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lundi 20 octobre 2014

Corruptions : Riadh Ben Aïssa, ancien vice-président de SNC-Lavalin, extradé de Genève vers Montréal Alger le laisse filer

La nouvelle est tombée mercredi dernier 15 octobre 2014 : un ex-vice-président de SNC-Lavalin, Riadh Ben Aïssa, accusé notamment d’avoir orchestré le versement d’un pot-de-vin afin d’obtenir des contrats à Montréal au Canada — dont le Centre universitaire de santé McGill à Montréal (CUSM) — est détenu depuis quelques jours par la Sûreté du Québec (SQ), suite à son extradition par les autorités suisses. Mais Riadh Ben Aïssa, comme évoqué à plusieurs reprises dans ces colonnes depuis 2011, est impliqué aussi dans les affaires SNC-Lavalin en Libye, en Tunisie et en Algérie (une des affaires Farid Bédjaoui).
Détenu en Suisse depuis 2012, la justice algérienne n’a jamais voulu auditionner Riadh Ben Aïssa, malgré la disponibilité dans ce sens des magistrats de Genève.
L’Unité permanente anticorruption (Upac) de Montréal a annoncé mercredi 15 octobre 2014 que les autorités suisses avaient procédé à l’extradition de Riadh Ben Aïssa et qu’il était arrivé au Québec au cours de la journée. L’ancien employé de la firme d’ingénierie montréalaise devrait bientôt comparaître pour répondre à 16 chefs d’accusation, dont fraude, complot pour fraude, fraude envers le gouvernement et fabrication de faux en lien avec le dossier du CUSM. Riadh Ben Aïssa aurait facilité le versement d’une somme de 22,5 millions de dollars qui aurait permis à SNC-Lavalin de remporter le contrat visant la construction de ce nouveau centre hospitalier de 1,3 milliard de dollars. Des accusations avaient été déposées contre lui relativement à ce dossier en février 2013. Ben Aïssa était détenu en Suisse depuis 2012 sous des soupçons de versement de pots-de-vin par SNC-Lavalin pour obtenir des milliards de dollars de contrats, ainsi que de généreuses commissions, en Libye sous le régime Kadhafi.
Faute d’intérêt de la part d’Alger, la justice suisse n’a pas traité avec Riadh Ben Aïssa des affaires SNC-Lavalin en Algérie. Au début de ce mois d’octobre, après avoir été reconnu coupable en Suisse de corruption d’un agent public étranger, de gestion déloyale et de blanchiment d’argent dans l’affaire des pots-de-vin versés contre des contrats en Libye, il avait écopé d’une peine d’emprisonnement de trois ans en plus de devoir rembourser environ 16 millions de dollars à SNC-Lavalin. L’ex-vice-président de SNC-Lavalin a déjà passé deux ans et demi derrière les barreaux dans l’attente de ce procès. Les actions, l’appartement à Paris et les comptes bancaires en Suisse de Ben Aïssa ont été saisis. SNC-Lavalin, en tant que «victime» dans cette affaire, recevra 14 millions de dollars provenant de la confiscation de ces biens. La multinationale touchera également 2 millions qui lui seront restitués directement par Ben Aïssa à partir du compte en banque de son épouse.
Etrange décision judiciaire qui disculpe SNC-Lavalin et lui attribue un statut de victime : l’acte d’accusation ne conclut pas que la firme elle-même était au courant des agissements de son vice-président.
Dans le montant de ces confiscations de «biens mal acquis» par Riadh Ben Aïssa, il y a certainement des rétro-commissions qu’il se serait octroyées suite à des marchés dont a bénéficié SNC-Lavalin en Algérie.
Un acte d’accusation de 100 pages !
Les juges du Tribunal pénal fédéral de Bellinzone en Suisse — dans un acte d’accusation de près de 100 pages, daté du 30 juillet 2014 et dont Le Soir d’Algérie détient une copie — ont toutefois acquitté l’ex-vice-président de SNC-Lavalin de faits survenus avant octobre 2007, notamment de blanchiment d’argent, en raison du délai de prescription. Ben Aïssa a aussi été acquitté d’avoir corrompu Slim Chiboub, le gendre de l’ancien dictateur tunisien Ben Ali. Les juges ont indiqué que les sommes payées à Slim Chiboub n’ont pas influé sur les contrats en Libye. Selon la GRC, SNC-Lavalin aurait versé 5,9 millions de dollars à Chiboub par l’entremise de compagnies mises sur pied par Riadh Ben Aïssa.
Les juges suisses ont qualifié les actes de Ben Aïssa de graves, mus par un désir d’enrichissement illégitime. Cependant, comme celui-ci n’a pas d’antécédents judiciaires, ils estiment que son pronostic de réhabilitation est favorable.
L’ancien vice-président de SNC-Lavalin devra par ailleurs retourner en prison s’il commet d’ici deux ans un autre des actes pour lesquels il a été accusé. En fait Riadh Ben Aïssa a bénéficié d’une certaine clémence de la part des juges de Genève, pour avoir reconnu les faits qui lui étaient reprochés et pour avoir collaboré à la procédure judiciaire, et ce, en échange d’une entente.
Le dossier suisse montre aussi que le supérieur de Ben Aïssa à SNC-Lavalin jusqu’en 2006, l’Égyptien Sami Bebawi, réfugié à Dubaï — un «ami» de l’Algérie, impliqué aussi dans la plupart des contrats de SNC-Lavalin avec Alger ­— aurait touché des millions de dollars selon une entente visant à partager à parts égales les sommes détournées.
Malgré tout, les procureurs concluent «qu’il n’est pas clair de savoir dans quelle mesure le groupe SNC-Lavalin avait conscience que les versements que Riadh Ben Aïssa opérait lui bénéficiaient personnellement».
Il «négocie» la protection de sa famille !
Selon l’ancien journaliste d’enquête de la Radio télévision suisse, Yves Steiner, qui a suivi cette affaire au cours des deux dernières années, la justice suisse compte sur la justice canadienne pour déposer d’éventuelles accusations contre SNC-Lavalin : «On sent que les procureurs suisses ont rapidement envie de boucler cette affaire-là parce qu’il y a une telle masse de choses à traiter et qu’ils estiment que le Canada doit aussi faire une partie du boulot. La justice suisse s’est concentrée sur Riadh Ben Aïssa, sur l’avocat qui a participé au schéma de blanchiment d’argent avec M. Ben Aïssa. Maintenant le reste de l’affaire c’est au Canada et au Québec que ça doit se faire.» La justice suisse a saisi des millions en immeubles et en argent dans des comptes en Suisse.
Toutefois, toujours selon l’acte d’accusation, et tel que rapporté par la journaliste Anne Panaluk de Radio Canada, Riadh Ben Aïssa a exigé et obtenu des juges suisses comme conditions essentielles à sa reconnaissance de culpabilité que la résidence de plusieurs millions où habite son épouse à Monaco, ainsi qu’un compte en banque contenant plusieurs millions qu’elle détient à l’Arab Bank (Switzerland) à Genève, soient exclus des biens qui seront confisqués par la justice au terme de cette affaire.
Son extradition au Canada (Riadh Ben Aïssa, d’origine tunisienne, a la nationalité canadienne), après avoir été jugé en Suisse, condamné et après y avoir purgé sa peine, épargnera probablement à Riadh Ben Aïssa d’autres ennuis judiciaires, d’autant plus que les autorités politiques canadiennes et SNC-Lavalin veulent enterrer définitivement cette affaire : d’importants intérêts diplomatiques, économiques et financiers (avec l’Algérie notamment) sont en jeu. Ce qui convient parfaitement aux autorités algériennes. Ce qui explique qu’Alger ait laissé filer Riadh Ben Aïssa. On efface tout et on recommence…
Djilali Hadjadj in Le Soir d’Algérie 20/10/2014
Rappel
Son arrestation en Suisse en avril 2012
Pour rappel, l’ancien vice-président à la division construction de la firme montréalaise d’ingénierie SNC-Lavalin, Riadh Ben Aïssa — qui avait démissionné en février 2012 — avait été arrêté et emprisonné en Suisse en avril 2012. L’ancien haut dirigeant de SNC-Lavalin était soupçonné de corruption, d’escroquerie et de blanchiment d’argent, en lien avec des «affaires conclues» en Afrique du Nord, avait affirmé une porte-parole du ministère public de la Confédération suisse. Les autorités de la ville de Berne avaient déclaré qu’elles détenaient Riadh Ben Aïssa, qui a la double nationalité canadienne et tunisienne, depuis la mi-avril.
La Gendarmerie royale canadienne (GRC) avait mené une perquisition au siège social de SNC-Lavalin à Montréal, à la demande des autorités suisses qui enquêtaient sur cette affaire depuis mai 2011. En février 2012, Riadh Ben Aïssa, ex-patron de SNC-Lavalin en Afrique du Nord, a démissionné de la firme montréalaise après 27 ans de service, de même que son collègue Stéphane Roy, vice-président aux finances de la division construction, dans la foulée de révélations troublantes concernant les liens que la firme entretenait avec la famille de l’ex-dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi.
Ce que nous écrivions dans Le Soir d’Algérie du 25 février 2013
Comment devrait réagir le gouvernement algérien (ce qu’il n’a pas fait)
L’Algérie doit s’associer aux enquêtes menées dans les pays qui enquêtent déjà sur SNC-Lavalin (Canada, Suisse et Italie), et le gouvernement au plus haut niveau doit rapidement sortir de son silence et annoncer sa volonté politique de faciliter toutes les enquêtes sur SNC- Lavalin en Algérie, volonté qui doit se traduire par des mesures concrètes portées à la connaissance de l’opinion publique.
Des instruments internationaux (Convention de l’OCDE, Convention des Nations unies, conventions bilatérales en matière d’entraide judiciaire) existent pour permettre cette coopération judiciaire internationale et des enquêtes conjointes. Pour rappel, la Suisse, l’Italie et le Canada sont tous signataires de la Convention de 1997 de l’OCDE, Convention anti-corruption dans les transactions commerciales internationales et, à ce titre, sont tous engagés à appliquer des lois qui interdisent aux entreprises de payer des pots-de-vin à des gouvernements étrangers. Mais le Canada n’est pas un bon élève de cette convention : très peu d’affaires de corruption ont été initiées par la justice depuis l’entrée en vigueur de cet instrument en 1999 !
Se doter d’un nouveau et plus efficace dispositif anti-corruption
Le gouvernement algérien doit aussi diligenter au plan interne une très large enquête qui commencerait par l’audit de tous les marchés attribués ces dernières années à SNC-Lavalin : en auditionnant notamment l’ensemble des dirigeants des entreprises algériennes, publiques et privées, co-contractantes et sous-traitantes de ces marchés ; en auditionnant les ministres de tutelle de ces entreprises publiques ; en auditionnant le président et les membres de la Commission nationale des marchés publics ayant annulé en 2010 et en 2011 certaines attributions provisoires de marchés au profit de SNC-Lavalin ; en auditionnant les dirigeants de SNC-Lavalin en Algérie et en prenant sans plus tarder des mesures conservatoires à leur encontre, mesures à l’effet de faciliter l’enquête judiciaire ; et aussi, en auditionnant les responsables des sociétés d’audit et les commissaires aux comptes des entreprises publiques cocontractantes de marchés au profit de SNC-Lavalin. Malgré le fait que l’Algérie savait que ces 10 dernières années SNC-Lavalin avait été régulièrement éclaboussée un peu partout dans le monde par des affaires de corruption (voir plus haut article du Soir), le gouvernement avait continué à attribuer d’importants marchés à cette firme pour un montant dépassant 6 milliards de dollars !
A court terme, l’Algérie doit se doter d’un nouveau et plus efficace dispositif — législatif, réglementaire, institutionnel et humain — de prévention et de lutte contre la corruption : l’actuel dispositif (dont il faut faire le bilan), inachevé et toujours en cours d’installation depuis 2006, a montré toutes ses limites et ses nombreuses insuffisances. Le nouveau dispositif doit être élaboré dans la plus large concertation et s’inspirer totalement des instruments internationaux en vigueur, notamment la Convention des Nations unies de 2003 contre la corruption, convention ratifiée par l’Algérie et qui en a fait un très mauvais usage.
D. H.
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Publié le 16 octobre 2014 à 17h42
| Mis à jour le 16 octobre 2014 à 17h42
SNC-Lavalin: Riadh Ben Aïssa comparaît sous des accusations multiples
La Presse Canadienne
Un ex-vice-président de SNC-Lavalin, Riadh Ben Aïssa, a comparu jeudi au palais de justice de Montréal sous une kyrielle d’accusations reliées au versement d’un pot-de-vin afin d’obtenir le contrat du Centre universitaire de santé McGill à Montréal (CUSM).
Ben Aïssa a été extradé par les autorités suisses, mercredi, et remis entre les mains de l’Unité permanente anticorruption (UPAC).
Il demeurera détenu en attendant la tenue de son enquête sur remise en liberté provisoire, qui a été fixée à mardi prochain, le 21 octobre.
L’ancien employé de la firme d’ingénierie montréalaise fait face à 16 chefs d’accusation, notamment de fraude, complot pour fraude, corruption, fabrication et utilisation de faux en lien avec le dossier du CUSM.
Riadh Ben Aïssa aurait facilité le versement d’une somme de 22,5 millions $ afin de permettre à SNC-Lavalin de remporter le contrat visant la construction de ce nouveau centre hospitalier de 1,3 milliard $. Les accusations à son endroit avaient été déposées en février 2013.
Pierre Duhaime, l’ex-président et chef de la direction de SNC-Lavalin, et d’autres ex-vice-présidents ont également été arrêtés par l’UPAC dans le cadre du projet Lauréat.
Toujours détenu au Panama, Arthur Porter, l’ex-directeur général du CUSM, conteste son extradition vers le Canada, alors que sa femme, Pamela, est toujours en attente de son procès à Montréal.
Ben Aïssa était détenu en Suisse depuis 2012 sous des soupçons de versement de pots-de-vin par SNC-Lavalin pour obtenir des milliards de dollars de contrats – ainsi que de généreuses commissions – en Libye sous le régime Kadhafi.
Au début du mois, il avait écopé d’une peine d’emprisonnement de trois ans en plus de devoir rembourser environ 16 millions $ à SNC-Lavalin

DZACTIVISTE
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dimanche 19 octobre 2014

Témoignage poignant d'un policier révoqué qui dénonce la "Hogra"

Ahmed, inspecteur dans les renseignements généraux de la police, a été licencié dans les années 2000. Il dénonce la "Hogra" au sein de la police. Témoignage poignant, recueilli par Fella Bouredji, journaliste à El Watan.

Témoignage poignant d'un policier révoqué qui... par elwatanvideo
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Jeu de chaises musicales à la DGSN

D’importants changements au sein de la Direction générale de la Sûreté nationale  sont annoncés. Après la mise fin de fonctions du Chef de la Sûreté de la wilaya d’Alger décidé samedi  le général-major Abdelghani Hamel devrait limoger d’autres hauts responsables de son institution.

L’heure des règlements de comptes a sonné au 01 Boulevard Ouanouri. Après une semaine de tensions provoquées par le mouvement de protestation les agents des Unités républicaines de sécurité, le patron de la police est passé à l’action. Première victime : Noureddine Boufellaga,  désormais ex-Chef de la Sûreté de la wilaya d’Alger. A sa place, Abdelghani Hamel a nommé Noureddine Berachdi,  numéro 2 de la SWA, en qualité d’intérimaire. Fin de mission également pour l’Inspecteur général de la DGSN, Mohamed Houalef. Considéré comme proche du « Major », Houalef est le premier officier de la police algérienne à être nommé au grade de contrôleur de police. Autre décision prise samedi, la « résurrection » de l’état-major de la Sûreté  de la wilaya d’Alger avec à sa tête le commissaire divisionnaire Lyes Berroui. Cet officier était le premier responsable de cette structure de coordination opérationnelle créée sous l’ère de Ali Tounsi. Quelque temps après son installation, son successeur l’avait supprimé de l’organigramme de la DGSN.
DRG, DURS, DRH…
Des sources proches du ministère de l’Intérieur annoncent de nouveaux départs au sein de cette institution. Sur la liste figurerait le nom de Rabah Boussena, le Directeur des renseignements généraux. « Les Renseignements généraux auraient dû alerter la Direction générale au sujet du mouvement de protestation dans les Unités républicaines de sécurité. L’ampleur de ce mouvement et les actions menées par les protestataires indiquent que les RG n’avaient absolument rien vu venir », soulignent nos sources pour expliquer le départ du responsable de ce service très sensible. Un changement est également attendu à la tête de la Direction des Unités Républicaines de sécurité. Dénoncé par ses hommes lors des sit-in de la Présidence de la République et du Palais du Gouvernement, Lakhdar Dhimi est donné partant. En fait, les causes seraient maintenant d’ordre médical puisque Dhimi a été victime d’un malaise la semaine dernière. Il serait toujours hospitalisé à la clinique des Glycines. Autre limogeage probable, celui de Mohamed Benirat, le Directeur des ressources humaines de la DGSN. Lieutenant-colonel de la Gendarmerie, il avait rejoint Abdelghani Hamel quelques semaines après son installation à Bab el Oued. Une information fait état d’une inspection du ministère de l’Intérieur dépêchée dans son service.
Hamel renforcé ?  
Cette série de nominations-limogeages soulève des interrogations. La plus évidente étant de savoir si c’est réellement le général-major Abdelghani Hamel qui est derrière ces décisions. Si c’est le cas, cela signifie qu’il restera à son poste et que le « chahut de policiers » de la semaine dernière n’aura aucun effet sur la suite de sa carrière. Mais certains indices indiquent que le « Major » est en perte de vitesse. Lors de la rencontre organisée au siège de la Présidence entre le Premier ministre et les représentants des protestataires, ces derniers ont fait d’innombrables informations sur le comportement du chef de la police. Selon des témoins, Abdelmalek Sellal s’est montré particulièrement indigné. Le lendemain, Abdelaziz Bouteflika- qui n’a dit mot sur cette grave crise- recevait le vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’ANP, le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah. La désignation d’un officier supérieur de l’armée et d’un officier de la Gendarmerie pour superviser le redéploiement des services de sécurité à Ghardaïa est un message clair à l’adresse de Abdelghani Hamel. Défaillante a plus d’un titre, l’institution qu’il dirige est passés en un week-end de donneur d’ordre à simple exécutant. Reste  maintenant à savoir si le général-major Hamel aura toujours sa place dans ce jeu de chaises musicales. Cela dépendra bien évidement de la stratégie du chef d’orchestre.

Tarek Hafid Impact24
 
 
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samedi 18 octobre 2014

Plateforme politique du mouvement Barakat, en arabe et en français


الأرضية الساياسية لحركة بركات

تمهيد
جزائراليوم ,واقع سياسي وإقتصادي,إجتماعي ,وطني ودولي يعكس تميع الدولة وتململ المجتمع.أصبحت الدولة القومية,ذلك الحلم الجماعي الذي ولد من أحشاء الملاحم السياسية البطولية التي ميزت مسار وطننا الحديث النشأة,في حالة إفلاس وتدهور, تعرض الدولة الحديثة,الديمقراطية والحرة إلى مخاطر حقيقية.تلك القيم التي سعى إليها نداء نوفمبر ومشروع مؤتمرالصومام,وكل النضالات الوطنية التي سبقت حرب التحرير والتضحيات المقدمة بعد الإستقلال. إن الكفاح من أجل الثقافة والحرية السياسية, والكفاح من أجل الهوية والحريات الفردية,نضالات الفلاحين ,المواطنين,الطلبة ,الشباب والمثقفين,تضحيات العشرية السوداء لإنقاذ الجمهورية,كفاح النساء ومقاومة البعبع الأصولي,ولحظات أخرى مشرفة من الوطنية ومن النضال المستمر لأجل الديمقراطية ولأجل دولة حقوق حرة ذات سيادة والتي صنعت تاريخنا الحاضر,أضحت اليوم أكثر من أي وقت مضى مهددة بالضياع,أمل وهمي وتهديد جماعي!فالسياق تاريخي, والوعي بالمواطنة المسؤولة مرة أخرى كما كان سابقا,الوحيد القادرعلى رفع التحدي والإرتفاع بالبلاد إلى مستوى التضحيات التي قدمها الشعب لبنائها .بلد يرتقي إلى صعيد مطامح النضالات العديدة ,الطلائعية والجمهورية,الحرة,المساواتية والمقاومة,الكفاح لأجل ديمقراطية تحررية وجزائر مزدهرة,رفض مستمر للخضوع وكفاح دائم ضد المحسوبية واللاعدالة ,الديكتاتورية و الأصولية التي تقود البلاد حاليا نحو الخراب ,إنه إتمام للإستقلال.

إن الجزائر حاليا رهينة سلطة غير شرعية,إستمرار لنظام إستحوذ على الدولة منذ الإستقلال بطرق غير شرعية,ما يميزها هوالديكتاتورية والدولة البوليسية,النهب,القمع والفساد,الرداءة ومحاربة الكفاءات,حكم المسنين وتهميش الشباب ,الأساليب المافياوية وإحتقار الشعب,السطو على الثروات والتنكر للتاريخ,التسيير الكارثي وغياب الروح الوطنية,الفوضى,الميوعة والجمود كقيم,تدهور كلي ومتعمد,وكل أشكال الإحتقار والتبخيس للكفاءات ولحب الوطن ,للإلتزام والوفاء للشهداء.سلطة متحجرة بذهنية عشائرية,خائنة وقائمة على التسوية,هدفها الوحيد البقاء على حساب الشعب وبالدوس على تاريخ بأكمله,وإغراق البلد شيئا فشيئا في بحر الخراب والعيش الوضيع.نحن الان محكومون بالرداءة على حساب المعرفة,محكومون بالقمع على حساب الحرية,محكومون بالفساد والتسوية على حساب النزاهة والتضحية .يجب على الجزائر أن تساس بنظام جديد للدولة وبمنظومة سياسية ديمقراطية ,أن توضع الدولة في خدمة المجتمع لا العكس.الديمقراطية الحقيقية هي التي تعمل على إقامة نظام دستوري دائم و ضمان إستمرارية الرابط الإجتماعي ,بإدماج الجزائريين كمجموعة من المواطنين المشرعنة لعمل الدولة الداخلي و الخارجي .

حياة المواطنات والمواطنين تختزل في حدها الأدنى ,لتصل حدود الخمول ,إنهم عاجزون على خلق الثروة لكنهم يستهلكونها,يغيب عن حياتهم المرح وتسودها الكآبة.تمنع كل أشكال النقاش على الأحزاب السياسية,الجمعيات النقابية الحرة,وعلى جمعيات المجتمع المدني,لا سيما الديمقراطية ,وكذلك على المثقفين والمفكرين,بحجة ضرورة الحفاظ على أمن الدولة والمصلحة العليا للأمة,والذي هو في الواقع يعمل وبكل الوسائل على إدامة النظام للوصول إلى منتهى الإنحراف التوتاليتاري الذي يطبع الدولة والعمل المدمر حيال المكاسب الديمقراطية للبلاد.

"نريد أن نعيش وأن نكون أحرارا!" إنه النداء العميق الذي ينطلق من أحشاء جزائر نوفمبر.من يوم لآخر يزداد رفض الجزائريات والجزائريين لتكبيل البلد بإسم إقتضاءات الإستقرار ,إلا أنهم يرفضون الإنخراط في صراعات تحيل إلى صراعات أجهزة فاقدة للمبادئ ,تصفية حسابات ,نزاعات داخل النظام.
إن رسالة التاريخ أمامنا:يجب الإستثمار في كل الفرص للعمل على إحداث التغيرات الكبرى نحو الديمقراطية,فإذا ما تم في حالة بلوغ النضج اللازم للتغيير تأجيله أوإخفاؤه,فإن المجتمع لن ينتظر.

من البديهي اليوم,أن التغيير في العمق هو الحل الوحيد لكل هذا الإختلال,إعادة تأسيس سياسي على قواعد سليمة ,إقصاء لكل القوى المعارضة للتقدم والمرتبطة بأساليب النظام ,إعادة تثمين السياسة والمواطنة و تنظيف البيئة السياسية من كل اشكال المكر والتلاعب,الإستتباع والتوجيه المنطلق,والمدعم من قبل هذا النظام .من الواجب إعادة السيادة لمشاركة المواطن في إتخاذ القرار,حيث يغدو المواطن صانعا للجمهورية.
إن الجزائر الطامحة إلى التقدم وإلى الحداثة نالت حقها في الوجود وفي أن تحيا القرن الواحد وعشرون بصورة كلية,بفضل تضحيات بناتها وأبنائها.إن تعلق شعبها بالحرية وحاجته الملحة إلى الكرامة أمداه في نوفمبر 1954 بالقوة والشجاعة لكي يكتب إحدى الصفحات الأكثر بطولية في تاريخ الإنسانية.هي القيم نفسها التي أعطته الطاقة للصمود والإنتصار على الهمجية الأصولية.وهي كذلك التي لا زالت تحرك حاليا الحراك من أجل المواطنة,والنضال من أجل العدالة الإجتماعية.الجزائريون إذا يشاركون في حراك كوني بحثا دوما عن أكثر حرية وعدالة إجتماعية.كان نوفمبرلحظة قطيعة وتجاوز لأزمة الحركة الوطنية,مرة اخرى يقتضي علينا أن نكون أوفياء لهذه الروح.

صرخة مواطنة بين عدة صرخات أخر,في هذا السياق ولدت حركة بركات .
بركات! ليست حزبا سياسيا ولانقابة ولاجمعية .إنها حركة مواطنة ,منفتحة ,واسعة ,ديمقراطية,متعددة,تشاركية,سلمية.تضم ,وبصفة فردية ,أشخاصا وشخصيات من مختلف التوجهات الديمقراطية ,الجمهورية,الوطنية,والتقدمية,بمستويات مختلفة وإنتماءات مؤسساتية وتنظيمية مختلفة.

هدفها الوحيد هو المرور عبر الإحتجاج السلمي,بجميع صوره الممكنة وبشكل منظم ,بجزائر نوفمبر,من نظام سياسي مات اكلنيكيا,يواصل الحياة بشكل إصطناعي عن طريق رجال ضعاف وبأساليب تنتمي لعصر بائد, إلى نظام ديمقراطي حقيقي وتشاركي,تحترم فيه وبصورة كلية الحريات الجماعية والفردية,وكل الحريات.
تنخرط حركة بركات في الحركية السياسية الجديدة,تلك التي تعمل على إلتقاء ,سواء بالفكر والممارسة,الإلتزام والإنفتاح,كل القوى الديمقراطية في هذا البلد,حركة سياسية واسعة ذات جوهر ديمقراطي,تضمن إحترام الجمهورية والحريات,تندرج داخل المسار النضالي السابق وفي الإطار الكوني والإنساني للديمقراطية

لائحة حركة بركات

تعتبر لائحة حركة بركات لائحة سياسية.تحتوي على المبادئ التي تدافع عليها الحركة.مثل الحرية,والإعتراف عن طريق التضحيات المستمرة والعديدة السابقة من أجل الحريات والديمقراطية,تصور لجزائر المستقبل أين يصبح المواطن في مركز القراروالعنصر الأهم في الحياة السياسية.تجعل الحركة من هذه اللائحة المرجعية الإيديولوجية والسياسية الرئيسة,والتي تحتوي على المبادئ الأساسية التي تقوم عليها الجمهورية وكذلك المثل الديمقراطية التي تناضل من أجلها الحركة.
هذه اللائحة ليست مطلبية,إنها مشروع سياسي للتشييد,الحماية و البناء,تتوجه للجزائريات وللجزائريين فرادى وجماعة,مبادئ أساسية للدفاع عنها وتحريرها,حيال اللاتعقل والوضع الملح دون أن ننسى المخاطر المحدقة بالبلاد.
تتشكل أساسا من النقاط التالية

1-على المستوى السياسي:

-التأكيد على الطابع الديمقراطي ,الحداثي ,الجمهوري والمدني للدولة الجزائرية,رافضين الدكتاتورية والسلطوية
-على الدستور أن يكرس مبادئ وقيم المحافظة على الوطن والأمة وعلى السيادة الوطنية,مع الرفض والتنديد بكل تدخل للقوى الخارجية
-ضرورة المرور بمرحلة إنتقال ديمقراطي.ديمقراطية مرتبطة بالبعد الكوني
-نهاية الشرعية التاريخية عن طريق حل أحزاب الدولة , على تنظيمات ما يسمى بالعائلة الثورية ألا تكون أعلى من الدولة او تمتزج بها.على هذه المؤسسات ان تظل مستقلة وعلى الدولة مساعدتها بصفتها تنظيمات من المجتمع.
-الحوكمة بالكفاءة,عبر تثمين هذه الأخيرة في مجمل الأصعدة
-صياغة دستور جديد يفتح سبل الإصلاحات العميقة على المستوى المؤسساتي,وكذا السياسي الوطني والسياسي الدولي يتأسس على ضرورة التنمية ,العدالة والديمقراطية
-الفصل بين الديني والسياسي ,منع إستعمال أبعاد الشخصية الوطنية لأغراض سياسية
عهدة رئاسية لمدة 5 سنوات قابلة للتجديد مرة واحدة فقط-
-حرية التدين والضمير ,مع إحترام الحصانة ,القناعات والحريات الثقافية.وعي الإنتماء إلى نفس المجموعة,إلى نفس الجماعة الوطنية المتساوون والأحرار أمام القانون
-حرية التعبير,الرأي والإعلام
-حرية الإجتماع ,التنظيم والتظاهر وفق نظام يعتمد على الإعلام,بدون كبح بروزمجتمع مدني منظم ,أو التعبير الديمقراطي للمجتمع السياسي
-حرية التنقل على التراب الوطني
-إحترام وترقية حقوق الإنسان,وضمان حماية المدافعين عنها
-حرية المشاركة في الحياة السياسية للبلاد,بمنع أي إستعمال للدين,للتاريخ وللخصوصيات الجهوية لأغراض سياسية أوحزبية
-ترقية التعددية السياسية وتكريس إستقلاليتها.مطالبة الأحزاب بالإنخراط في حركية ديمقراطية حداثية وشفافة
-مكافحة الجهوية,العشائرية,المحسوبية والزبونية
-رد الإعتبار للهوية الوطنية,الغنية بتنوعها,بالتأكيد على الجزائرية بكل أبعادهاالتاريخية,الحضارية والثقافية,الجامعة والمحترمة لكل المعتقدات والقيم,بمنأى عن كل توظيف سياسي.
-الإعتراف الرسمي والبعيد عن كل غموض بالأصول الأمازيغية للشعب الجزائري ,والعمل على ترقية اللغتين العربية والأمازيغية و كذلك الثقافة الأمازيغية , تطوير المكتسبات اللغوية و العمل على توفير كل ميكانزمات ترقيتها (الدارجة ، اللهجات المحلية)و كذا التفتح على اللغات الأجنبية.
-على الجيش الوطني الشعبي وأجهزة الإستخبارات التكفل فقط بحماية الدولة الجزائرية الجمهورية والديمقراطية.
-السيادة للشعب ,جميع القرارات السياسية,لاسيما الإستراتيجية, تخضع وجوبا لنقاش وطني ثم يصادق عليها الشعب أو من يمثلونه.
-على الدولة توفير الأمن للأشخاص والأموال,وكذلك ضمان السلم.
-حل البوليس السياسي والقضاء على الدولة البوليسية

2-على المستوى القضائي

-الإنضمام إلى القيم الكونية فيما يخص العدالة
إقامة دولة قانون حقيقية,مع الفصل الصارم بين السلطات التنفيذية,التشريعية والقضائية
-إصلاح عميق وشفاف للعدالة
-تكريس المواطنة كمعيار وحيد أمام القانون
-المساواةالكاملة بين المواطنين,وبالخصوص بين الرجل والمرأة,في الحقوق والواجبات عبر قوانين مساواتية مدنية.
- إلغاء قانون الأسرة وتعويضه بآخرمدني
-مراجعة كلية للقوانين غير المنصفة والتمييزية و المجحفة(قانون الجنسية ,قانون الإعلام, قانون الشغل ,قانون السمعي بصري).
-حماية الفئات الهشة,وتطبيق مفهوم لا إنسقامية الحقوق وبشكل صارم.هذه الهشاشة بغض النظر عن مسألة الفقر,تحيل إلى قضية عدم ممارسة الفقراء لحقوقهم السياسية.
إحترام وترقية الحقوق الأساسية للطفل,والإعتراف به كفرد داخل المجتمع ,وحمايته من كل أشكال سوء المعاملة.
-إلغاء حكم الإعدام
-التجريم الدستوري للتعذيب.
-المكافحة الصارمة للفساد والنهب والمحاكمة القضائية لجميع المتورطين في قضايا الرشوة وتبديد الثروات وتحويلها.
-الشروع في تطبيق العدالة الإنتقالية مع وجوب إلغاء العفو المنافي للدستورومراجعة ميثاق المصالحة ,والذي تم تبنيه في شروط فاقدة للشرعية.
-المصالحة الوطنية في إطار معرفة الحقيقة وتطبيق العدالة , وبالتقديم العلني لجميع المسؤولين عن جرائم وتجاوزات العشرية السوداء ليعترفوا بها امام الملأ للسماح للمجتمع الجزائري بقلب الصفحة وبشرف.
-فتح ملف الفقودين خلال العشرية السوداء والكشف عن كل خباياه.
-وضع قوانين تخلد ذكرى كل ضحايا الإرهاب الأصولي وتجاوزات أعوان الدولة, أي إنكار لهذه الجرائم معرض للعقاب الصارم للقانون.
-تشييد نصب يخلد كل ضحايا العشرية السوداء .
-حماية اللاجئين السياسيين وطالبي اللجوء السياسي .

3-على المستوى الإقتصادي :

-إقتصاد مؤسس على التنمية المستدامة ,يلبي الحاجيات الراهنة دون المساس بقدرة الأجيال القادمة على تلبية حاجياتها الخاصة.
-الإنعتاق من المنطق الريعي وخلق صناعة وطنية خالقة للشغل,والثروة وللنمو,للتخفيف من الثقل العظيم للإستيراد.
-سياسة طاقوية مؤسسة على الإنتقال نحو موارد نقية ومتجددة ,بيئية وذات مردودية إقتصادية.
زراعة دائمة قائمة على الإستغلال الرشيد للطبيعة,للماء وللتربة,جامعة بين التطور الإقتصادي الإنصاف الإجتماعي ,وضامنة للأمن الغذائي.
-السيادة غير القابلة للتفاوض على الموارد الطبيعية ,الحفرية والمائية للبلاد وكذا حمايتها.
-تطوير سياسة بيئية حقيقية وتشجيع بروز وعي مواطنتي بيئي.

4-على المستوى الإداري:

-اللامركزية الإدارية والجهوية,تشجيع التنمية المحلية في إطار دولة جمهورية وموحدة.
-الشفافية في إدارة أمور الشأن العام وإعلام المواطن بكل ما يتعلق بتسييرالمال العام.
-توفير الفرص للأجيال الشابة للتعبير عن طاقاتهم الكامنة و كفاءاتهم, بالتسهيل لهم الوصول إلى مناصب مهمة في الإدارة ,المؤسسات, الشركات والمؤسسات العمومية.
-توفير مناخ مسهل للإستثماربالقضاء على البيروقراطية وبمنح الأفضلية للوطني.

5-على المستوى الإجتماعي الثقافي:

-الإصلاح العميق للمنظومة التربوية عن طريق تبني تربية حداثية وتقدمية.المدرسة الجمهورية ,الخالية من أية تمذهبية ومن كل أشكال التخلف هي تلك التي تتحول إلى مكان لنقل المعرفة ,وتعلم القيم الإنسانية ,ولتكوين مواطن الغد.
-التوزيع العادل للثروات بين جميع شرائح المجتمع ,وحماية المستهلك .
-الحرية النقابية وتكريس التعددية النقابية الحارصة على الدفاع الأمين على حقوق ومصالح العمال .
-إحترام وترقية حقوق العمل
-تكريس التعددية الجمعوية والحرص على إستقلالية الجمعيات كشرط لتطورها.
-وضع سياسة حقيقية للصحة تضمن المساواة في نوعية الخدمات الصحية المقدمة.سياسة تحفيزية فيما يخص عمل الأطباء في المناطق الصعبة.تطوير نظام طبيب العائلة من خلال العيادات المتعددة الخدمات سيسمح بالوقاية ومتابعة المرضى.
-الإعتراف والدفاع بحقوق جاليتنا بالخارج.
-محاربة العمل المؤقت وحماية الفئات المعوزة,بمتابعة المحتاجين والفقراء إلى غاية تحقيق إستقلاليتهم وبلوغهم مستوى معيشي لائق.
-إسترداد الجزائرية على الصعيد الثقافي ,بكل ما تحمله من تنوع ,وتثمين الميراث التاريخي المادي و اللامادي.
-حرية الإبداع الفني عن طريق القضاء على الحدود المفروضة عليه.
بعث شركات ثقافية خالقة للشغل ,للثروة وللمتعة.

إستنتاج:
لاتزال جزائر اليوم بحاجة إلى ضمان وبشكل نهائي السلم والأمن قي كامل التراب الوطني.إنها بحاجة إلى حماية مؤسساتها وإعادتها إلى وظيفتها الطبيعية ومهامها الجمهورية.إنها بحاجة كذلك إلى تشكيل قاعدة مادية ومعنوية للديمقراطية,التعددية ,الإقتراع العام,المواطنة,الحريات الفردية والجماعية, في علاقة مع حركية المجتمع والعالم الحديث.حان الوقت لأن يتخلص الوطن بعد 52 سنة من الإستقلال من تسلط الرداءة وغياب الكفاءة والعدالة ,وأن يكسر قيود الدكتاتورية و أن تكون الرفاهية والحرية تتويجا لتاريخ ملئ بالتضحيات والكفاح ,أن نشرف ذكرى الثورة والمقاومة,وأن نرافع من أجل دولة القانون و العدالة,ونبني أمة قوية سقفها مبادئ المواطنة,والإنسانية ,والكفاءة.قوية بقناعاتها المرتبطة بالديمقراطية ,والعدالة والمساواة,والدفاع عن السيادة والحرية,تدعو حركة بركات عبر هذه اللائحة,المواطنات والمواطنين الجزائريين إلى مواصلة النضال السلمي من أجل التغيير,والوعي بضرورة المشاركة المواطنتية وإلتزام كل الطبقات الإجتماعية ببناء جزائر الغد,جزائر أبنائنا وتضحيات أسلافنا. أكبر دولة في إفريقية ,شعب شاب ومتعلم,ثروات طبيعية وموقع إستراتيجي,يملك بلدنا أكثر من أي وقت مضى الوسائل والموارد ليشغل موقع الأمة المتقدمة والمزدهرة الذي يليق بها.كما في الماضي فإن الهبة المواطنتية ,وحب الوطن الإعتزاز به هم الضمانة الوحيدة من أجل مستقبل مزدهروحلم سيتحول إلى حقيقة.إن جزائر الغد تبدأ اليوم .جزائريات ,جزائريون,مثقفون,إطارات الأمة الشرفاء,جامعيون ,طلبة,فلاحون وموظفون,إلى أبناء هذا الوطن من هم في الفاقة,إلى ضحايا القمع والتجاوزات,إلى نساء ورجال ثروة هذا الوطن.تاريخي هو ومنقذ وجد مهم أن نتحمل المسؤولية معا,وهي أن نبني بلدا طالما كان ضحية النهب والدكتاتورية,وأن نوحد جهودنا ونضالاتنا لتجسيد حلم الجزائريات و الجزائريين.علينا اليوم معا تحقيق أكبر التحديات, و هو استكمال استقلالنا المسلوب, إعادة تجديد وجه البلاد و اعطائها المكانة التي تليق بها بين سائر الأمم ,ان نحرر القوى الخلاقة في البلاد و ان نمكن للشباب, و أن تصبح الحوكمة لصالح الكفاءة و المعرفة .
تدعو حركة بركات كل الجزائريين المهتمين بمستقبل بلادهم الى الالتحاق بصفوفها من أجل النضال في سبيل جزائر سيدة حرة و ديمقراطية , و من أجل دولة المواطنة و العدالة
تحيا الجزائر الجمهورية و الديمقراطية

حركة بركات

PLATE FORME POLITIQUE DU MOUVEMENT BARAKAT !

Préambule :

L’Algérie d’aujourd’hui, une réalité politique et économique, sociale, nationale et internationale qui reflète une déliquescence de l’Etat et un malaise dans la société. L’Etat nation , rêve collectif né des entrailles de vaillantes épopées politiques qui ont jalonné le parcours de notre jeune pays, demeure aujourd’hui dans un état de faillite et de dégradation qui mettent en danger réel l’Etat moderne, démocratique et libre, but ultime des appels de Novembre et de la Plateforme de la Soummam, des combats nationalistes d’avant guerre et des sacrifices consenties après l’indépendance. Ainsi, le combat pour la culture et la liberté politique, le combat pour l’identité et les libertés individuelles, les engagements des paysans, des citoyens, des étudiants, des jeunes et des intellectuels, les luttes des femmes et la résistance face a l’hydre intégriste, et tout autant de dates et de faits mémorables de patriotisme et de lutte continue pour la démocratie et un Etat libre souverain et de droit qui ont fait notre histoire récente, sont aujourd’hui, plus que jamais en phase d’être totalement perdus, espoirs vains et péril collectif !

Le contexte est historique et la prise de responsabilité citoyenne est encore une fois comme par le passé, la seule à pouvoir relever le défi et élever notre pays au rang des sacrifices que son peuple a consenti pour le bâtir, un pays au niveau des aspirations des nombreux combats d’avant-garde et républicains, de liberté, d’égalité et de résistance, le combat pour une démocratie libératrice et une Algérie prospère, un refus permanent de la soumission et une continuité du combat contre le népotisme et l’injustice, la dictature et l’intégrisme qui mènent aujourd’hui notre pays au chaos, un parachèvement de l’indépendance nationale.

L’Algérie d’aujourd’hui est prise en otage par un pouvoir illégitime, continuité d’un système qui a pris illégitimement le contrôle de l’Etat depuis l’indépendance, ses attributs sont la dictature et l’Etat policier, la rapine, l’oppression et la corruption, la médiocrité et la chasse aux compétences, la gérontocratie et la mise a l’écart de la jeunesse, les méthodes mafieuses et le mépris envers le peuple, le détournement des richesses et le déni historique, la gestion catastrophique et l’absence de patriotisme, l’anarchie, la déliquescence et l’incivisme comme valeurs, une détérioration totale et préméditée, et toutes les formes de mépris et d’abaissement pour les compétences et l’amour du pays, l’engagement et la mémoire des martyrs. Un pouvoir scélérat fait de clanisme, de trahison et de compromis, avec comme unique objectif le maintien, au détriment de tout un peuple, en écrasant toute une histoire, et en enfonçant chaque jour un peu plus ce pays, dans le chaos et de la mal vie. Nous sommes aujourd’hui gouvernés par l’incompétence au détriment du savoir, gouvernés par l’oppression au détriment de libertés, gouvernés par la corruption et le compromis, au détriment de l’honnêteté et du sacrifice.

L’Algérie doit impérativement se doter d'un nouveau système d'Etat et d'un nouvel ordre politique démocratique, mettre l'Etat au service de la société et non l'inverse. Une véritable démocratie doit prétendre à l'instauration d'un système constitutionnel durable et à assurer la pérennité du lien social, en intégrant les algériens en une communauté de citoyens qui légitime l'action intérieure et extérieure de l'État.

Il est interdit toute forme de débat contradictoire aux partis politiques, aux organisations syndicales autonomes, aux associations de la société civile, notamment démocratiques, aux intellectuels et penseurs, sous le prétexte de l’impératif de la sécurité d’Etat et des intérêts suprêmes de la Nation qui, dans les faits, ne servent qu’a imposer par tous les moyens la pérennisation du système pour mener jusqu’au bout la dérive totalitaire qu’il imprime à l’Etat et l’action de destruction engagée contre les acquis démocratiques du pays.
« Nous voulons vivre et être libres ! » Voilà l’appel profond qui monte des entrailles de l’Algérie de Novembre. Les Algériennes et les Algériens acceptent de moins en moins le verrouillage du pays au nom d’un impératif de stabilité, mais refuse de s’engager dans des luttes qui lui apparaissent comme des luttes d’appareils sans principes, des règlements de comptes, des conflits internes au système. Le message de l’Histoire est là : Il faut mettre à profit toute opportunité pour opérer les changements majeurs dans le sens de la démocratie. Si le changement parvenu à maturité est manqué ou différé, la société elle, n’attendra pas.

Il est évident aujourd’hui, que seul un changement en profondeur est la solution à toute cette gabegie, une refondation politique sur des bases saines et une disqualification de toutes les forces rétrogrades et inhérentes aux méthodes du système, la revalorisation de la politique et du citoyen et l’assainissement de l’environnement politique de toutes les formes de vice et de manipulation, de récupération ou d’orientation, enclenchées, entretenues ou maintenues par ce système. La participation citoyenne dans la prise de décision doit reprendre sa souveraineté, un Etat ou le citoyen fait la république.

L'Algérie qui aspire au progrès et à la modernité a gagné le droit d'exister et de vivre pleinement le XXIème siècle, grâce aux formidables sacrifices de ses filles et de ses fils. L'attachement de son Peuple à la liberté et son irrépressible besoin de dignité lui ont insufflé, en Novembre 1954, la force et le courage d'écrire une des pages les plus héroïques de l'histoire de l'Humanité. Ce sont ces mêmes valeurs qui lui ont donné l'énergie de résister et de vaincre, seul, la barbarie intégriste. Ce sont encore ces mêmes valeurs qui animent, aujourd'hui, le mouvement pour la citoyenneté et les luttes pour la justice sociale. Les Algériens s’inscrivent ainsi dans une dynamique universelle de quête de liberté et de justice.

Un cri citoyen parmi tant d’autres, c’est dans un ce contexte que le mouvement Barakat est né.

Barakat ! n’est pas un parti politique, ni un syndicat, ni une association. C’est un mouvement citoyen, ouvert, large, démocratique, pluriel, participatif, pacifique. Il regroupe, à titre individuel, des personnes et des personnalités de diverses tendances démocratiques, républicaines, patriotiques et progressistes, à quelque niveau qu’elles soient et à quelques institutions ou organisations qu’elles appartiennent.
Son seul objectif et sa finalité est de faire passer par la protestation non violente et la proposition, sous toutes les formes possibles et organisées, l’Algérie de Novembre, d’un système politique cliniquement mort, maintenu en état de vie artificielle par des hommes cacochymes selon des pratiques d’un autre âge et des méthodes révolues, vers un système réellement démocratique et participatif, respectant, dans l’esprit et la lettre, les libertés individuelles et collectives, toutes les Libertés.

Le mouvement Barakat s’inscrit dans une dynamique politique nouvelle, celle de participer à la convergence, par la pensée et par l’action, par l’engagement et l’ouverture, toutes les forces démocratiques dans ce pays, un large mouvement politique d’essence démocratique, garantissant le respect de la République et des libertés, s’inscrivant dans la continuité des luttes précédentes et dans le cadre universel et humaniste de la démocratie.

La plateforme du Mouvement Barakat :

La plateforme du Mouvement Barakat est une plateforme politique.
Elle comporte les principes que défend le mouvement, les idéaux de liberté et la reconnaissance par la continuité des nombreux sacrifices et luttes précédents pour les libertés et la démocratie, la vision d’une Algérie future ou le citoyen serait au centre de la décision et l’élément majeur dans la vie politique. Le mouvement fait de cette plateforme sa principale référence politique, comportant les principes fondamentaux régissant la République, ainsi que son idéal de la démocratie pour lequel il milite.
Cette plateforme n’est pas revendicative. Elle est un projet politique à bâtir, à protéger et à construire. Elle s’adresse aux citoyennes et citoyens algériens à titre individuel et/ou collectif, des principes fondamentaux à défendre et à libérer, devant l’impondérable et l’urgence, ainsi que la dangerosité et le péril qui guette notre pays.
La plateforme se décline principalement sous ces points essentiels :

I. Sur le plan politique :

- L’affirmation du caractère démocratique, moderne, républicain et séculier de l’Etat algérien, récusant la dictature et l’autoritarisme.
- La Constitution doit consacrer les principes et valeurs de sauvegarde de la patrie, de la Nation et de la souveraineté nationale, avec rejet et condamnation de toute ingérence étrangère ou inféodée à des intérêts autres que ceux de la Nation.
- Nécessité d’une transition démocratique pacifique.
- Fin de la légitimité historique par la dissolution des partis/Etat. Les organisations dites de la famille révolutionnaire ne doivent être une tutelle et une autorité au dessus de l'Etat, ni se confondre avec l'Etat. Ces institutions doivent être autonomes et l'Etat doit les aider comme organisations de la société.
- Gouvernance par la compétence, à travers la remise en valeur dans tous les domaines de la compétence nationale.
- Elaboration d’une nouvelle Constitution qui doit ouvrir la voie à des réformes de fond en matière institutionnelle, de politique nationale et de politique internationale fondée sur des impératifs de développement, de justice et de démocratie.
- Séparation du politique et du religieux.
-Mandat présidentiel de 5 ans, renouvelable une seule fois.
- Liberté de culte et de conscience, en respectant l'inviolabilité, les convictions et les libertés cultuelles. .
- Liberté d’expression, d’opinion et d’information.
- Liberté de réunion, d’organisation et de manifestation selon un système déclaratif, sans brider, ni l'émergence de la société civile organisée, ni l'expression démocratique de la société politique.
- Confirmer par une application stricte de la liberté de circulation sur l’ensemble du territoire national.
- Respect et promotion des Droits Humains, en assurant la protection de leurs défenseurs.
- Liberté de participer à la vie politique du pays, en bannissant toute instrumentalisation de la religion, de l’Histoire et des spécificités régionales à des fins politiques ou partisanes.
- Promotion du pluralisme politique et de son indépendance. Exiger des partis qu'ils s'inscrivent dans une dynamique de démocratie moderne et de transparence.
- Lutte contre le régionalisme, le tribalisme, le népotisme et le clientélisme.
-Réhabilitation de l’Identité Nationale, riche de sa diversité, par l’affirmation de l’Algérianité, dans toutes ses dimensions historiques, civilisationnelles et culturelles, fédératrice et respectueuse de toutes les croyances et valeurs, à l'abri de toute instrumentalisation politique.
- Reconnaissance officielle et sans ambiguïté de l’origine Amazighe du peuple algérien ; promotion des deux langues arabe et tamazight ; mettre en valeur les acquis linguistiques multiples et les doter de mécanismes d’évolution et de progrès, la derja, le français et les dialectes régionaux.
- l’Armée Nationale Populaire et les Services de Renseignements doivent se conformer à leurs strictes missions de protection d’un Etat algérien républicain et démocratique.
- Souveraineté populaire : toutes les décisions politiques, notamment stratégiques, doivent être soumises à un débat national et approuvées par le peuple algérien ou par ses représentants.
- L’Etat a le devoir d’assurer la sécurité des personnes et des biens, ainsi que le maintien de la paix.
- Dissolution de la police politique et mettre un terme à l’Etat Policier.

II. Sur le plan judiciaire :

- Adhésion aux valeurs universelles en matière de justice.
- Instauration d’un réel Etat de Droit, avec séparation effective et stricte des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.
- Réforme profonde et transparence de la justice.
- Consécration de la Citoyenneté comme seule paramètre devant la Loi.
- Egalité parfaite entre les citoyens, notamment entre l’homme et la femme, en droits et devoirs à travers des lois civiles égalitaires.
- Abrogation du Code de la famille et son remplacement par un Code Civil.
- Révision fondamentale de l’ensemble des lois inégalitaires, discriminantes et injustes (code de la nationalité, code de l’information, code du travail, loi sur l’audiovisuel)
- Protection des couches vulnérables, en étant ferme sur l’indivisibilité des droits. Cette vulnérabilité, au delà de la misère, souligne le non exercice par les plus pauvres de leurs droits politiques.
-Respect et promotion des Droits fondamentaux de l’enfant, le reconnaissant en premier lieu comme un citoyen à part entière dans la société, ainsi que sa protection contre toute forme de maltraitance
- Abolition de la peine de mort.
- Condamnation constitutionnelle de la torture.
- La lutte efficace et sans calculs contre la corruption et la prédation, par la mise en examen et le déclenchement de poursuites judiciaires contre les corrompus et les corrupteurs, ainsi que le jugement des auteurs de dilapidation des richesses et de détournements.
- Mettre en œuvre la justice transitionnelle en exigeant l’abrogation de l’amnistie anticonstitutionnelle et la révision de la Charte dite de réconciliation nationale, dont les conditions d’adoption sont illégitimes.
- Réconciliation Nationale dans le cadre d’un processus de Vérité et de Justice, avec présentation publique de tous les responsables et coupables de la décennie noire, afin qu’ils reconnaissent leurs abus et crimes, permettant au peuple algérien de faire son deuil d’une manière définitive et dans la dignité.
- Ouvrir le dossier des disparus de la décennie noire afin de connaître toute la Vérité.
- Etablir des lois mémorielles en faveur des victimes du terrorisme intégriste et des abus atroces des agents de l’Etat. Le négationnisme quant à la lui doit être sévèrement puni.
- Edifier un Mémorial en l’honneur de toutes les victimes de la décennie noire.
- Protection des réfugiés et des demandeurs de l’asile politique.

III. Sur le plan économique:

- Économie basée sur le développement durable, répondant aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins.
- Affranchissement de la logique rentière et mise en place d’industries nationales créatrices d’emplois, de richesses et de croissance nationale, allégeant le poids colossale des importations.
- Politique énergétique basée sur une transition vers des sources propres et renouvelables, respectueuses de l’environnement et économiquement rentables.
- Agriculture durable, basée sur une exploitation judicieuse, éclairé et respectueuse de la Nature, de l’Eau et des sols, alliant progrès économique, équité sociale et assurant la sécurité alimentaire.
- Souveraineté non négociable sur les richesses naturelles, fossiles et les ressources hydriques du pays, ainsi que leur préservation.
- Développement d’une réelle politique écologique et encourager l’émergence d’une conscience écocitoyenne.

IV. Sur le plan administratif :

- Décentralisation administrative et régionale, et l’encouragement du développement local, dans le cadre d’un Etat républicain uni et indivisible.
- Transparence dans la gestion des affaires publiques et l’information des citoyens sur tout ce qui concerne la gestion des deniers publics.
- Donner l’opportunité aux jeunes générations d’exprimer leur potentiel et compétences en leur ouvrant l’accès aux postes clés dans toutes les administrations, les sociétés, entreprises et institutions publiques.
-Faciliter le climat de l’investissement à travers la lutte efficace et sans démagogie de la bureaucratie et en donnant la priorité au national.

V. Sur le plan socioculturel :

- Réforme profonde du système éducatif par l’application d’une éducation moderne et progressiste. L’école républicaine, délivrée de l’endoctrinement et de tous les archaïsmes, doit être un lieu de transmission du savoir, d’apprentissage des valeurs humanistes et de formation du citoyen de demain.
- La juste répartition des richesses du pays entre toutes les couches de la société et la protection du consommateur.
- Libertés syndicales et promotion du pluralisme syndical, veillant à défendre fidèlement les droits et les intérêts des travailleurs.
- Respect et promotion du Droit du travail.
- Promotion du pluralisme associatif et la garantie de son indépendance comme condition de son développement.
- Mise en place d’une réelle politique de santé garantissant l’égalité dans la qualité et l’accès aux soins. Une politique d’encouragement pour l’installation des médecins dans les lieux défavorisés doit être engagée. Le développement d’un système de "Médecins de Famille", à partir des polycliniques, permettra un véritable travail préventif et le suivi des patients.
- Reconnaitre et défendre les droits de la communauté algérienne établie à l’étrange.
- Lutter contre la précarité et protection des couches défavorisées, en accompagnant les nécessiteux et les démunis jusqu’à l’autonomie et au statut d’une vie décente.
- Recouvrement culturel de l’Algérianité dans toute sa diversité. Valorisation du patrimoine historique ancestral, matériel et immatériel.
- La liberté de création artistique, en mettant fin aux limites apportées dans ce domaine.
- Mise en place d’entreprises culturelles, créatrices d’emplois, de richesses et génératrices de loisirs.

Conclusion :

L'Algérie d'aujourd'hui a encore besoin de garantir définitivement la paix et la sécurité sur l'ensemble de son territoire. Elle a besoin de protéger ses institutions et de les restituer à leur vocation et missions républicaines. Elle a besoin de forger, en rapport avec la dynamique de la société et du monde moderne, le socle matériel et moral de la démocratie, du pluralisme, du suffrage universel, de la citoyenneté, des libertés individuelles et collectives. Il est temps pour notre pays, 52 ans après l’indépendance, de se défaire du règne de la médiocrité, de l’incompétence et de l’injustice, de briser les chaines de la dictature et de couronner par la prospérité et la liberté notre histoire jalonnée de sacrifices et de luttes ; d’honorer les mémoires de la Révolution et de la résistance ; de postuler au statut d’Etat de droit et de justice ; d’édifier une Nation forte dans laquelle les principes de citoyenneté, d’humanité et de compétences seront les principes fondamentaux.
Fort de ses convictions démocratiques, de justice et d’égalité, défendant les principes de souveraineté et de liberté, le mouvement

Barakat invite à travers cette plateforme, les citoyennes et les citoyens algériens, à continuer la lutte pacifiquement pour le changement démocratique, de prendre conscience de la nécessité de l’implication citoyenne et de l’engagement de toutes les classes sociales pour construire l’Algérie de demain, celle de nos enfants et des sacrifice de nos ainés.
Plus grand pays d’Afrique, à la population jeune et instruite, aux richesses naturelles et avec un emplacement stratégique, notre pays a aujourd’hui plus que jamais les moyens et les ressources pour occuper cette place de Nation développée et prospère qui lui revient. Comme par le passé, seul un sursaut citoyen, de fierté et d’amour de la patrie, est le garant d’un avenir prospère et d’un rêve qui deviendra réalité. L’Algérie de demain commence aujourd’hui.
Algériennes, Algériens, intellectuels, cadres intègres de la Nation, universitaires, étudiants, paysans et fonctionnaires, aux enfants de ce pays qui combattent la misère, aux victimes du terrorisme, des abus de l’oppression, aux femmes et hommes, à l’ensemble des richesses humaines de notre Nation, il est historique, salutaire et primordial de prendre aujourd’hui à cœur notre responsabilité commune, c elle de sauver et de bâtir un pays longtemps victime de la prédation et de la dictature, celle de fédérer nos efforts et faire converger nos luttes pour que se réalise le rêve algérien.
Algériennes, Algériens, nous sommes appelés aujourd’hui, tous ensembles, à réaliser le plus grand des défis, celui de parachever notre indépendance, celui de redorer le blason de ce pays et lui donner la place qui lui sied dans le concert des Nations, celui de libérer les forces créatrices de ce pays et donner à la jeunesse sa place, celui de donner à la gouvernance la compétence et le savoir.

Le mouvement Barakat invite tous les Algériens soucieux de l’avenir de leur pays, à rejoindre le mouvement dans sa lutte pacifique pour une Algérie souveraine, libre et démocratique, pour un Etat de citoyenneté et de justice.
Vive l’Algérie républicaine et démocratique.

Mouvement Barakat
Samedi 18 octobre 2014
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ils entament les négociations avec leur employeurs au siège de la Daira de Hassi R’mel en présence des autorités local, l’inspection de travail, ils signent un PV qui reconnait la légitimité de leurs revendications, un délai d’un mois et proposer par leurs employeurs pour exécution des termes de l’accord mais aucune suite.

Après quatre jours de marches et de rassemblements, les policiers ont mis fin à leur mouvement de grève. Une situation totalement inédite, mais conforme à l’époque. La protesta est devenue le seul moyen de se faire entendre. Il n’y a plus de lieux de dialogues ou de négociations. Ou plus exactement, il n’y a plus personne pour assumer ses responsabilités et prendre des décisions.
Fin d’un tabou
Même le Premier ministre a décidé de ne pas trancher, il a renvoyé à la réunion interministérielle du 19 octobre les réponses qui seront apportées aux revendications des policiers. Manière de reconnaître que son pouvoir est limité, et qu’il gère le statu quo.
Le sort du Directeur général de la DGSN n’est pas entre ses mains, il y a peu de chances qu’il soit révoqué par celui qui l’a nommé. Les différents décideurs vont à présent évoquer à huis clos les suites de ce dossier.
La collégialité c’est l’un des marqueurs de ce régime qui prend le temps de la consultation, ce qui n’est pas un mal en soi, pour maintenir l’équilibre entre les forces qui ont voix au chapitre. Si le gouvernement donne son accord pour la création d’un syndicat ou des syndicats, dans la police, comment justifiera-t-il le refus de l’accorder à d’autres dans le pays ?
Les policiers savent mieux que personne, ils ont une connaissance intime du mode de fonctionnement du sérail, que le rapport de force leur est favorable parce qu’ils constituent l’une des institutions sur laquelle s’appuie les décideurs pour être un écran efficace entre la population et les dirigeants. En revanche, s’ils ont été instrumentalisés, pour des raisons inavouées, leur image n’en sera pas restaurée auprès de la population.
Quoi qu’il en soit le seul fait de ces manifestations marque la fin d’un tabou et confirme la fragilité de l’équipe au pouvoir en raison de la maladie du président de la République.
Jamais depuis l’indépendance, aucune manifestation n’avait autant cherché à atteindre le symbole du pouvoir en tentant de pénétrer dans l’enceinte de la présidence. Au plus fort des mobilisations islamistes au début des années 90, personne n’était allé aussi loin. Un paroxysme destiné à désacraliser le pouvoir, une manière de dire qu’il n’est pas à l’abri, qu’il peut être menacé, voire emporté.

Editorial Kader A. Abderrahim TSA
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jeudi 16 octobre 2014

Circulez … il n’y a rien à voir ! La chronique de Omar Benbekhti

Liberté et démocratie, sont toujours arrachées, et aucun dictateur n’accepte de perdre ses privilèges, sinon après des conflits meurtriers. Le délire qui se perpétue depuis des décennies dans les discours logorrhéiques des clans, stérilise la pratique rationnelle au profit de la thaumaturgie. Le seul discours audible se fonde sur l’incantation, ou l’anathème, et rares sont ceux qui s’efforcent de penser à partir de la Raison.
La marche des policiers vers le siège de la Présidence, aussi soudaine qu’imprévisible, en plus de son caractère unique dans les annales du pays, est véritablement le signe d’un délitement institutionnel puisque les responsables en charge de ce corps sont outrepassés et reconnus incapables d’apporter des réponses aux revendications. Leur départ est même réclamé. Quand l’Etat n’arrive pas à assurer une mission régalienne de base, c’est aussi la manifestation de la perte totale d’autorité de ceux-là même censés le représenter. Et cela renvoie de nouveau à la gouvernance. Chaque gouvernant se forge un héroïsme à interdire la parole raisonnée, à la bâillonner, l’embastiller, parfois à l’assassiner tant elle dérange le conformisme d’une parole médiocre portée par une autocratie indigente. La routine d’une vie prêtée aux autres, à ceux qui décident, finit par interdire toute créativité.
Lorsqu’on aborde la question de la gouvernance en Algérie, on entend souvent dire qu’il n’y a guère de visibilité. Et l’on évoque aussitôt le « flou politique » qui caractérise ce pays. Pour parler de flou politique encore faut-il qu’il y ait quelque chose à voir. Or, c’est bien cela qui fait défaut : il n’y a rien à voir ! Les nombreux plans qui ont parsemé l’exercice du pouvoir depuis plus de dix ans demeurent illisibles. Et ceci pour une raison évidente : l’Algérie ne fonctionne pas au système de l’évaluation de ses politiques publiques. Ce n’est pas dans la culture de ce pouvoir. Celui-ci dépense sans compter et sans s’inquiéter du résultat. L’échec des politiques de développement et la corruption ont fini par laminer un système autoritaire qui a produit régression et exclusion, achetant la paix sociale à coups de crédits et de subventions. Et de ce fait, la corruption du pouvoir, l’incompétence de ses agents et son incapacité à promouvoir le développement, font qu’ils sont nombreux à transformer ces institutions en zones de non-droit.
Qu’est-ce qui entrave une vie institutionnelle normalisée dans le pays ?
Comment mettre fin à la « crise » du pays qui subit un pouvoir en déficit de légitimité ?
Lorsque l’allégeance est au fondement du fonctionnement des institutions, et la corruption érigée en dogme, se développent alors presque partout des situations de rupture. Les institutions sont déstabilisées par une corruption généralisée et un populisme de bas étage érigé en mode de gouvernance et d’ascension politique. Le peu de culture d’Etat qui subsistait, après quatre mandats de pouvoir absolu, est réduit à néant. Tout est fait dans l’improvisation, la précipitation et le mépris afin d’imposer un scénario improbable aux conséquences improbables, voire inconnues.
La déroute actuelle de la politique et son corollaire le système autocrate, qui prévaut avec son lot d’incompétences et de régressions fondent l’immobilisme du régime et la perte de repères de la société. L’exclusion, le mépris et l’arbitraire sont érigés en mode de gestion et n’ont pas été déménagés des sphères d’influence qui président aux destinées du pays. La défalcation de la pensée créatrice est maintenue au bénéfice du maintien de la paresse intellectuelle, du refus de penser, du déni d’intelligence et de la persistance de l’obscurantisme dans lequel sont plongées des générations entières.
Ce quatrième mandat est éloquent en termes de béances déroutantes pour l’édification de l’Etat. A aucun moment n’est avancé le projet politique ambitionné, on ne sait rien de la vision du développement adoptée, ni encore moins des ambitions économiques pour préserver l’avenir de cette société. Ce fonctionnement du pouvoir contraint tout le monde à naviguer à vue, personne n’est en mesure de s’engager dans un projet dont on ne connait ni l’agenda, ni le contenu, ni la finalité recherchée. De fait, nous assistons à une gestion par l’absence. Rumeurs, supputations et incertitudes sont le menu de l’actualité, plongeant notre énergie dans l’analyse du néant tandis que gaspillage et corruption s’installent en mode de gouvernance. Avec cette absence de légitimité qui s’accentue, la citoyenneté n’est pas inscrite à l’ordre du jour, aggravant jour après jour le déficit chronique de démocratie, ne tolérant aucune remise en cause de son exercice ni son imputabilité devant les populations. Le pays est gouverné par un système ne respectant aucune règle de gouvernance, aux pratiques autoritaires, encourageant l’informel et l’opacité des décisions. Les Algériens restent des sujets incontinents. La question qu’il faut régler, c’est la reconnaissance de la citoyenneté.
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lundi 13 octobre 2014

Mr Mellouk devant la cour d'Alger


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Ils réclament le départ de Hamel : Impressionnante manifestation de policiers à Ghardaïa

La colère a gagné ce matin le corps spécial des unités d’intervention rapide de la sûreté (URS) postés dans la vallée du Mzab depuis le début des événements de Ghardaïa.

 
1 500 policiers ont entamé ce lundi matin un mouvement de protestation qu’ils disent déterminés à maintenir jusqu’au départ du général Abdelghani Hamel.  Dés 3h,  alors qu’il faisait encore nuit, les policiers se sont regroupés au fur et à mesure devant le siégé de la sureté de wilaya en plein cœur de Ghardaïa.
Impressionnant regroupement qui a suscité la curiosité de la population d’autant plus que les hélicoptères de surveillance sont réapparues dans le ciel de la capitale du Mzab comme pour superviser le mouvement, pourtant pacifique, des policiers en colère.
10 mois barakat
C’est donc les cris des éléments d’intervention qu’on a entendu toute la matinée à Ghardaïa, réclamant des droits qu’ils disent tus, omis, bafoués. A commencer par le droit de revoir sa famille après plus de 10 mois de mission au cœur des événements sanglants de Ghardaïa. Ces derniers exigent en premier lieu l’amélioration de  leur quotidien et notent  avec amertume la dégradation de leurs conditions sociales depuis l’installation de Abdelghani Hamel à la tête de la police nationale.
« Nous travaillons dans des conditions extrêmes alors que le minimum de vie décente ne nous est pas assuré. Imaginez qu’on se nourrit de thon et de gaufrettes depuis presque une année à Ghardaïa ».  Les revendications ne s’arrêtent pas là puisque les manifestants réclament  la création d’un syndicat national de la police.
Décrété morte par feu Ali Tounsi, la reprise de l’activité syndicale au sein de la police nationale s’impose comme une condition sine qua none du retour au travail des grévistes qui déplorent « la mort d’un policier et les graves blessures de la veille lors des événements de Berriane ».
Ils dénoncent en outre l’absence de toute indemnisation ou système compensatoire pour les nombreux policiers  morts, blessés ou brulés lors des événements qui secouent Ghardaïa depuis plus de dix mois. Les éléments des unités d’intervention rapide de  Berriane se sont joints en milieu de matinée  au mouvement de grève au moment ou des échauffourées matinales se sont déclenchées dans la ville après une nuit mouvementée.
A souligner que les policiers grévistes font partie des 28 unités d’intervention rapide de la sûreté (URS) acheminés en février dernier avec 18 escadrons de la Gendarmerie nationale et trois brigades mobiles pour renforcer le dispositif sécuritaire à Ghardaïa.
Houria Alioua Elwatan
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samedi 11 octobre 2014

Risque d’une bulle immobilière en Algérie en cas de chute du cours des hydrocarbures

J’attire l’attention du gouvernement sur le danger d’une bulle immobilière en Algérie en cas de chute du cours des hydrocarbures. en ce mois d’octobre 2014, le cours étant en dessous des 90 dollars le Brent et 85 dollars le WIT, sans compter le prix de cession du gaz totalement déconnecté du prix du pétrole à la baisse également, qui risque d’atteindre un pic entre 2017/2020, qui provoquerait inéluctablement une crise sociale sans précédent.

L’impact de la crise financière de 2008 n’est pas encore terminé du fait que l’on ne s’est pas attaqué aux fondamentaux, malgré certains progrès de Bâle III pour encadrer les banques, mais insuffisant faute d’une approche macro-économique globale et d’une régulation mondiale. Cette crise a un impact sur l’économie algérienne totalement extériorisée via les hydrocarbures, 98% des recettes en devises et important 70% des besoins des ménages et des entreprises et contribuant à plus de 80% à la dépense publique, la conséquence à terme du fait des subventions et des transferts sociaux, 60 milliards de dollars soit 27% du PIB, serait une bulle immobilière avec des conséquence sociales et politiques dramatiques.
 1.- Rappel des impacts de la bulle immobilière de 2008
a-Les banques ont fait des prêts immobiliers à des ménages insolvables ou présentant peu de garanties, à des taux d’intérêts élevés;
b-Diffusion des mauvaises créances dans le marché : pour évacuer les risques, les banques «titrisent» leurs créances, c’est-à-dire qu’elles découpent leur dette en produits financiers pour la revendre sur le marché. La mondialisation a fait le reste, en diffusant ces titres à risque dans les portefeuilles d’investisseurs de toute la planète ;
c-Les fonds spéculatifs (hedge funds) ont été de gros acheteurs de subprimes, souvent à crédit pour doper leurs rendements (jusqu’à 30 % par an), et faire jouer l’effet de levier, les hedge funds empruntant jusqu’à 90 % des sommes nécessaires ;
d-Retournement du marché immobilier américain : vers fin 2005, les taux d’intérêts américains ont commencé à remonter alors que le marché financier s’essoufflait. Des milliers de ménages ont été incapables d’honorer leurs remboursements entraînant des pertes pour les banques et les investisseurs qui ont achetés les titres obligataires ont vu leur valeur s’effondrer ;
e-Crise de confiance : les banques se sont retrouvées dans une situation ou comme dans un jeu de poker, elles savent ce qu’elles ont dans leur bilan, mais pas ce qui se trouve dans celui des autres car ces mauvais crédits immobiliers ont été achetés un peu partout dans le monde et on ne sait quelle est la répartition du risque d’où une grave crise de confiance et depuis juillet 2007, cette situation a fait chuter les bourses et paralyse le marché inter-bancaire ;
f-Les banques ne se prêtent plus ou très peu craignant que leurs homologues soient dans une ligne rouge ;
g-Face à la paralysie du marché, les banques centrales sont intervenues massivement début août 2007 en injectant plusieurs centaines de milliards de dollars et d’euros de liquidités ;
h-Comme conséquence avec de sondes de chocs pour la période actuelle, l’on est passé de l’endettement des banques à l’endettement des Etats. Ainsi comme cela s’est passé pour la crise de 1929, avec cette différence du fait de l’interdépendance des économies, c’est une crise systémique, c’est  la suprématie de la sphère financière sur la sphère réelle dont seulement les crédits hors banques approchent le PIB mondial, (pour l’Europe plus de trois fois le PIB et certains pays comme le Luxembourg paradis fiscal plus de 100 fois) avec une plus grande concentration depuis 2008. Parallèlement, la non symbiose entre la dynamique économique et la dynamique sociale, les bonus attribués aux dirigeants bancaires sont souvent plus de trois fois le taux de profit au niveau des secteurs productifs. Aussi  certains experts prévoient des bulles budgétaires avec donc des reports de l’endettement sur les générations futures, du fait des interventions successives des Etats pour sauver de la faillite les banques, qui se sont substitués aux bulles bancaires , qui risquent d’amplifier la crise mondiale, ainsi qu’avec des nouvelles technologies l’urgence de la sécurité de l’outil informatique afin de parer au risque de l’extension  de la cyber criminalité.
 2. Le danger d’une bulle immobilière en Algérie
En cas de chute de cours des hydrocarbures, d’épuisement du fonds de régulation des recettes, et allant vers l’épuisement des réserves de change ( nous devons laisser un minimum sinon le dinar sur le marché parallèle se coterait à plus de 400 dinars un euro), les  banques devront forcément relever leur taux d’intérêt, ne pouvant plus être recapitalisées via la rente des hydrocarbures, avec l’insolvabilité de bon nombre de citoyens ayant acquis des logements à des taux d’intérêts bonifiés ce qui risquerait de provoquer une véritable crise sociale et politique. C’est le même effet de l’impact de la crise de 1986 où pendant les années 1989/1991 pour les projets agréés par l’OSCIP, où à titre de rappel l'agrément nécessitait la signature de trois ministres, où le taux d’intérêt était passé de 5% à 15% ayant entraîné la faillite de bon nombre d’opérateurs privés. C’est la même situation qu’ont connue les USA lors de la crise de 2008 ou celle de l’Espagne qui a misé sur le BTPH (où d ‘ailleurs en Algérie l’on utilise les anciennes méthodes de construction forte consommatrice de rond à béton, de ciment et d’énergie), et qui a connu la plus grave crise économique de son histoire. Paradoxalement en cas de résolution de la crise de logements sans relance économique réelle, avec cette individualisation (un couple même logé ne peut- vivre avec 20.000/30.000 dinars net par mois) l’on prépare le nid à de vastes contestations sociales. Car actuellement plusieurs familles vivant sous le même toit, avec un revenu familial global (même marmite, partage des charges d’eau, d’électricité etc). Cela  atténue la détérioration du pouvoir d’achat individuel augmente le revenu familial consolidé et assure une certaine cohésion sociale.
 3.- Revoir les politiques de subventions et entamer de profondes réformes structurelles
D’où l’importance d’ores et déjà pour des raisons de sécurité nationale de penser aux réformes structurelles liées à la gouvernance et à la mise en place d’institutions adaptées, couplées selon une vision stratégique de long terme avec la réforme du système financier algérien, notamment public qui concentre plus de 85% des crédits octroyés (enjeu de pouvoir  et poumon des réformes). Cela conditionne le choix de segments en termes d’avantages comparatifs coût-qualité dans le cadre des valeurs internationales (industrie-agriculture-services) notamment en co-partenariat si l’on veut réaliser cette transition d’une production et exportation hors hydrocarbures elle même liée à la transition énergétique et éviter ce dépérissement du tissu productif, le secteur industriel représentant moins de 5% du PIB devant aller vers 15/20% minimum horizon 2020. Les chinois viennent de le comprendre en restreignant les crédits à l’immobilier dont le BTPH représente environ 25/30% de leur PIB, même au risque de ralentir leur taux de croissance. En raison de la persistance de la crise mondiale, les tendances baissières du cours des hydrocarbures  se confirment comme j’ai eu l’occasion de le souligner entre 2010/2014 dans de nombreuses contributions à la presse nationale et au cours d’une conférence « Crise mondiale, Sonatrach et le marché européen de l’énergie » en 2011 à l’invitation du parlement européen à Bruxelles et en 2012 au Sénat français. Aussi,  j’attire l’attention du gouvernement sur le danger d’une bulle immobilière en Algérie en cas de chute du cours des hydrocarbures ; en ce mois d’octobre 2014, le cours étant en dessous des 90 dollars le Brent et 85 dollars le WIT, sans compter le prix de cession du gaz totalement déconnecté du prix du pétrole à la baisse également, qui risque d’atteindre un pic entre 2017/2020, qui provoquerait inéluctablement une crise sociale sans précédent. L’Algérie ne peut continuer à verser des traitements et salaires sans contreparties productives et à dépenser sans compter.
(*) Dr Abderrahmane Mebtoul est professeur des Universités et expert international en management stratégique.

MaghrebEmergent
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Bouteflika est un problème, pas tout le problème


La fixation sur la santé du Président, objectivement légitime, cause beaucoup de déperdition en termes d’analyse de la crise du régime actuel. Bouteflika n’a pu fragiliser l’Etat qu’en comptant sur la complicité de tout le système. 

Des sites d’information marocains ont donné le président Abdelaziz Bouteflika pour mort, Alger a frémi de rumeurs sur des élections anticipées, des rédactions parisiennes ont réactualisé leur nécrologie sur le chef de l’Etat et les Algériens dans la rue cherchaient des liens entre l’absence du Président et le récent renforcement de la présence policière dans la capitale. Une semaine de folie et de bruits qui nous fait oublier une donne principale de ce qu’est l’Algérie aujourd’hui comme pays et comme Etat : la maladie et les absences répétées de Bouteflika sont plus qu’une fatalité depuis sa première hospitalisation officielle en novembre 2005 à Paris.
Elles sont un état de fait imposé par un système politique incapable de se régénérer et qui devient lui-même un danger pour le pays. «Notre système algérien, très présidentialiste, va très vite se retrouver dans une ‘‘crise de régime’’. Tout remonte vers le Président qui n’est comptable devant aucune institution», nous expliquait, en avril dernier, Fatiha Benabbou, professeur de droit et spécialiste de la Constitution. Pourquoi s’étonner, aujourd’hui, de ces «absences», ces voyages secrets pour aller se soigner à l’étranger, alors que le président Bouteflika a défié tout le monde, opinion publique et classe politique, en assumant publiquement la situation inédite d’une candidature impossible sur le plan constitutionnel, mais rendue possible par la complicité passive ou active de tous les secteurs de l’Etat.
Rappelons, ici, le contenu de sa «lettre» aux Algériens durant la campagne présidentielle : «Les difficultés liées à ma santé physique actuelle ne semblent pas me disqualifier à vos yeux ou plaider en faveur de ma décharge des lourdes responsabilités qui ont eu raison d’une bonne partie de mes capacités.»
Fixation
On ne peut être plus clair et les «détails» légaux ne sont que broutilles face à la volonté du système à réélire Abdelaziz Bouteflika : Fatiha Benabbou rappelle également qu’un médecin qui signe un faux certificat médical commet un délit, s’interrogeant sur le certificat médical joint au dossier de candidature validé par le Conseil constitutionnel. Un Conseil constitutionnel verrouillé, dont l’ancien président, Tayeb Belaïz, a été débarqué de son poste illégalement pour se voir remplacé par un autre fidèle, Mourad Medelci. Tout a été verrouillé, il est vrai, au profit de ce qu’on appelle le «clan présidentiel», mais d’une manière si cavalière et si caricaturale souvent, que seul un soutien franc et direct de tout le système, avec ce qui subsiste comme pôles de décision civils ou militaires, a permis ce coup de force du 4e mandat et la fragilisation dangereuse que subit l’Etat algérien.
On ne voulait pas trop entendre les voix qui refusaient de faire de Bouteflika et de son mandat de trop une fixation. Mouloud Hamrouche, à qui on a reproché un discours dépassant la conjoncture de la drôle de campagne électorale, l’avait bien souligné : les choses sérieuses commenceront après le 17 avril, date de l’élection. Et c’est l’une des raisons qui ont poussé l’ancien chef de gouvernement à prendre ses distances avec l’opposition regroupée au sein de la CNLTD qui a, ces dernières semaines, lancé une véritable campagne pour l’application de l’article 88, relatif à l’empêchement du chef de l’Etat pour incapacité à gouverner, alors que Benflis concentrait ses tirs sur la «vacance du pouvoir». «Démettre Bouteflika ou sa disparition ne régleront rien, confie un proche de Hamrouche. Ce n’est pas comme si on posait ses valises dans une nouvelle maison pour remplacer l’ancien locataire et tout remettre dans l’ordre avec une baguette magique.»
Auto-flagellation
«D’autant plus que le discours d’une certaine opposition, notamment la CNLTD, aussi respectable et légitime soit-il, évoque le changement de système en faisant mine de ne pas prendre en ligne de compte le vrai agenda politique, qui est malheureusement un agenda biologique. Tout le monde n’attend que la disparition du chef de l’Etat pour mieux avancer ses pions ou faire valoir sa qualité d’alternatif salutaire, mais personne ne le dit clairement», poursuit un cadre de l’opposition qui pointe la crise du régime et les coups portés à l’Etat comme les véritables enjeux d’un sursaut national.
Mais surtout, cette fixation bouteflikienne, aussi légitime et juste soit-elle, fait passer toute une partie du système pour des adeptes de la résilience forcée. «Au-delà de leur exercice d’auto-flagellation finement entretenu depuis des mois et de leur mauvais rôle de ‘‘victimes’’ (un comble pour la police politique), les ‘‘services’’ portent une importante et décisive responsabilité dans l’état actuel des choses et dans l’atteinte à tous les principes de l’Etat et de sa continuité», charge un haut cadre de l’Etat.
Consensus
«Les enquêtes sur le scandale Sonatrach déclenchées par le DRS, genèse du prétendu conflit, étaient-elles une déclaration de guerre contre Bouteflika ? Impossible, tranche un ancien gradé. C’était une manière de juguler les dégâts avant que ne soit éclaboussé l’entourage direct du Président. Avez-vous remarqué que ces affaires font du sur-place à la justice ? Est-ce que des puissants sont tombés ? On n’a même pas ‘‘su’’ rédiger un mandat international contre Chakib Khelil.» Interdépendant dans un système fermé et en manque de légitimité démocratique, président et police politique marchent main dans la main, ne se querellent parfois que lors de tensions passagères,  tensions souvent provoquées par des interférences extra-système.
La fameuse guerre n’a pas eu lieu pour des raisons aussi bien techniques et politiques et pour des raisons de logique de fonctionnement et de pouvoir. Et pour le maintien du statu quo que Bouteflika, Mediène et Gaïd Salah veulent à tout prix sauvegarder, à défaut de recréer un consensus salutaire et solide en remplacement du consensus improvisé au lendemain du 12 janvier 1992 et qui est rompu. Le système veut rester tout en gardant comme ligne d’horizon l’évolution de la santé du chef de l’Etat, et ses efforts de maintien, sans aucune ingénierie sérieuse pour mieux gérer la crise du régime, rendent le pays de plus en plus vulnérable.
Quand Hamrouche a interpellé Bouteflika, Mediène et Gaïd Salah, le 30 mars dernier, il a lancé cette phrase : «La crise est une pression quotidienne sur les hommes au pouvoir cités.» Il ne s’agit certainement pas de compassion : le statu quo s’est refermé sur le système comme un piège paralysant toute sortie de crise.
Adlène Meddi Elwatan
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mercredi 8 octobre 2014

Face à la Crise Alimentaire

Ces lignes, comme bon nombre d’alertes émises auparavant, sont destinées à nous interpeller sur une crise alimentaire dans l’histoire des peuples du Maghreb sans précédent.  
Oui,nous sommes déjà confrontés à un problème de survie, à la lumière d’un petit calcul d’épicier, une certaine lucidité dans la prospective nous met directement dans le giron de l’aide humanitaire internationale.
Ce sont nos attachent au virtuel du quotidien qui nous font croire que le chaos est loin devant nous, mais en fait nous le vivons depuis un certain temps déjà.
Les révoltes, immolation, harraga…, sont autant d’innombrables alertes à la ruine du pays qui éclaboussent quotidiennement la bulle dans laquelle nous tentons de nous protéger, sans pour autant arriver à la faire éclater. Le vide de notre soumission et l’absence sociale, ont  fini par les assimilés en faits divers et sans plus.
Nous pouvons considérer que nous avons adopté l’économie rentière comme mode de gestion depuis que le baril a dépassé les 20 $ c'est-à-dire au milieu des années 70. Il est connu aussi qu’entre 1999 et aujourd'hui, 80% des recettes des hydrocarbures du pays depuis 1962 ont fini par nous piéger dans le système rentier. Mais nous savons que la production d’hydrocarbures est entré dans un déclin naturel depuis 2008, et que toutes les gesticulations des hommes du pouvoir ne pourront pas la redresser de façon sensible.
 Nous savons que ce déclin suit une courbe régressive en valeur et en volume  qui va rencontrer celle de notre consommation engagée dans une croissance frénétique et incontrôlable. En absence de tout dialogue autour d’une réflexion d’une Algérie républicaine, la jonction des deux courbes est imminente. L’orientation de la nouvelle loi des finances est là pour le confirmer. De façon unanime les analystes  crient au tsunami et à la glaciation pour qualifier l’inévitable misère qui s’abattra  d’une façon effroyable sur le pays. Cependant sans tissus productifs, il apparaît clairement que la souveraineté et l’intégrité nationale sont plus que jamais menacées par la confrontation à la survie de la population.
 Insidieusement le pouvoir s’est arrangé pour qu’il ne doive absolument plus rien au travail et au génie de la population, il a réduit l’économie du pays à un simple troc et toutes les compétences se retrouvent marginalisées avec une fuite de cerveaux hémorragique inégalée. Nous savons que notre consommation n’est pas le reflet du fruit de notre labeur, mais celle de la valeur des recettes de pétrole.
Au jour aujourd'hui, qui d’entre nous ne serait pas désarçonné par la naïve question ; que produit votre pays ?
 Comment en sommes nous arrivé là ?
Jusqu'à la fin des années 60, l’Algérie était le premier exportateur des produits de la terre de la rive sud méditerranéenne (niveau qui aurait été atteint par le Maroc en 2000 !).Depuis l’adoption de l’économie de rente les importations alimentaire sont passées successivement de 1- 2-2,7- 8,9 milliards de $ correspondant aux années 70-80-2003-2008, pour atteindre 9 milliards de $ en 2011, cette année, 2014,nous dépasserions les 10 milliards de $. Nous remarquons que dans l’évolution exponentielle des chiffres, prise dans la frénésie générale, la facture alimentaire s’est multipliée par trois en cinq ans en corrélation étroite avec les recettes de Sonatrach. Juste pour les quatre premiers mois de l’année encours (2014) les blés (tendre et dur) à eux seul ont coûté près d’un milliards de $ soit l’ensemble de la facture alimentaire de 1970. Les chiffres nous montrent aussi que depuis 1970 la facture alimentaire s’est multipliée par 10 alors que la population qui s’est multipliée par à peine 3 !!
 Aujourd'hui il faut remarquer que les céréales à elles seules représentent le double de la facture alimentaire de 1999 !
Par le biais de ces importations tout azimut, qui ont augmenté les six premiers mois de 2013 de 18% !? Nous n’achetons pas que des produits de premières nécessités représentés par sept produits qui englobent entre 78%-85% de la facture alimentaire, chasse gardée de quelques proches du pouvoir. Elles touchent tous les domaines et même des produits largement disponibles dans le pays. Si dans ces cas l’importation ne répond pas à un besoin, elle révèle par contre l’existence et la puissance d’un lobby du circuit de l’importation alimenté parla rente. Il a exerce sa mainmise sur les transferts de capitaux vers l’étranger. Il en a résulté l’édification de tout un dispositif machiavélique érigé en un véritable mécanisme d’extorsion des richesses du pays.
Aucun discours politique ne pourra affronter le langage acerbe de ces chiffres sans reconnaître (comme dans notre cas), les effets d’un cocktail, d’incompétence,de malhonnêteté…,  en action.
La lecture des données nous montre à quel point nous nous sommes faits piégés dans le gouffre de la dépendance alimentaire, mais aussi la curieuse et inquiétante vitesse sans cesse croissante avec laquelle nous y sommes parvenus. Actuellement les produits agricoles représentent plus de 30% du total des importations du pays, avec un soutient financier irréfléchi et démesuré nous assurons à peine 50 % de nos besoins.
En 1962, l’agriculture était le fer de lance de l’économie algérienne, c’est le secteur qui a été le plus pénalisé, il s’est complètement résorbé sans être remplacé. Réanimer le secteur agricole ne se présente pas comme une alternative, mais l’unique façon de retrouver sa souveraineté nationale. Dans une situation de conflits (la crise en Ukraine), l’arme alimentaire par des sanctions imposées aurait un effet dévastateur sur le pays, notre armée ne pourra le repousser. Pour se remettre à apprendre à semer du blé il faut du temps et des efforts illimités.Le domaine agricole comme les autres domaines a subit une érosion du capital humain et une perte d’une bonne partie du savoir faire. L’agriculture appartient à des  systèmes  biologiques régies par des lois et  qui s’insère dans une continuité et non pas dans une rupture avec le passé, ce que tous les peuples ont compris, sauf nos technocrates. La production nationale existante est totalement tributaire de ’importation, à commencer par la semence. Dans la même logique de développement nous nous sommes limités au copié collé, confondant distribution de rente et politique de développement.
Toutes intentions de réanimer ce secteur se font dans un semblant de développement, la corruption incontrôlée a fini par s’y incruster au point d’en assurer la dynamique ! Il est fréquent de voir les mêmes animaux, matériel, équipements,… subventionnés facturés et surfacturés parfois 10 fois de suite !!
L’exemple de l’importation de races étrangères pour booster la production a laissé en liberté des animaux dans la nature sans aucun contrôle ne fait que menacer le patrimoine génétique de nos races locales adaptées aux conditions régionales fruits d’une sélection séculaire.Dans une infinité d’exemples tout aussi affligeants les uns que les autres, il serait utile de noter qu’il y a même eu des programmes pour de la production piscicole en zone désertique. Le Tilapia poisson des bords du Nil, importé Égypte, s’est vu projeté sur des territoires à hiver gélif sans tenir compte des conditions du milieu (sur les bords du Nil il ne gèle pas), sans être un spécialiste il est facile d’imaginer les résultats catastrophiques obtenus. Ainsi dans le pays du mouton on se met à faire du poisson en  guise de développement.
 Le cas du mouton est édifiant; fleuron de nos produits du terroir, il a été victime en 1973 de la troisième phase de la révolution agraire. En voulant augmenter la production les dirigeants avaient décidé d’introduire l’orge en tant qu’aliment énergétique (ce qui explique la présence d’un bout de graisse que l’on appel côtelettes dans nos assiettes). La relation trophique animal- végétal (steppe) dans un équilibre naturel n’a pas été considérée. Quelque temps plus tard (1976) un rapport de la Banque Mondiale faisait remarquer que les responsables subventionnaient la destruction de la steppe à coût de milliards de $. Résultat nos parcours de 20 millions d’hectares ne peuvent nourrir qu’un million de têtes sur une vingtaine de millions. Le reste,quasiment la totalité est à la charge de la rente pétrolière.
Il est utile de remarquer que ce rapport aurait pu extrapoler le cas de la steppe à l’Algérie toute entière.
De toutes façon les échecs récurrents sont exprimés dans la facture alimentaire et par la menace lancinante qu’elle exerce. C’est le produit du travail acharné de technocrates qui bricolent du fond de leurs bureaux des projets à échelle réelle pour un pays dont ils n’ont qu’une vision approximative. Croyant fermement àl ’application de projets importés clés en main comme si l’agriculture pouvait se pratiquer en dehors de la nature, c’est comme s’il n’y avait aucune différence entre In Salah et Blida.
A l’unanimité les observateurs prévoient que la jonction des courbes d’exportation et de consommation va avoir lieu avant 2018, ce sera le point Zéro Exportation, ou la fin du sursis. Chaque jour les recettes pétrolières diminuent, grevées part les effets cumulés d’une consommation galopante (12.5% par an), un volume de production en chute (9%  par an), auxquels vient s’ajouter une baisse (15% ces derniers mois) des prix.
Nous sommes le seul pays du Maghreb à ne pas avoir assuré sa sécurité alimentaire  depuis on indépendance. Il est difficile d’admettre que toutes les décisions des politiques ont fait intensifier la menace sur la survie de la population par le financement de notre dépendance alimentaire. Même si nous faisons immédiatement un virage à 180°, nous n’aurons jamais le temps de repousser la catastrophe alimentaire d’ici 2018.
 A moins d’exercer des mesures restrictives et une politique d'austérité draconienne par un puissant contrat social que seul un gouvernement légitime aura le courage d'appliquer. A défaut l'impasse politico économique dans laquelle nous sommes provoquera l’inévitablement  choc d’une déflagration que l’on attend silencieusement les yeux fermés.
D'ailleurs c'est l'unique promesse fiable inscrite sous ce 4em mandat.


Sofiane Benadjila.
Ingénieur Agronome,Militant de la LADDH.
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