, au même point, avec cette justice, la justice de mon pays.
J’ai même été poursuivi pour la même affaire deux fois de suite avec le même numéro de dossier, cette fois ci j'avais eu gain de cause, et c'était le procureur qui avait fait appel, oui le procureur, pas la multinationale !
Je gagne en appel et huit mois plus tard, je suis de nouveau convoqué... pour la même affaire, même dossier, même numéro. Le jour du procès mon avocat vient dire au juge : « mais monsieur le juge, cette affaire a déjà été jugée et mon client a gagné ce procès. » Imperturbable le juge lui répond : « Maâliche, cela ne fait rien » et de reporter encore une fois l'affaire « jusqu'à ce que la victime soit présente... »
Là, j'avoue que m'a tête à beuguée. Mais la victime c'est moiiiiiiiii !
Et de me demander : « je suis dans le bon sens ou je suis en train de déconner, dérailler ???
Aller/retour. De Laghouat jusqu'à Hassi-Messaoud 1000 kilomètres, trois, quatre fois par mois, et encore, cela ne finit jamais, jamais, plainte après plainte. Et puis zut, je vais encore tenir combien de temps ?...je ne suis plus sûr de rien...je vis avec ça et j'attends, j'attends. C'est quoi à votre avis les sentiments d'un homme qui a tout perdu, dans des moments pareils, tout perdu...et pourquoi ? Il doute de tout mais surtout de lui même.
Bon disons que cela arrive, ça arrive à beaucoup de gens ce genre d'histoire ! A l'époque, mes sentiments étaient différents de ceux d'aujourd'hui, car maintenant je me dis : mais c'est géniale cette histoire, j'ai vécu tout ça et j'ai tout supporté ! Mais au moment des faits c'était pas les mêmes sentiments. J'ai souffert, vous savez quand vous avez une boule de colère que vous sentez habiter dans votre ventre, je me disais tout le temps mais ce n'est pas possible que je puisse supporté encore plus cet horrible cauchemar, comment en finir avec tout ça ???????? comment en finir ????
Un héros comme je le disais au début ne pourra jamais avoir ce sentiment, ce serait lâche de sa part !!!! Je n'étais pas un héros.
Tout le monde se fout de mon histoire, j’envoie plus de 500 e mail par jour, presse, organisations syndicales, j’évite de parler de l’UGTA et de Sidi Saïd, ça me donne envie de vomir.. bon, j'ai été le voir trois fois, parce qu’il était patron de mon syndicat d’affiliation, à chaque rencontre il me disait, « t’inquiètes pas Yacine, elle se prend pour qui cette boite de merde ? je vais te montrer de quoi nous somme capables. » En sortant de chez lui, j’appelais les rares amis qui me restaient dans cette multinationale : « Héyooo, les amis, c’est bon, Sidi Saïd Abdelmadjid que je viens de rencontrer, personnellement, vient de me dire, c’est bon, ils sont foutus »... Beuf, un mois, deux, rien ne se passe, les poursuites continuent, je reviens, je reviens encore le voir, la quatrième fois, je fais 400KM de Laghouat à Alger à la centrale syndicale de l’UGTA, Place du 1er mai, Sidi Saïd est là devant moi, entourés de ses gardes du corps, il me sourit, il attend que j'aille vers lui, je suis incapable de bouger, il va alors pour sortir de sa voiture blindée, je reste scotché à quelques mètres de lui, subitement j'ai honte de moi...honte d'aller vers luije le regarde fixement bien dans les yeux et je m'en vais, c’est qu’un petit CON de menteur, je venais de le comprendre !
Mais bon, comprendre ne veut pas dire que c’est fini !
Encore et encore que de la souffrance...imaginez qu’une fois, je fais 400Km de Laghouat à Alger, et c’est très loin 400 Km de Laghouat à Alger avec cette route de merde, de 11 heures du soir à 6 heures du matin, je suis a El Kharouba, je faisais ce trajet une fois par semaine, chaque semaine pendant des années, de 2007 a 2010, pour allez voir les partis politique, genre Louisa Hanoune, les médias avec Tahar Djaout, pour allez pleurer, supplier qu’ils m’aident, et le lendemain, je reste éveillé jusqu’à 3heures du matin pour voir s’il y a une publication dans n’importe quel journal, mais rien.
Et, je restais là à la gare d'El Kharouba, je ne sais plus où aller, je prends un café, et une heure après je repars chez moi. 800 kilomètres aller/retour, juste pour allez visiter la gare d'El Kharouba, je vous jure que ça m'est déjà arrivé !
Perdu. Je suis perdu jusqu’au jour où je reçois un mail d'un correspondant d’un site américaine qui s’appelait LabourStart, mon correspondant s’appelle Andy Funnel.
Je ne suis plus seul.
A.F est français, et il travaille aussi pour le syndicat CFDT-HTR, c’est a dire CFDT hôtellerie et restauration, voila la première réaction, le premier soutien que je viens de recevoir :
Bonjour,
Je suis le correspondant de LabourStart en France. Vous avez écrit à mon
camarade, Eric Lee, qui m'a transmis le courriel pensant que vous seriez
plus à l'aise pour vous exprimer en français.
Il se trouve que je suis adhérent du syndicat CFDT Hôtellerie Tourisme
Restauration à Paris.
http://www.cfdt-htr.org
Je connais très bien (.....je ne peux même pas citer son nom, je vais vous expliquerais plus tard pourquoi) et ses pratiques. J'ai lu votre blog
(http://yacinezaid.wordpress.com/2007/09/) et son comportement en
Algérie me semble à peu près conforme à ce que l'on voit ailleurs.
Comment peut-on vous aider? Je vois deux possibilités :
1)
Vous pouvez solliciter une campagne en ligne sur LabourStart, il
faudrait le faire officiellement au nom de votre syndicat en utilisant
cette page :
http://www.labourstart.org/newcampaign.php
C'est en anglais ! N'hésitez pas à le remplir en français, mes camarades
reviendront vers moi.
Pour vous aider, voici les renseignements à fournir - dans l'ordre, du
haut en bas)
Votre prénom et nom
Votre pays
Votre syndicat
Votre titre dans le syndicat
Votre adresse e-mail
Votre numéro de téléphone
Votre identifiant Skype (si vous avez un)
(Ensuite, les grandes cases)
Un court résumé des circonstances entourant votre demande (deux
paragraphes maxi)
Le message que vous souhaitez envoyer à votre employeur/gouvernement (en
une paragraphe)
Les adresses e-mail cibles (c'est-à-dire les gens qu'on va inonder de
courriels) + celle de votre syndicat si vous voulez recevoir des copies
(ça peut être intéressant de créer un compte exprès)
et enfin,
L'adresse de votre site internet.
Attention : les demandes sont examinées en commission avant de les
lancer, ce qui peut prendre quelques jours. Vous serez informé si votre
demande est acceptée ou refusée. Nous sommes tous des syndicalistes mais
nous agissons indépendamment des organisations. La demande doit
impérativement être faite par un syndicat (personne morale) avec sa
pleine autorisation, nous n'acceptons pas de demande de particuliers.
2)
Nous pouvons diffuser vos informations sur LabourStart. Elles sont
parfois reprises par des sites syndicaux (voir des journaux).
Pourriez-vous me fournir d'autres informations circonstancielles ?
- Nom du directeur opérationnel, sa nationalité
- Est-il le seul à agir ainsi ou incite-t-il la hiérarchie à tenir le
même comportement ?
- Votre âge, vos charges de famille,
- Nom de votre lieu de travail
- nom et activité de l'employeur qui sous-traite à ESS
- Depuis combien de temps y travaillez-vous ?
- Nombre de syndiqués dans votre section/syndicat (maintenant/au plus
fort du combat)
- Avez vous des photos qui peuvent illustrer l'information ?
Je sais que tout cela peut paraître superflu et inessentiel mais c'est
cela qui accroche les lecteurs.
En tout cas, rassurez-vous, vous n'êtes pas seul !
- Andy
Je ne suis plus seul....
Mais je n'ai pas de syndicat d'affiliation, et ce n'est pas l’UGTA qui m'a déjà lâché qui va intervenir pour moi internationalement en plus, c’est ce même syndicat dont le secrétaire régional de Ouargla envoyait un fax à 10 heures du soir à cette multinationale pour lui dire : « c’est bon, vous avez un problème avec votre section syndicale, il est réglé l’UGTA vient de la geler... » a 07H du matin, en me reveil de ma chambre, Yacine, plie tes bagages, tu est suspondu..
Heureusement qu'il existe encore des syndicalistes dans ce pays, en 2009, le 25 avril je reçois un email de Rachid Malaoui, président du Snapap.
INVITATION
A
MONSIEUR Yacine Zaid
Dans le cadre de la célébration de la journée mondiale du travail l’Intersyndicale Autonome de la Fonction Publique organise un meeting le 30 avril 2009 à 14 heures, sous le thème de :
-Non aux atteintes aux libertés syndicales et pour le Soutien aux syndicalistes réprimes pour activité syndicale (suspension, licenciement et poursuite en justice) et pour un geste de solidarité active
- Pour la défense du pouvoir d’achat.
Pour la commémoration de ce 1er mai le SNAPAP invite tous les militants :
- A Participer au meeting du 30 avril 2009 à partir de 13 heures à la maison des syndicats.
- Au Rassemblement qui se déroulera le matin du 1mai 2009.
La présence de tous est indispensable pour le succès de ce rassemblement.
Salutations syndicales Le président du SNAPAP
Alger le 25/04/2009
RACHID MALAOUI
Adresse :
Rue el oued cité bel aire 2eme étage
ex glaciaire , commune bâche djerrah
طريق الواد حي بيلير الطابق الثاني بلدية باش جراح
Je me présente le jour dit, on m’attendait. Sans aller dans les détails, quand j’ai pris la parole, la salle, toute la salle était en larme, imaginer, quelqu’un qui n’attendait que ça !
Beaucoup disait, je voyais ça sur leurs lèvres, « mais c’est pas possible que ça puisse exister de telles conditions dans ce pays... ». C’était la première fois pour moi et la première fois pour eux , pour tous ceux présents dans la salle d'apprendre ce qui se passait vraiment dans le sud du pays !
Allezzzzzzz, maintenant c’est bon, le lendemain toute la presse en parle, je fais même la Une de plusieurs journaux, je ne suis plus seul.
Ça commence à changer pour moi, mes connards d’ex boss sont grillés partout, les procès qui suivront, les uns derrière les autres, ne sont plus les mêmes, ce n'est plus comme avant quand ils rentraient au tribunal bras dessus bras dessous avec les procureurs et les juges de Hassi- MMessaoud. WACHE DAHOM YEKHALTOU FI DJEDI ?
Le Snapap confirme au LabourStart qu’elle s’engage à faire la campagne internationale de soutien en son nom, un syndicat auquel je ne suis même pas affilié, et le monde entier, enfin je veux dire des syndicats du monde entier, découvre Yacine Zaïd.
Les événement s’accélère, l’organisation international UITA (l’union international des travailleurs de l’alimentations) entre en contact avec moi, il dépose plainte à l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques
) à Londres, et cette foutue multinationale, tous ses boss se retrouvent à LONDRES devant moi à la même table.
« EKHTINA, fous nous la paix et dis nous ce que tu veux ? », ils me disent maintenant.
Dommage que j’ai signé un accord de confidentialité, je ne peux même pas citer le nom de leur compagnie, mais bon, tout le monde la connais, surtout mes ami(e)s les journalistes.
Au final, j’ai pas vraiment eu tout ce que je voulais, un certain moment, ils m'ont tout proposer, tous ce que tu veux...tout...mais moi la seule chose qui comptait c'était d'être réintégré dans mon poste, c'est tout ce qui comptait, comme ça, par principe.
Mais comme entre temps, comme je vous l'ai déjà dit, j'avais adhéré à la Ligue, j'étais devenu un opposant hhhh, je suis vraiment incroyable, je m’attaque à la DRS maintenant, aux généraux, et j’adhère à la CNCD, la ccordination pour le changement et la démocracie, , et je suis devenu un homme redouté, donc pas question pour ces messieurs que je remette les pieds à Hassi- MessaoudMessaoud ; ils ont peur que je leur foute la merde.
Et....au moment où mes boss allaient signer l’accord pour ma réintégration, la multinationale reçoit des menaces de la part des autorités algériennes, « Si vous réintégrer Yacine Zaïd ( je suis devenu quelqu'un d'intolérable à Hassi- Messaoud, c'est a dire sur un territoire de mon pays...TEHAHNA), vous foutrez le camp de l’Algérie », donc le projet de ma réintégration avorte mais je reçois des indemnisations, et je suis recruté par l’UITA, une organisation syndicale internationale pour laquelle je travaille maintenant comme représentant dans la région MENA, Afrique du nord et Moyen -Orient.
Vous savez pourquoi ils refusent que je retourne à Hassi-Messaoud ? parce qu' après notre création d'une section syndicale dans une multinationale, l’unique dans son genre depuis les années 60, un mouvement ouvrier est sorti de la terre de Hassi, des centaines de travailleurs se sont mobilisés à leur tour à l' IMAI, SWACO, WETHERFORD, WESTERN ATLAS...oupsss, il fallait que mon exemple serve de leçon, d'avertissement pour tous ceux qui prétendraient à l'avenir relever leurs têtes d'esclaves.
Dans tous les cas, vous reconnaîtrez que c'est pas mal pour un novice en syndicat de foutre comme ça la zone dans le poulailler de la poule aux œufs d'or noir, leur trésor, leurs magouilles et leurs manigances, je suis le grain de sable dans le désert.
Et maintenant, en plus, j'ai trouvé un boulot, je travaille pour l'une des organisations internationales les plus grandes au monde, ahahah, je trouve juste quelques problèmes à expliquer ma fonction maintenant inscrite sur mon passeport à la Police des frontières chaque fois que je voyage ! C'est quoi UITA ? puis c’est quoi MENA ? EHHHHHHH
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++A suivre..............
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mercredi 22 octobre 2014

Reprise de la protestation des policiers des URS

Les agents des Unités républicaines de sécurité ont décidé de reprendre leur mouvement de protestation, apprend-t-on ce soir de sources sûres. A Alger, de nombreux agents des unités antiémeutes ont refusé de se positionner dans les barrages. Selon nos sources, cette reprise de la protesta a été provoquée par des information faisant état de la révocation des policiers ayant mené le mouvement la semaine dernière et à la non-prise en charge par les autorités de l’ensemble des points inscrits dans la plate-forme de revendications.

T.H. Imapact24

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Novembre, sans liberté c’est pas novembre !

Onzième mois de l’année et le seul qui manque dans le calendrier de ce pays, le dernier mois fêté et le père de l’âpre vérité. Que sont devenus novembre, sa vaillante révolution et son lourd sacrifice ? Le mois préféré des héros et le butin de guerre des traîtres, en novembre l’histoire se coupe en deux, ceux qui l’ont faite accoucher et ceux qui ont volé la progéniture, ceux qui portaient les bandoulières et ceux qui les attendaient linceuls sur les épaules. Novembre, l’histoire de quelques hommes, d’une puissance  et un destin, d’une bande de lâches, d’un refuge et d’un festin, le chapeau bas de son siècle et le déshonneur de la semaine d’après.
Novembre se souvient, regrette et s’indigne, il y a le novembre du serment et des paroles qui se tiennent, et le novembre qu’on chante pour étouffer les autres mois. Le novembre du peuple, des maquis et des armes, et aussi celui des salons, des frontières et des méfaits de guerre. Il y a le novembre de la fierté et celui qui nous empêche d’en avoir, le novembre des galettes chaudes à partager et le novembre des richesses de pauvres a spolier, celui qui enfanté les martyrs et celui qui fait régner les dictatures. Oui ! Deux novembres, l’un à fêter les larmes aux yeux et un autre à regretter en retenant les larmes, le novembre qui est allé chercher la mort pour faire triompher la vie et celui qui pour une vie nous condamne à mort. Novembre n’a jamais été  un mois, une date ou un caprice de sablier, c’est un hymne, un serment et une vertu, Novembre n’a pas de larmes, ni de repos ni de regrets, un novembre ça dure toute une vie, pas une chanson mais un chant infini de lutte de liberté. Les premiers ont fait novembre et les seconds vivent parce que novembre a été, ceux qui de leurs sangs ont libéré les leurs et ceux qui par le sang nous privent de liberté. Le novembre que me raconte ma grande mère et celui que je crains pour mon enfant, le novembre terre d’espoir et le novembre cimetière des autres saisons.
 Il faut un autre novembre pour libérer novembre, celui qui donnera à l’indépendance la liberté qui va avec, celui qui bâtira et ne se contentera pas des portraits, un autre novembre libéré de juillet, une seconde nuit humide et pluvieuse qui invitera le soleil a jamais, d’autres femmes et hommes, le même serment et toujours le même pays, d’autres luttes, autre temps et l’histoire a l’arrêt. Novembre se souvient, il a le même regard même s’il a vieilli, il a le même espoir même s’il ne le crie plus, il y croit comme il a toujours cru, il sait que sans liberté il ne reviendra pas à la vie, que sans honneurs il se fera oublié. Il attend, confiant, le sourire de la misère il l’a déjà connu, il sait qu’il sera là le jour où tous les autres mois ne suffiront plus, il sait que le miracle est l’enfant de la volonté, il sait que c’est possible quand on y croit plus.
Allah yerham echouhada.

Sidali Kouidri Filali
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Les deux tiers du parlement ont boycotté le projet de loi de finances 2015 Un député indépendant plonge l’APN dans l’embarras

Les deux tiers du Parlement ont boycotté par leur absence, hier, le débat autour du projet de loi de finances 2015. Du tiers présent, un député indépendant est sorti du lot pour descendre en flammes le président de la Chambre basse, le gouvernement et le premier magistrat du pays.

Mehdi Mehenni - Alger (Le Soir)
Ambiance morose hier, à l’hémicycle Zighoud-Youcef. Le débat autour de la loi de finances 2015 ne semble pas inspirer beaucoup de parlementaires.
Les deux tiers de la Chambre basse ont, en effet, brillé par leur absence. «Même des membres de la commission de finances de l’APN ne sont pas venus», affirme un député de la wilaya de Naâma.
La séance a débuté à 14h30 et les interventions des représentants du peuple ont suivi une heure après. C’est alors qu’un député indépendant de la wilaya de Mila et ex-maire de Chelghoum-Laïd, prend la parole : «Pouvons-nous imaginer un pays tel que l’Algérie, fonctionner sans président de la République, et le Parlement trouve le moyen de débattre de projets de lois, que le pouvoir exécutif ne prend même pas la peine de veiller à leur exécution ?»
Panique. Confusion. Un silence assourdissant règne dans la salle. Les ministres du gouvernement Sellal, pour la plupart présents, restent immobiles sur leurs fauteuils.
Leurs visages ne laissent échapper aucune expression. C’est l’embarras pour le président de l’APN, Larbi Ould Khelifa. Mais l’ambiance est plutôt propice pour Zekad Habib de poursuivre son procès : «Une institution sécuritaire se révolte et le Parlement ne se réunit pas ? Un Parlement qui est devenu la risée de la société algérienne, vu son incapacité à discuter des événements et de l’actualité brûlante du pays... Devant cette situation, j’ai décidé de ne plus débattre d’aucun projet de loi et de ne plus reconnaître ce même Parlement.»
Le député indépendant de Mila avance d’autres arguments : «Comment discuter d’un projet de loi alors que le président de l’APN a refusé la proposition de 100 députés pour débattre du fléau de la corruption dans le pays ? Comment le faire face à un gouvernement et des ministres qui, en plus de ne pas reconnaître le Parlement, le méprisent ? Et dire que certains de nos confrères jouent des coudes pour prendre des photos avec eux…
Mais c’est Larbi Ould Khelifa qui nous a mis dans cette situation, puisqu’il est plus proche du gouvernement que de l’APN qu’il préside.»
Enfin, Zekad Habib, qui a juré que dorénavant ses interventions ne seront centrées que sur les questions essentielles qui préoccupent les citoyens, a laissé glisser cette phrase assassine : «Comment débattre d’un projet de loi, alors que nous ne demandons même pas après un Président – élu en principe par le peuple – qui dirige le pays par procuration ?» 


M. M.Le Soir D'Algérie
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lundi 20 octobre 2014

Corruptions : Riadh Ben Aïssa, ancien vice-président de SNC-Lavalin, extradé de Genève vers Montréal Alger le laisse filer

La nouvelle est tombée mercredi dernier 15 octobre 2014 : un ex-vice-président de SNC-Lavalin, Riadh Ben Aïssa, accusé notamment d’avoir orchestré le versement d’un pot-de-vin afin d’obtenir des contrats à Montréal au Canada — dont le Centre universitaire de santé McGill à Montréal (CUSM) — est détenu depuis quelques jours par la Sûreté du Québec (SQ), suite à son extradition par les autorités suisses. Mais Riadh Ben Aïssa, comme évoqué à plusieurs reprises dans ces colonnes depuis 2011, est impliqué aussi dans les affaires SNC-Lavalin en Libye, en Tunisie et en Algérie (une des affaires Farid Bédjaoui).
Détenu en Suisse depuis 2012, la justice algérienne n’a jamais voulu auditionner Riadh Ben Aïssa, malgré la disponibilité dans ce sens des magistrats de Genève.
L’Unité permanente anticorruption (Upac) de Montréal a annoncé mercredi 15 octobre 2014 que les autorités suisses avaient procédé à l’extradition de Riadh Ben Aïssa et qu’il était arrivé au Québec au cours de la journée. L’ancien employé de la firme d’ingénierie montréalaise devrait bientôt comparaître pour répondre à 16 chefs d’accusation, dont fraude, complot pour fraude, fraude envers le gouvernement et fabrication de faux en lien avec le dossier du CUSM. Riadh Ben Aïssa aurait facilité le versement d’une somme de 22,5 millions de dollars qui aurait permis à SNC-Lavalin de remporter le contrat visant la construction de ce nouveau centre hospitalier de 1,3 milliard de dollars. Des accusations avaient été déposées contre lui relativement à ce dossier en février 2013. Ben Aïssa était détenu en Suisse depuis 2012 sous des soupçons de versement de pots-de-vin par SNC-Lavalin pour obtenir des milliards de dollars de contrats, ainsi que de généreuses commissions, en Libye sous le régime Kadhafi.
Faute d’intérêt de la part d’Alger, la justice suisse n’a pas traité avec Riadh Ben Aïssa des affaires SNC-Lavalin en Algérie. Au début de ce mois d’octobre, après avoir été reconnu coupable en Suisse de corruption d’un agent public étranger, de gestion déloyale et de blanchiment d’argent dans l’affaire des pots-de-vin versés contre des contrats en Libye, il avait écopé d’une peine d’emprisonnement de trois ans en plus de devoir rembourser environ 16 millions de dollars à SNC-Lavalin. L’ex-vice-président de SNC-Lavalin a déjà passé deux ans et demi derrière les barreaux dans l’attente de ce procès. Les actions, l’appartement à Paris et les comptes bancaires en Suisse de Ben Aïssa ont été saisis. SNC-Lavalin, en tant que «victime» dans cette affaire, recevra 14 millions de dollars provenant de la confiscation de ces biens. La multinationale touchera également 2 millions qui lui seront restitués directement par Ben Aïssa à partir du compte en banque de son épouse.
Etrange décision judiciaire qui disculpe SNC-Lavalin et lui attribue un statut de victime : l’acte d’accusation ne conclut pas que la firme elle-même était au courant des agissements de son vice-président.
Dans le montant de ces confiscations de «biens mal acquis» par Riadh Ben Aïssa, il y a certainement des rétro-commissions qu’il se serait octroyées suite à des marchés dont a bénéficié SNC-Lavalin en Algérie.
Un acte d’accusation de 100 pages !
Les juges du Tribunal pénal fédéral de Bellinzone en Suisse — dans un acte d’accusation de près de 100 pages, daté du 30 juillet 2014 et dont Le Soir d’Algérie détient une copie — ont toutefois acquitté l’ex-vice-président de SNC-Lavalin de faits survenus avant octobre 2007, notamment de blanchiment d’argent, en raison du délai de prescription. Ben Aïssa a aussi été acquitté d’avoir corrompu Slim Chiboub, le gendre de l’ancien dictateur tunisien Ben Ali. Les juges ont indiqué que les sommes payées à Slim Chiboub n’ont pas influé sur les contrats en Libye. Selon la GRC, SNC-Lavalin aurait versé 5,9 millions de dollars à Chiboub par l’entremise de compagnies mises sur pied par Riadh Ben Aïssa.
Les juges suisses ont qualifié les actes de Ben Aïssa de graves, mus par un désir d’enrichissement illégitime. Cependant, comme celui-ci n’a pas d’antécédents judiciaires, ils estiment que son pronostic de réhabilitation est favorable.
L’ancien vice-président de SNC-Lavalin devra par ailleurs retourner en prison s’il commet d’ici deux ans un autre des actes pour lesquels il a été accusé. En fait Riadh Ben Aïssa a bénéficié d’une certaine clémence de la part des juges de Genève, pour avoir reconnu les faits qui lui étaient reprochés et pour avoir collaboré à la procédure judiciaire, et ce, en échange d’une entente.
Le dossier suisse montre aussi que le supérieur de Ben Aïssa à SNC-Lavalin jusqu’en 2006, l’Égyptien Sami Bebawi, réfugié à Dubaï — un «ami» de l’Algérie, impliqué aussi dans la plupart des contrats de SNC-Lavalin avec Alger ­— aurait touché des millions de dollars selon une entente visant à partager à parts égales les sommes détournées.
Malgré tout, les procureurs concluent «qu’il n’est pas clair de savoir dans quelle mesure le groupe SNC-Lavalin avait conscience que les versements que Riadh Ben Aïssa opérait lui bénéficiaient personnellement».
Il «négocie» la protection de sa famille !
Selon l’ancien journaliste d’enquête de la Radio télévision suisse, Yves Steiner, qui a suivi cette affaire au cours des deux dernières années, la justice suisse compte sur la justice canadienne pour déposer d’éventuelles accusations contre SNC-Lavalin : «On sent que les procureurs suisses ont rapidement envie de boucler cette affaire-là parce qu’il y a une telle masse de choses à traiter et qu’ils estiment que le Canada doit aussi faire une partie du boulot. La justice suisse s’est concentrée sur Riadh Ben Aïssa, sur l’avocat qui a participé au schéma de blanchiment d’argent avec M. Ben Aïssa. Maintenant le reste de l’affaire c’est au Canada et au Québec que ça doit se faire.» La justice suisse a saisi des millions en immeubles et en argent dans des comptes en Suisse.
Toutefois, toujours selon l’acte d’accusation, et tel que rapporté par la journaliste Anne Panaluk de Radio Canada, Riadh Ben Aïssa a exigé et obtenu des juges suisses comme conditions essentielles à sa reconnaissance de culpabilité que la résidence de plusieurs millions où habite son épouse à Monaco, ainsi qu’un compte en banque contenant plusieurs millions qu’elle détient à l’Arab Bank (Switzerland) à Genève, soient exclus des biens qui seront confisqués par la justice au terme de cette affaire.
Son extradition au Canada (Riadh Ben Aïssa, d’origine tunisienne, a la nationalité canadienne), après avoir été jugé en Suisse, condamné et après y avoir purgé sa peine, épargnera probablement à Riadh Ben Aïssa d’autres ennuis judiciaires, d’autant plus que les autorités politiques canadiennes et SNC-Lavalin veulent enterrer définitivement cette affaire : d’importants intérêts diplomatiques, économiques et financiers (avec l’Algérie notamment) sont en jeu. Ce qui convient parfaitement aux autorités algériennes. Ce qui explique qu’Alger ait laissé filer Riadh Ben Aïssa. On efface tout et on recommence…
Djilali Hadjadj in Le Soir d’Algérie 20/10/2014
Rappel
Son arrestation en Suisse en avril 2012
Pour rappel, l’ancien vice-président à la division construction de la firme montréalaise d’ingénierie SNC-Lavalin, Riadh Ben Aïssa — qui avait démissionné en février 2012 — avait été arrêté et emprisonné en Suisse en avril 2012. L’ancien haut dirigeant de SNC-Lavalin était soupçonné de corruption, d’escroquerie et de blanchiment d’argent, en lien avec des «affaires conclues» en Afrique du Nord, avait affirmé une porte-parole du ministère public de la Confédération suisse. Les autorités de la ville de Berne avaient déclaré qu’elles détenaient Riadh Ben Aïssa, qui a la double nationalité canadienne et tunisienne, depuis la mi-avril.
La Gendarmerie royale canadienne (GRC) avait mené une perquisition au siège social de SNC-Lavalin à Montréal, à la demande des autorités suisses qui enquêtaient sur cette affaire depuis mai 2011. En février 2012, Riadh Ben Aïssa, ex-patron de SNC-Lavalin en Afrique du Nord, a démissionné de la firme montréalaise après 27 ans de service, de même que son collègue Stéphane Roy, vice-président aux finances de la division construction, dans la foulée de révélations troublantes concernant les liens que la firme entretenait avec la famille de l’ex-dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi.
Ce que nous écrivions dans Le Soir d’Algérie du 25 février 2013
Comment devrait réagir le gouvernement algérien (ce qu’il n’a pas fait)
L’Algérie doit s’associer aux enquêtes menées dans les pays qui enquêtent déjà sur SNC-Lavalin (Canada, Suisse et Italie), et le gouvernement au plus haut niveau doit rapidement sortir de son silence et annoncer sa volonté politique de faciliter toutes les enquêtes sur SNC- Lavalin en Algérie, volonté qui doit se traduire par des mesures concrètes portées à la connaissance de l’opinion publique.
Des instruments internationaux (Convention de l’OCDE, Convention des Nations unies, conventions bilatérales en matière d’entraide judiciaire) existent pour permettre cette coopération judiciaire internationale et des enquêtes conjointes. Pour rappel, la Suisse, l’Italie et le Canada sont tous signataires de la Convention de 1997 de l’OCDE, Convention anti-corruption dans les transactions commerciales internationales et, à ce titre, sont tous engagés à appliquer des lois qui interdisent aux entreprises de payer des pots-de-vin à des gouvernements étrangers. Mais le Canada n’est pas un bon élève de cette convention : très peu d’affaires de corruption ont été initiées par la justice depuis l’entrée en vigueur de cet instrument en 1999 !
Se doter d’un nouveau et plus efficace dispositif anti-corruption
Le gouvernement algérien doit aussi diligenter au plan interne une très large enquête qui commencerait par l’audit de tous les marchés attribués ces dernières années à SNC-Lavalin : en auditionnant notamment l’ensemble des dirigeants des entreprises algériennes, publiques et privées, co-contractantes et sous-traitantes de ces marchés ; en auditionnant les ministres de tutelle de ces entreprises publiques ; en auditionnant le président et les membres de la Commission nationale des marchés publics ayant annulé en 2010 et en 2011 certaines attributions provisoires de marchés au profit de SNC-Lavalin ; en auditionnant les dirigeants de SNC-Lavalin en Algérie et en prenant sans plus tarder des mesures conservatoires à leur encontre, mesures à l’effet de faciliter l’enquête judiciaire ; et aussi, en auditionnant les responsables des sociétés d’audit et les commissaires aux comptes des entreprises publiques cocontractantes de marchés au profit de SNC-Lavalin. Malgré le fait que l’Algérie savait que ces 10 dernières années SNC-Lavalin avait été régulièrement éclaboussée un peu partout dans le monde par des affaires de corruption (voir plus haut article du Soir), le gouvernement avait continué à attribuer d’importants marchés à cette firme pour un montant dépassant 6 milliards de dollars !
A court terme, l’Algérie doit se doter d’un nouveau et plus efficace dispositif — législatif, réglementaire, institutionnel et humain — de prévention et de lutte contre la corruption : l’actuel dispositif (dont il faut faire le bilan), inachevé et toujours en cours d’installation depuis 2006, a montré toutes ses limites et ses nombreuses insuffisances. Le nouveau dispositif doit être élaboré dans la plus large concertation et s’inspirer totalement des instruments internationaux en vigueur, notamment la Convention des Nations unies de 2003 contre la corruption, convention ratifiée par l’Algérie et qui en a fait un très mauvais usage.
D. H.
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Publié le 16 octobre 2014 à 17h42
| Mis à jour le 16 octobre 2014 à 17h42
SNC-Lavalin: Riadh Ben Aïssa comparaît sous des accusations multiples
La Presse Canadienne
Un ex-vice-président de SNC-Lavalin, Riadh Ben Aïssa, a comparu jeudi au palais de justice de Montréal sous une kyrielle d’accusations reliées au versement d’un pot-de-vin afin d’obtenir le contrat du Centre universitaire de santé McGill à Montréal (CUSM).
Ben Aïssa a été extradé par les autorités suisses, mercredi, et remis entre les mains de l’Unité permanente anticorruption (UPAC).
Il demeurera détenu en attendant la tenue de son enquête sur remise en liberté provisoire, qui a été fixée à mardi prochain, le 21 octobre.
L’ancien employé de la firme d’ingénierie montréalaise fait face à 16 chefs d’accusation, notamment de fraude, complot pour fraude, corruption, fabrication et utilisation de faux en lien avec le dossier du CUSM.
Riadh Ben Aïssa aurait facilité le versement d’une somme de 22,5 millions $ afin de permettre à SNC-Lavalin de remporter le contrat visant la construction de ce nouveau centre hospitalier de 1,3 milliard $. Les accusations à son endroit avaient été déposées en février 2013.
Pierre Duhaime, l’ex-président et chef de la direction de SNC-Lavalin, et d’autres ex-vice-présidents ont également été arrêtés par l’UPAC dans le cadre du projet Lauréat.
Toujours détenu au Panama, Arthur Porter, l’ex-directeur général du CUSM, conteste son extradition vers le Canada, alors que sa femme, Pamela, est toujours en attente de son procès à Montréal.
Ben Aïssa était détenu en Suisse depuis 2012 sous des soupçons de versement de pots-de-vin par SNC-Lavalin pour obtenir des milliards de dollars de contrats – ainsi que de généreuses commissions – en Libye sous le régime Kadhafi.
Au début du mois, il avait écopé d’une peine d’emprisonnement de trois ans en plus de devoir rembourser environ 16 millions $ à SNC-Lavalin

DZACTIVISTE
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dimanche 19 octobre 2014

Témoignage poignant d'un policier révoqué qui dénonce la "Hogra"

Ahmed, inspecteur dans les renseignements généraux de la police, a été licencié dans les années 2000. Il dénonce la "Hogra" au sein de la police. Témoignage poignant, recueilli par Fella Bouredji, journaliste à El Watan.

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Jeu de chaises musicales à la DGSN

D’importants changements au sein de la Direction générale de la Sûreté nationale  sont annoncés. Après la mise fin de fonctions du Chef de la Sûreté de la wilaya d’Alger décidé samedi  le général-major Abdelghani Hamel devrait limoger d’autres hauts responsables de son institution.

L’heure des règlements de comptes a sonné au 01 Boulevard Ouanouri. Après une semaine de tensions provoquées par le mouvement de protestation les agents des Unités républicaines de sécurité, le patron de la police est passé à l’action. Première victime : Noureddine Boufellaga,  désormais ex-Chef de la Sûreté de la wilaya d’Alger. A sa place, Abdelghani Hamel a nommé Noureddine Berachdi,  numéro 2 de la SWA, en qualité d’intérimaire. Fin de mission également pour l’Inspecteur général de la DGSN, Mohamed Houalef. Considéré comme proche du « Major », Houalef est le premier officier de la police algérienne à être nommé au grade de contrôleur de police. Autre décision prise samedi, la « résurrection » de l’état-major de la Sûreté  de la wilaya d’Alger avec à sa tête le commissaire divisionnaire Lyes Berroui. Cet officier était le premier responsable de cette structure de coordination opérationnelle créée sous l’ère de Ali Tounsi. Quelque temps après son installation, son successeur l’avait supprimé de l’organigramme de la DGSN.
DRG, DURS, DRH…
Des sources proches du ministère de l’Intérieur annoncent de nouveaux départs au sein de cette institution. Sur la liste figurerait le nom de Rabah Boussena, le Directeur des renseignements généraux. « Les Renseignements généraux auraient dû alerter la Direction générale au sujet du mouvement de protestation dans les Unités républicaines de sécurité. L’ampleur de ce mouvement et les actions menées par les protestataires indiquent que les RG n’avaient absolument rien vu venir », soulignent nos sources pour expliquer le départ du responsable de ce service très sensible. Un changement est également attendu à la tête de la Direction des Unités Républicaines de sécurité. Dénoncé par ses hommes lors des sit-in de la Présidence de la République et du Palais du Gouvernement, Lakhdar Dhimi est donné partant. En fait, les causes seraient maintenant d’ordre médical puisque Dhimi a été victime d’un malaise la semaine dernière. Il serait toujours hospitalisé à la clinique des Glycines. Autre limogeage probable, celui de Mohamed Benirat, le Directeur des ressources humaines de la DGSN. Lieutenant-colonel de la Gendarmerie, il avait rejoint Abdelghani Hamel quelques semaines après son installation à Bab el Oued. Une information fait état d’une inspection du ministère de l’Intérieur dépêchée dans son service.
Hamel renforcé ?  
Cette série de nominations-limogeages soulève des interrogations. La plus évidente étant de savoir si c’est réellement le général-major Abdelghani Hamel qui est derrière ces décisions. Si c’est le cas, cela signifie qu’il restera à son poste et que le « chahut de policiers » de la semaine dernière n’aura aucun effet sur la suite de sa carrière. Mais certains indices indiquent que le « Major » est en perte de vitesse. Lors de la rencontre organisée au siège de la Présidence entre le Premier ministre et les représentants des protestataires, ces derniers ont fait d’innombrables informations sur le comportement du chef de la police. Selon des témoins, Abdelmalek Sellal s’est montré particulièrement indigné. Le lendemain, Abdelaziz Bouteflika- qui n’a dit mot sur cette grave crise- recevait le vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’ANP, le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah. La désignation d’un officier supérieur de l’armée et d’un officier de la Gendarmerie pour superviser le redéploiement des services de sécurité à Ghardaïa est un message clair à l’adresse de Abdelghani Hamel. Défaillante a plus d’un titre, l’institution qu’il dirige est passés en un week-end de donneur d’ordre à simple exécutant. Reste  maintenant à savoir si le général-major Hamel aura toujours sa place dans ce jeu de chaises musicales. Cela dépendra bien évidement de la stratégie du chef d’orchestre.

Tarek Hafid Impact24
 
 
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