MA CHAINE SUR YOUTUBE

Loading...

Page d’accueil

vendredi 24 octobre 2014

Octobre, grand retour du doute et rayon vert du prix Nobel (opinion)

La spectaculaire fronde des policiers algériens annonce un nouveau cycle d’arbitrages budgétaires les prochains mois : Et rien n’indique qu’il se fera au profit de la rationalité qu’invoque la conjoncture. Bien au contraire. Un microcycle économique de quatre ans vient de se boucler. L’Algérie est symboliquement revenue à l’avant-Printemps arabe en quelques mois. Quatrième mandat autoritaire et dilution des effets de la redistribution accélérée de l’année 2011. Petit rappel. Fin décembre 2010, le général-major Hamel a annoncé publiquement, non sans une pointe de fierté, une augmentation de salaire de 50% pour les policiers. L’annonce tombe à pic, les URS – maintien de l’ordre public – sont confrontés dès la semaine suivante à la plus importante vague d’émeutes dans le pays depuis le Printemps noir de Kabylie, en 2001.
La colère des jeunes déclassés des banlieues populaires des grandes villes du pays est largement braquée contre les policiers. Leur augmentation de salaire est mal passée chez les chômeurs. Sous la pression, le gouvernement décide que les jeunes émeutiers ont réagi à la hausse du prix de l’huile et du sucre à cause de la lutte contre l’informel. Et lâche toutes les vannes de la subvention et de l’aide directe (Ansej). Les marges de manœuvre budgétaires le permettaient alors, après un gros rebond des exportations énergétiques en 2010. Ce n’est plus le cas en 2014. Résumons-nous. Un nouveau cycle de pressions sociales à impact politique se dessine cet automne, quatre ans après la grosse alerte du Printemps arabe et des émeutes de janvier 2011. La fronde des policiers en est une préfiguration alarmante. La recette qui a marché en 2011 — l’arrosage budgétaire — est, aujourd’hui, aventureuse sur le plan de la comptabilité nationale.
Les cours du brut continuent de descendre, les volumes de gaz manquent, les coûts d’importation ne désenflent pas, la fiscalité hors hydrocarbures n’émerge pas. C’est pourtant cette recette de 2011 qui est déjà enclenchée avec la réponse favorable aux revendications des policiers. Grand bien leur fasse. Il y a sans doute des économies à réaliser dans d’autres dépenses publiques pour rendre soutenable une nouvelle hausse des salaires. Personne n’est en mesure, politiquement, de suggérer ce plan d’économie habile. Ou un quelconque retour à la rationalité. Ni Bouteflika, ni Sellal, ni Yousfi. Conséquence : le mouvement des policiers est bien parti pour rentrer sans doute dans l’histoire comme celui qui aura accéléré le choc. Celui de l’économie algérienne avec l’iceberg qui se rapproche sur son inflexible trajectoire.

La semaine n’était pas bonne : Et pas seulement à cause de la promesse de nouveaux dérapages dans les dépenses de fonctionnement de l’Etat algérien. Pas seulement parce que les signes les plus redoutables continuent de venir de la conjoncture économique mondiale. Symbole de la séquence doute qui s’installe à nouveau, le mini-krach boursier mondial de mercredi et jeudi derniers. La chute des cours était bien sûr plus forte sur les places européennes. Une perte de 3 à 4% des capitalisations boursières en deux jours de Madrid à Francfort en passant par Paris et Londres. C’est là que se lit, depuis la crise souveraine de 2010-2012, l’avenir de la mondialisation capitaliste.
Les investisseurs ont décidé de sortir du marché des actions au bout de sept semaines de rentrée économique et sociale chargées de mauvaises nouvelles. Certes, la prévision de croissance mondiale pour 2014 est encore supérieure à 3%. Mais tout se passe en dehors du monde riche. Qui n’a pas fini de payer la facture des 30 années de croissance molle tirée par le crédit facile. Le doute est donc de retour. Il fallait s’y attendre. Ces deux dernières années, le redressement américain a été porté par un dispositif d’aide à l’activité sans précédent dans l’histoire, le QE, «quantitative easy», qui faisait de la Reserve Bank une machine à refinancer le système bancaire et l’investissement à raison de 80 milliards de dollars par mois.
La machine s’arrête après avoir réduit son débit. Et, de partout, les marchés se réveillent brutalement pour dire qu’ils ne sont pas guéris. Toujours «addict» aux taux d’intérêt proche de zéro et au jet d’eau fédéral. En réalité, la purge n’est pas terminée. Mme Merkel l’a rappelé sèchement, jeudi dernier, aggravant la déprime boursière. L’heure n’est pas encore venue de réduire l’étau sur les déficits publics en Europe. La relance attendra. Dans un monde où les moteurs se nivellent par le toussotement. La Chine ralentit, les émergents se replient, la reprise américaine est fragile. Ce monde en convalescence depuis cinq ans ressemble à un patient suspecté d’avoir contracté le virus Ebola. Il fait peur. Pas de panique. Il faut juste le comprendre.

Jean Tirole, prix Nobel d’économie 2014, n’est pas algérien. Mais son école, celle de Toulouse, va venir en Algérie :  C’est la bonne nouvelle de la semaine. L’Algérie est bien orientée dans son partenariat universitaire. Son ministère de l’Industrie a fait appel, en décembre 2013, à la Toulouse School of Economics (TSE) pour l’accompagner, dans le cadre de la coopération Algérie-France, pour créer une Ecole nationale d’économie industrielle (ENEI). Heureux hasard ? Le président de la TSE est le tout frais lauréat du prix Nobel d’économie 2014. Jean Tirole est un académicien au long cours qui a fait de l’étude du fonctionnement des marchés et de leur régulation son domaine d’expertise. Il travaille en particulier sur l’économie industrielle. Il a réussi à construire un îlot d’excellence à Toulouse avec la TSE, au point d’être recommandé par son gouvernement dans les partenariats internationaux comme celui qui lie, sur le plan universitaire, Alger à Paris depuis plusieurs années. L’ENEI est positionnée pour former des cadres des secteurs public et privé et de l’administration liés aux problématiques d’économie industrielle. Le protocole d’accord ne dit pas si Jean Tirole viendra y donner des cours de temps à autre. Les prix Nobel ne courent pas les estrades à Alger.

MaghrebEmergent
Lire La Suite... RésuméleBloggers

Ma chronologie deuxième partie


« Prévoir, vaux mieux que guérir »
Retour un peu en arrière.
Si vous êtes arrivé à ce moment de votre lecture, vous vous dites peut-être mais qu'est-ce qu'il veut celui là, mais ou il veut en venir ?
C’est simple, j'ai décidé de raconter ma vie.
C'est vrai qu’il est difficile pour quelqu’un comme moi avec une scolarité très médiocre, j' ai quitté l’école très tôt pour allez m’aventurer dans les chantiers, de trouver les mots, le vocabulaire pour m'exprimer comme je l’entend. D'un autre coté c’est mieux que de ressembler à beaucoup d’intellectuel que je connais et qui suivent les instructions d’un abruti d’officier de la DRS qui n'a même pas eu son bac, bref.
J'ai toujours été très impressionné par les intellectuels.
Je vais vous raconter une histoire qui m'a beaucoup marquée.
En 1994 j'atterris dans une multinationale, je rencontre quelqu’un dont je ne me rappelle même pas le nom, il était de Sidi Bel Abbes, c’était un soudeur homologue, à l'époque je croyais que c'était un grand intellectuel, un septuagénaire intellectuel parce qu’il parlait correctement le français. Une fois lors d’une soirée arrosée dans sa chambre, on était en train de prendre quelques verres, j'étais attentif à tout ce qu’il disait, quand une phrase sortie de sa bouche, c' était comme une claque, Pouff, Waww .. . « Prévoir, me dit-il, vaux mieux que guérir »...une phrase magique, je ne l'avais jamais entendue, elle m'a saoulée, il faut dire que je l'étais déjà pas mal ce soir là.
J’ai passer beaucoup de temps après, dans les chantiers, justement, à frimer avec cette phrase magique, chaque fois quand je la prononçais, je prenais mon souffle, que tout le monde se taise, le sage parle : « Dans la vie, prévoir c'est mieux que guérir ». Je lui donnais tellement de temps pour la prononcer que j'espérais que tout ceux qui m'écoutaient devaient vraiment penser la même chose : « c’est fou comme ce jeune est intellectuel... ». Jusqu’au jour où, tout seul dans ma chambre, je réfléchissait à tout et à rien, et là, je me rappelle de ces mots magiques, et pour la première fois, j’ai pensé à les traduire en arabe, ce n’était pas compliquer, mais cette traduction allait pour moi devenir une autre claque, « prévoir mieux que guérir...Elwikaya kheiron mina el3ilage ». Oupss c’est quoi ce délire ? Mais je la connaissais depuis que j’étais gosse cette phrase, on nous l’apprenait même a l’école, pourquoi alors penser que c’était si magique ???
Mon grand regret c'est d’avoir quitté l’école très tôt, j’avais besoin, énormément besoin de m’instruire, mais sur les chantiers, c’est pas vraiment le meilleur endroit, on apprend pas le vocabulaire, on apprend l’étape suivante, l’expérience. J'ai raté cette marche alors qu'elle me devenait plus que nécessaire quand j'ai commencé à me mêler de ce qui me regardait.
Après cette histoire, j'ai profité d'un moment de sablage, comme on dit à Hassi-Messaoud de quelqu'un au chômage, pour me remettre les idées en place et j'ai commencé à travailler pour une autre multinationale, elle s’appelait Schloumberger. Mais avant d'être recruté je devais passer par un autre monstre que « les expatriés », c'est ainsi que l'on appelle les patrons étrangers : les sous traitants. J'allais apprendre à les connaître.
Mon premier sous traitant c'était la GSF, Gardiennage et sécurité financière, elle appartenait aux deux fils de l'ex divisionnaires de la sureté nationale, Beloucif Ali et Nait Abdelazziz,. Ils me payaient , à l'époque pour 12heures de travail par jour la moitié de ce que je gagnais10 ans auparavant, sans assurance, sans prise en charge, 15 000DA par mois, dans une enveloppe, il fallait juste signer un papier.
L’esclavagisme... !! Non l’esclavagisme dans le sud algérien c’était la spécialité des multinationales mais ce monstre avait un autre nom, je ne sais pas quoi, je ne sais pas comment le définir, je dirais seulement qu’ils étaient nos nouveaux maîtres.
Ce Karim Beloucif, le fils de Ali Beloucif, patron de cette boite (GSF), venait faire la ronde avec son chauffeur le soir, dans sa Mercedes, avec un joint dans la main, El anabi, comme en disait, un gros joint, ivre il nous regardait comme si nous étions des bêtes. Cela vous touche, on avait l’impression de ne pas mériter nos corps d'humains, car un corps humain normalement c’est humain, il a des sentiments, un esprit et je ne sais quoi d’autre.
Cinq années dans cette boîte ça m' a seulement appris à être rabaissé, à me sentir un moins que rien, un homme inférieur à la personnalité indigne de vivre.
Puis j'ai continué ma vie ailleurs, et donc comme je vous l'ai déjà dit, me voilà après cette première expérience employé dans une autre multinationale comme responsable de la sécurité.
Je ne manquais de rien, c’est vrai, mais j’avais envie de faire quelque chose d'autre que d'apprendre à me taire devant tant d'injustices, je crée un syndicat, deux mois après je suis suspendu, et là c’est le début d’une nouvelle ère pour moi, c’était en 2007.
Et, vous savez quoi ? en l'espace de deux mois, je perd ma mère qui est en fait grand mère mais qui pour moi est ma mère, je suis suspendu de mon travail, je suis poursuivi en justice, je divorce, et je recommence à fumer.
Je crée un petit commerce à Laghouat, je vis dans ma boutique.... et quoi d’autres ?...en deux mois, perdre sa mère, suspendu, divorcé, poursuivi en justice...et surtout, vivre dans une arrière boutique, le temps ne passe pas vite dans ces moments là. J'ai pleuré hhhhh, je ne faisais que ça, je pleurais le soir comme un gamin, tout le temps, tous les soirs, je me lamentais mais qu'est ce qui t'a pris foutu Yacine ? et ça durait tous les jours.
Je ne lâche pas, je crée un Blog, et je lance une campagne contre cette multinationale en diffusant des informations sur les pratiques de cette dernière, des vidéos, des photos qui dénoncent les conditions de travail et d’hébergement des travailleurs, et à chaque publication, un huissier de justice vient frapper, quelques jours après, à ma porte pour me soumettre une convocation en justice, « diffamation sur Internet », je ne savais même pas que ça pouvait exister, sinon je n’aurais jamais osé.
Mais bon, c'est fait c'est fait, et vous savez quoi ? toute la semaine, c’est le stress, à chaque moment j’attend qu’un huissier vienne frapper à ma porte, ou plutôt à mon garage. La seule journée où je me sentais tranquille, c’était le jeudi, nous étions encore avec l’ancien week-end, car je savais que le vendredi personne ne viendra frapper à ma porte, et me remettre une convocation en justice.
Justice, justice, justice....vous savez, la première fois que je me suis retrouvé devant la justice attaquée par cette multinationale, j’ai été devant le juge souriant, oui, vraiment, souriant, tête levée, et je pensais vraiment que ce juge allait me dire : « Qu’elle aille au Diable cette multinationale, mon fils, tu es chez toi, au Diable la diffamation, tu n'as fait que défendre les droits des travailleurs », oupss, 10 000 da d’amende, la première fois. « Wach, quoi encore toi ? » 230 000 da d'amende et trois mois de prison avec sursis, « encore ? matehchemche enta, tu n'as pas honte toi ? » 80 000 da d'amende et trois moi avec sursis, et encore et encore et encore, au même point, avec cette justice, la justice de mon pays.
J’ai même été poursuivi pour la même affaire deux fois de suite avec le même numéro de dossier, cette fois ci j'avais eu gain de cause, et c'était le procureur qui avait fait appel, oui le procureur, pas la multinationale !
Je gagne en appel et huit mois plus tard, je suis de nouveau convoqué... pour la même affaire, même dossier, même numéro. Le jour du procès mon avocat vient dire au juge : « mais monsieur le juge, cette affaire a déjà été jugée et mon client a gagné ce procès. » Imperturbable le juge lui répond : « Maâliche, cela ne fait rien » et de reporter encore une fois l'affaire « jusqu'à ce que la victime soit présente... »
Là, j'avoue que m'a tête à beuguée. Mais la victime c'est moiiiiiiiii !
Et de me demander : « je suis dans le bon sens ou je suis en train de déconner, dérailler ???
Aller/retour. De Laghouat jusqu'à Hassi-Messaoud 1000 kilomètres, trois, quatre fois par mois, et encore, cela ne finit jamais, jamais, plainte après plainte. Et puis zut, je vais encore tenir combien de temps ?...je ne suis plus sûr de rien...je vis avec ça et j'attends, j'attends. C'est quoi à votre avis les sentiments d'un homme qui a tout perdu, dans des moments pareils, tout perdu...et pourquoi ? Il doute de tout mais surtout de lui même.
Bon disons que cela arrive, ça arrive à beaucoup de gens ce genre d'histoire ! A l'époque, mes sentiments étaient différents de ceux d'aujourd'hui, car maintenant je me dis : mais c'est géniale cette histoire, j'ai vécu tout ça et j'ai tout supporté ! Mais au moment des faits c'était pas les mêmes sentiments. J'ai souffert, vous savez quand vous avez une boule de colère que vous sentez habiter dans votre ventre, je me disais tout le temps mais ce n'est pas possible que je puisse supporté encore plus cet horrible cauchemar, comment en finir avec tout ça ???????? comment en finir ????
Un héros comme je le disais au début ne pourra jamais avoir ce sentiment, ce serait lâche de sa part !!!! Je n'étais pas un héros.
Tout le monde se fout de mon histoire, j’envoie plus de 500 e mail par jour, presse, organisations syndicales, j’évite de parler de l’UGTA et de Sidi Saïd, ça me donne envie de vomir.. bon, j'ai été le voir trois fois, parce qu’il était patron de mon syndicat d’affiliation, à chaque rencontre il me disait, « t’inquiètes pas Yacine, elle se prend pour qui cette boite de merde ? je vais te montrer de quoi nous somme capables. » En sortant de chez lui, j’appelais les rares amis qui me restaient dans cette multinationale : « Héyooo, les amis, c’est bon, Sidi Saïd Abdelmadjid que je viens de rencontrer, personnellement, vient de me dire, c’est bon, ils sont foutus »... Beuf, un mois, deux, rien ne se passe, les poursuites continuent, je reviens, je reviens encore le voir, la quatrième fois, je fais 400KM de Laghouat à Alger à la centrale syndicale de l’UGTA, Place du 1er mai, Sidi Saïd est là devant moi, entourés de ses gardes du corps, il me sourit, il attend que j'aille vers lui, je suis incapable de bouger, il va alors pour sortir de sa voiture blindée, je reste scotché à quelques mètres de lui, subitement j'ai honte de moi...honte d'aller vers luije le regarde fixement bien dans les yeux et je m'en vais, c’est qu’un petit CON de menteur, je venais de le comprendre !
Mais bon, comprendre ne veut pas dire que c’est fini !
Encore et encore que de la souffrance...imaginez qu’une fois, je fais 400Km de Laghouat à Alger, et c’est très loin 400 Km de Laghouat à Alger avec cette route de merde, de 11 heures du soir à 6 heures du matin, je suis a El Kharouba, je faisais ce trajet une fois par semaine, chaque semaine pendant des années, de 2007 a 2010, pour allez voir les partis politique, genre Louisa Hanoune, les médias avec Tahar Djaout, pour allez pleurer, supplier qu’ils m’aident, et le lendemain, je reste éveillé jusqu’à 3heures du matin pour voir s’il y a une publication dans n’importe quel journal, mais rien.
Et, je restais là à la gare d'El Kharouba, je ne sais plus où aller, je prends un café, et une heure après je repars chez moi. 800 kilomètres aller/retour, juste pour allez visiter la gare d'El Kharouba, je vous jure que ça m'est déjà arrivé !
Perdu. Je suis perdu jusqu’au jour où je reçois un mail d'un correspondant d’un site américaine qui s’appelait LabourStart, mon correspondant s’appelle Andy Funnel.
Je ne suis plus seul.
A.F est français, et il travaille aussi pour le syndicat CFDT-HTR, c’est a dire CFDT hôtellerie et restauration, voila la première réaction, le premier soutien que je viens de recevoir :
Bonjour,
Je suis le correspondant de LabourStart en France. Vous avez écrit à mon
camarade, Eric Lee, qui m'a transmis le courriel pensant que vous seriez
plus à l'aise pour vous exprimer en français.
Il se trouve que je suis adhérent du syndicat CFDT Hôtellerie Tourisme
Restauration à Paris.
http://www.cfdt-htr.org
Je connais très bien (.....je ne peux même pas citer son nom, je vais vous expliquerais plus tard pourquoi) et ses pratiques. J'ai lu votre blog
(http://yacinezaid.wordpress.com/2007/09/) et son comportement en
Algérie me semble à peu près conforme à ce que l'on voit ailleurs.
Comment peut-on vous aider? Je vois deux possibilités :
1)
Vous pouvez solliciter une campagne en ligne sur LabourStart, il
faudrait le faire officiellement au nom de votre syndicat en utilisant
cette page :
http://www.labourstart.org/newcampaign.php
C'est en anglais ! N'hésitez pas à le remplir en français, mes camarades
reviendront vers moi.
Pour vous aider, voici les renseignements à fournir - dans l'ordre, du
haut en bas)
Votre prénom et nom
Votre pays
Votre syndicat
Votre titre dans le syndicat
Votre adresse e-mail
Votre numéro de téléphone
Votre identifiant Skype (si vous avez un)
(Ensuite, les grandes cases)
Un court résumé des circonstances entourant votre demande (deux
paragraphes maxi)
Le message que vous souhaitez envoyer à votre employeur/gouvernement (en
une paragraphe)
Les adresses e-mail cibles (c'est-à-dire les gens qu'on va inonder de
courriels) + celle de votre syndicat si vous voulez recevoir des copies
(ça peut être intéressant de créer un compte exprès)
et enfin,
L'adresse de votre site internet.
Attention : les demandes sont examinées en commission avant de les
lancer, ce qui peut prendre quelques jours. Vous serez informé si votre
demande est acceptée ou refusée. Nous sommes tous des syndicalistes mais
nous agissons indépendamment des organisations. La demande doit
impérativement être faite par un syndicat (personne morale) avec sa
pleine autorisation, nous n'acceptons pas de demande de particuliers.
2)
Nous pouvons diffuser vos informations sur LabourStart. Elles sont
parfois reprises par des sites syndicaux (voir des journaux).
Pourriez-vous me fournir d'autres informations circonstancielles ?
- Nom du directeur opérationnel, sa nationalité
- Est-il le seul à agir ainsi ou incite-t-il la hiérarchie à tenir le
même comportement ?
- Votre âge, vos charges de famille,
- Nom de votre lieu de travail
- nom et activité de l'employeur qui sous-traite à ESS
- Depuis combien de temps y travaillez-vous ?
- Nombre de syndiqués dans votre section/syndicat (maintenant/au plus
fort du combat)
- Avez vous des photos qui peuvent illustrer l'information ?
Je sais que tout cela peut paraître superflu et inessentiel mais c'est
cela qui accroche les lecteurs.
En tout cas, rassurez-vous, vous n'êtes pas seul !
- Andy
Je ne suis plus seul....
Mais je n'ai pas de syndicat d'affiliation, et ce n'est pas l’UGTA qui m'a déjà lâché qui va intervenir pour moi internationalement en plus, c’est ce même syndicat dont le secrétaire régional de Ouargla envoyait un fax à 10 heures du soir à cette multinationale pour lui dire : « c’est bon, vous avez un problème avec votre section syndicale, il est réglé l’UGTA vient de la geler... » a 07H du matin, en me reveil de ma chambre, Yacine, plie tes bagages, tu est suspondu..
Heureusement qu'il existe encore des syndicalistes dans ce pays, en 2009, le 25 avril je reçois un email de Rachid Malaoui, président du Snapap.
INVITATION
A
MONSIEUR Yacine Zaid
Dans le cadre de la célébration de la journée mondiale du travail l’Intersyndicale Autonome de la Fonction Publique organise un meeting le 30 avril 2009 à 14 heures, sous le thème de :
-Non aux atteintes aux libertés syndicales et pour le Soutien aux syndicalistes réprimes pour activité syndicale (suspension, licenciement et poursuite en justice) et pour un geste de solidarité active
- Pour la défense du pouvoir d’achat.
Pour la commémoration de ce 1er mai le SNAPAP invite tous les militants :
- A Participer au meeting du 30 avril 2009 à partir de 13 heures à la maison des syndicats.
- Au Rassemblement qui se déroulera le matin du 1mai 2009.
La présence de tous est indispensable pour le succès de ce rassemblement.
Salutations syndicales Le président du SNAPAP
Alger le 25/04/2009
RACHID MALAOUI
Adresse :
Rue el oued cité bel aire 2eme étage
ex glaciaire , commune bâche djerrah
طريق الواد حي بيلير الطابق الثاني بلدية باش جراح
Je me présente le jour dit, on m’attendait. Sans aller dans les détails, quand j’ai pris la parole, la salle, toute la salle était en larme, imaginer, quelqu’un qui n’attendait que ça !
Beaucoup disait, je voyais ça sur leurs lèvres, « mais c’est pas possible que ça puisse exister de telles conditions dans ce pays... ». C’était la première fois pour moi et la première fois pour eux , pour tous ceux présents dans la salle d'apprendre ce qui se passait vraiment dans le sud du pays !
Allezzzzzzz, maintenant c’est bon, le lendemain toute la presse en parle, je fais même la Une de plusieurs journaux, je ne suis plus seul.
Ça commence à changer pour moi, mes connards d’ex boss sont grillés partout, les procès qui suivront, les uns derrière les autres, ne sont plus les mêmes, ce n'est plus comme avant quand ils rentraient au tribunal bras dessus bras dessous avec les procureurs et les juges de Hassi- MMessaoud. WACHE DAHOM YEKHALTOU FI DJEDI ?
Le Snapap confirme au LabourStart qu’elle s’engage à faire la campagne internationale de soutien en son nom, un syndicat auquel je ne suis même pas affilié, et le monde entier, enfin je veux dire des syndicats du monde entier, découvre Yacine Zaïd.
Les événement s’accélère, l’organisation international UITA (l’union international des travailleurs de l’alimentations) entre en contact avec moi, il dépose plainte à l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques
) à Londres, et cette foutue multinationale, tous ses boss se retrouvent à LONDRES devant moi à la même table.
« EKHTINA, fous nous la paix et dis nous ce que tu veux ? », ils me disent maintenant.
Dommage que j’ai signé un accord de confidentialité, je ne peux même pas citer le nom de leur compagnie, mais bon, tout le monde la connais, surtout mes ami(e)s les journalistes.
Au final, j’ai pas vraiment eu tout ce que je voulais, un certain moment, ils m'ont tout proposer, tous ce que tu veux...tout...mais moi la seule chose qui comptait c'était d'être réintégré dans mon poste, c'est tout ce qui comptait, comme ça, par principe.
Mais comme entre temps, comme je vous l'ai déjà dit, j'avais adhéré à la Ligue, j'étais devenu un opposant hhhh, je suis vraiment incroyable, je m’attaque à la DRS maintenant, aux généraux, et j’adhère à la CNCD, la ccordination pour le changement et la démocracie, , et je suis devenu un homme redouté, donc pas question pour ces messieurs que je remette les pieds à Hassi- MessaoudMessaoud ; ils ont peur que je leur foute la merde.
Et....au moment où mes boss allaient signer l’accord pour ma réintégration, la multinationale reçoit des menaces de la part des autorités algériennes, « Si vous réintégrer Yacine Zaïd ( je suis devenu quelqu'un d'intolérable à Hassi- Messaoud, c'est a dire sur un territoire de mon pays...TEHAHNA), vous foutrez le camp de l’Algérie », donc le projet de ma réintégration avorte mais je reçois des indemnisations, et je suis recruté par l’UITA, une organisation syndicale internationale pour laquelle je travaille maintenant comme représentant dans la région MENA, Afrique du nord et Moyen -Orient.
Vous savez pourquoi ils refusent que je retourne à Hassi-Messaoud ? parce qu' après notre création d'une section syndicale dans une multinationale, l’unique dans son genre depuis les années 60, un mouvement ouvrier est sorti de la terre de Hassi, des centaines de travailleurs se sont mobilisés à leur tour à l' IMAI, SWACO, WETHERFORD, WESTERN ATLAS...oupsss, il fallait que mon exemple serve de leçon, d'avertissement pour tous ceux qui prétendraient à l'avenir relever leurs têtes d'esclaves.
Dans tous les cas, vous reconnaîtrez que c'est pas mal pour un novice en syndicat de foutre comme ça la zone dans le poulailler de la poule aux œufs d'or noir, leur trésor, leurs magouilles et leurs manigances, je suis le grain de sable dans le désert.
Et maintenant, en plus, j'ai trouvé un boulot, je travaille pour l'une des organisations internationales les plus grandes au monde, ahahah, je trouve juste quelques problèmes à expliquer ma fonction maintenant inscrite sur mon passeport à la Police des frontières chaque fois que je voyage ! C'est quoi UITA ? puis c’est quoi MENA ? EHHHHHHH
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++A suivre..............
Lire La Suite... RésuméleBloggers

mercredi 22 octobre 2014

Reprise de la protestation des policiers des URS

Les agents des Unités républicaines de sécurité ont décidé de reprendre leur mouvement de protestation, apprend-t-on ce soir de sources sûres. A Alger, de nombreux agents des unités antiémeutes ont refusé de se positionner dans les barrages. Selon nos sources, cette reprise de la protesta a été provoquée par des information faisant état de la révocation des policiers ayant mené le mouvement la semaine dernière et à la non-prise en charge par les autorités de l’ensemble des points inscrits dans la plate-forme de revendications.

T.H. Imapact24

Lire La Suite... RésuméleBloggers

Novembre, sans liberté c’est pas novembre !

Onzième mois de l’année et le seul qui manque dans le calendrier de ce pays, le dernier mois fêté et le père de l’âpre vérité. Que sont devenus novembre, sa vaillante révolution et son lourd sacrifice ? Le mois préféré des héros et le butin de guerre des traîtres, en novembre l’histoire se coupe en deux, ceux qui l’ont faite accoucher et ceux qui ont volé la progéniture, ceux qui portaient les bandoulières et ceux qui les attendaient linceuls sur les épaules. Novembre, l’histoire de quelques hommes, d’une puissance  et un destin, d’une bande de lâches, d’un refuge et d’un festin, le chapeau bas de son siècle et le déshonneur de la semaine d’après.
Novembre se souvient, regrette et s’indigne, il y a le novembre du serment et des paroles qui se tiennent, et le novembre qu’on chante pour étouffer les autres mois. Le novembre du peuple, des maquis et des armes, et aussi celui des salons, des frontières et des méfaits de guerre. Il y a le novembre de la fierté et celui qui nous empêche d’en avoir, le novembre des galettes chaudes à partager et le novembre des richesses de pauvres a spolier, celui qui enfanté les martyrs et celui qui fait régner les dictatures. Oui ! Deux novembres, l’un à fêter les larmes aux yeux et un autre à regretter en retenant les larmes, le novembre qui est allé chercher la mort pour faire triompher la vie et celui qui pour une vie nous condamne à mort. Novembre n’a jamais été  un mois, une date ou un caprice de sablier, c’est un hymne, un serment et une vertu, Novembre n’a pas de larmes, ni de repos ni de regrets, un novembre ça dure toute une vie, pas une chanson mais un chant infini de lutte de liberté. Les premiers ont fait novembre et les seconds vivent parce que novembre a été, ceux qui de leurs sangs ont libéré les leurs et ceux qui par le sang nous privent de liberté. Le novembre que me raconte ma grande mère et celui que je crains pour mon enfant, le novembre terre d’espoir et le novembre cimetière des autres saisons.
 Il faut un autre novembre pour libérer novembre, celui qui donnera à l’indépendance la liberté qui va avec, celui qui bâtira et ne se contentera pas des portraits, un autre novembre libéré de juillet, une seconde nuit humide et pluvieuse qui invitera le soleil a jamais, d’autres femmes et hommes, le même serment et toujours le même pays, d’autres luttes, autre temps et l’histoire a l’arrêt. Novembre se souvient, il a le même regard même s’il a vieilli, il a le même espoir même s’il ne le crie plus, il y croit comme il a toujours cru, il sait que sans liberté il ne reviendra pas à la vie, que sans honneurs il se fera oublié. Il attend, confiant, le sourire de la misère il l’a déjà connu, il sait qu’il sera là le jour où tous les autres mois ne suffiront plus, il sait que le miracle est l’enfant de la volonté, il sait que c’est possible quand on y croit plus.
Allah yerham echouhada.

Sidali Kouidri Filali
Lire La Suite... RésuméleBloggers

Les deux tiers du parlement ont boycotté le projet de loi de finances 2015 Un député indépendant plonge l’APN dans l’embarras

Les deux tiers du Parlement ont boycotté par leur absence, hier, le débat autour du projet de loi de finances 2015. Du tiers présent, un député indépendant est sorti du lot pour descendre en flammes le président de la Chambre basse, le gouvernement et le premier magistrat du pays.

Mehdi Mehenni - Alger (Le Soir)
Ambiance morose hier, à l’hémicycle Zighoud-Youcef. Le débat autour de la loi de finances 2015 ne semble pas inspirer beaucoup de parlementaires.
Les deux tiers de la Chambre basse ont, en effet, brillé par leur absence. «Même des membres de la commission de finances de l’APN ne sont pas venus», affirme un député de la wilaya de Naâma.
La séance a débuté à 14h30 et les interventions des représentants du peuple ont suivi une heure après. C’est alors qu’un député indépendant de la wilaya de Mila et ex-maire de Chelghoum-Laïd, prend la parole : «Pouvons-nous imaginer un pays tel que l’Algérie, fonctionner sans président de la République, et le Parlement trouve le moyen de débattre de projets de lois, que le pouvoir exécutif ne prend même pas la peine de veiller à leur exécution ?»
Panique. Confusion. Un silence assourdissant règne dans la salle. Les ministres du gouvernement Sellal, pour la plupart présents, restent immobiles sur leurs fauteuils.
Leurs visages ne laissent échapper aucune expression. C’est l’embarras pour le président de l’APN, Larbi Ould Khelifa. Mais l’ambiance est plutôt propice pour Zekad Habib de poursuivre son procès : «Une institution sécuritaire se révolte et le Parlement ne se réunit pas ? Un Parlement qui est devenu la risée de la société algérienne, vu son incapacité à discuter des événements et de l’actualité brûlante du pays... Devant cette situation, j’ai décidé de ne plus débattre d’aucun projet de loi et de ne plus reconnaître ce même Parlement.»
Le député indépendant de Mila avance d’autres arguments : «Comment discuter d’un projet de loi alors que le président de l’APN a refusé la proposition de 100 députés pour débattre du fléau de la corruption dans le pays ? Comment le faire face à un gouvernement et des ministres qui, en plus de ne pas reconnaître le Parlement, le méprisent ? Et dire que certains de nos confrères jouent des coudes pour prendre des photos avec eux…
Mais c’est Larbi Ould Khelifa qui nous a mis dans cette situation, puisqu’il est plus proche du gouvernement que de l’APN qu’il préside.»
Enfin, Zekad Habib, qui a juré que dorénavant ses interventions ne seront centrées que sur les questions essentielles qui préoccupent les citoyens, a laissé glisser cette phrase assassine : «Comment débattre d’un projet de loi, alors que nous ne demandons même pas après un Président – élu en principe par le peuple – qui dirige le pays par procuration ?» 


M. M.Le Soir D'Algérie
Lire La Suite... RésuméleBloggers

lundi 20 octobre 2014

Corruptions : Riadh Ben Aïssa, ancien vice-président de SNC-Lavalin, extradé de Genève vers Montréal Alger le laisse filer

La nouvelle est tombée mercredi dernier 15 octobre 2014 : un ex-vice-président de SNC-Lavalin, Riadh Ben Aïssa, accusé notamment d’avoir orchestré le versement d’un pot-de-vin afin d’obtenir des contrats à Montréal au Canada — dont le Centre universitaire de santé McGill à Montréal (CUSM) — est détenu depuis quelques jours par la Sûreté du Québec (SQ), suite à son extradition par les autorités suisses. Mais Riadh Ben Aïssa, comme évoqué à plusieurs reprises dans ces colonnes depuis 2011, est impliqué aussi dans les affaires SNC-Lavalin en Libye, en Tunisie et en Algérie (une des affaires Farid Bédjaoui).
Détenu en Suisse depuis 2012, la justice algérienne n’a jamais voulu auditionner Riadh Ben Aïssa, malgré la disponibilité dans ce sens des magistrats de Genève.
L’Unité permanente anticorruption (Upac) de Montréal a annoncé mercredi 15 octobre 2014 que les autorités suisses avaient procédé à l’extradition de Riadh Ben Aïssa et qu’il était arrivé au Québec au cours de la journée. L’ancien employé de la firme d’ingénierie montréalaise devrait bientôt comparaître pour répondre à 16 chefs d’accusation, dont fraude, complot pour fraude, fraude envers le gouvernement et fabrication de faux en lien avec le dossier du CUSM. Riadh Ben Aïssa aurait facilité le versement d’une somme de 22,5 millions de dollars qui aurait permis à SNC-Lavalin de remporter le contrat visant la construction de ce nouveau centre hospitalier de 1,3 milliard de dollars. Des accusations avaient été déposées contre lui relativement à ce dossier en février 2013. Ben Aïssa était détenu en Suisse depuis 2012 sous des soupçons de versement de pots-de-vin par SNC-Lavalin pour obtenir des milliards de dollars de contrats, ainsi que de généreuses commissions, en Libye sous le régime Kadhafi.
Faute d’intérêt de la part d’Alger, la justice suisse n’a pas traité avec Riadh Ben Aïssa des affaires SNC-Lavalin en Algérie. Au début de ce mois d’octobre, après avoir été reconnu coupable en Suisse de corruption d’un agent public étranger, de gestion déloyale et de blanchiment d’argent dans l’affaire des pots-de-vin versés contre des contrats en Libye, il avait écopé d’une peine d’emprisonnement de trois ans en plus de devoir rembourser environ 16 millions de dollars à SNC-Lavalin. L’ex-vice-président de SNC-Lavalin a déjà passé deux ans et demi derrière les barreaux dans l’attente de ce procès. Les actions, l’appartement à Paris et les comptes bancaires en Suisse de Ben Aïssa ont été saisis. SNC-Lavalin, en tant que «victime» dans cette affaire, recevra 14 millions de dollars provenant de la confiscation de ces biens. La multinationale touchera également 2 millions qui lui seront restitués directement par Ben Aïssa à partir du compte en banque de son épouse.
Etrange décision judiciaire qui disculpe SNC-Lavalin et lui attribue un statut de victime : l’acte d’accusation ne conclut pas que la firme elle-même était au courant des agissements de son vice-président.
Dans le montant de ces confiscations de «biens mal acquis» par Riadh Ben Aïssa, il y a certainement des rétro-commissions qu’il se serait octroyées suite à des marchés dont a bénéficié SNC-Lavalin en Algérie.
Un acte d’accusation de 100 pages !
Les juges du Tribunal pénal fédéral de Bellinzone en Suisse — dans un acte d’accusation de près de 100 pages, daté du 30 juillet 2014 et dont Le Soir d’Algérie détient une copie — ont toutefois acquitté l’ex-vice-président de SNC-Lavalin de faits survenus avant octobre 2007, notamment de blanchiment d’argent, en raison du délai de prescription. Ben Aïssa a aussi été acquitté d’avoir corrompu Slim Chiboub, le gendre de l’ancien dictateur tunisien Ben Ali. Les juges ont indiqué que les sommes payées à Slim Chiboub n’ont pas influé sur les contrats en Libye. Selon la GRC, SNC-Lavalin aurait versé 5,9 millions de dollars à Chiboub par l’entremise de compagnies mises sur pied par Riadh Ben Aïssa.
Les juges suisses ont qualifié les actes de Ben Aïssa de graves, mus par un désir d’enrichissement illégitime. Cependant, comme celui-ci n’a pas d’antécédents judiciaires, ils estiment que son pronostic de réhabilitation est favorable.
L’ancien vice-président de SNC-Lavalin devra par ailleurs retourner en prison s’il commet d’ici deux ans un autre des actes pour lesquels il a été accusé. En fait Riadh Ben Aïssa a bénéficié d’une certaine clémence de la part des juges de Genève, pour avoir reconnu les faits qui lui étaient reprochés et pour avoir collaboré à la procédure judiciaire, et ce, en échange d’une entente.
Le dossier suisse montre aussi que le supérieur de Ben Aïssa à SNC-Lavalin jusqu’en 2006, l’Égyptien Sami Bebawi, réfugié à Dubaï — un «ami» de l’Algérie, impliqué aussi dans la plupart des contrats de SNC-Lavalin avec Alger ­— aurait touché des millions de dollars selon une entente visant à partager à parts égales les sommes détournées.
Malgré tout, les procureurs concluent «qu’il n’est pas clair de savoir dans quelle mesure le groupe SNC-Lavalin avait conscience que les versements que Riadh Ben Aïssa opérait lui bénéficiaient personnellement».
Il «négocie» la protection de sa famille !
Selon l’ancien journaliste d’enquête de la Radio télévision suisse, Yves Steiner, qui a suivi cette affaire au cours des deux dernières années, la justice suisse compte sur la justice canadienne pour déposer d’éventuelles accusations contre SNC-Lavalin : «On sent que les procureurs suisses ont rapidement envie de boucler cette affaire-là parce qu’il y a une telle masse de choses à traiter et qu’ils estiment que le Canada doit aussi faire une partie du boulot. La justice suisse s’est concentrée sur Riadh Ben Aïssa, sur l’avocat qui a participé au schéma de blanchiment d’argent avec M. Ben Aïssa. Maintenant le reste de l’affaire c’est au Canada et au Québec que ça doit se faire.» La justice suisse a saisi des millions en immeubles et en argent dans des comptes en Suisse.
Toutefois, toujours selon l’acte d’accusation, et tel que rapporté par la journaliste Anne Panaluk de Radio Canada, Riadh Ben Aïssa a exigé et obtenu des juges suisses comme conditions essentielles à sa reconnaissance de culpabilité que la résidence de plusieurs millions où habite son épouse à Monaco, ainsi qu’un compte en banque contenant plusieurs millions qu’elle détient à l’Arab Bank (Switzerland) à Genève, soient exclus des biens qui seront confisqués par la justice au terme de cette affaire.
Son extradition au Canada (Riadh Ben Aïssa, d’origine tunisienne, a la nationalité canadienne), après avoir été jugé en Suisse, condamné et après y avoir purgé sa peine, épargnera probablement à Riadh Ben Aïssa d’autres ennuis judiciaires, d’autant plus que les autorités politiques canadiennes et SNC-Lavalin veulent enterrer définitivement cette affaire : d’importants intérêts diplomatiques, économiques et financiers (avec l’Algérie notamment) sont en jeu. Ce qui convient parfaitement aux autorités algériennes. Ce qui explique qu’Alger ait laissé filer Riadh Ben Aïssa. On efface tout et on recommence…
Djilali Hadjadj in Le Soir d’Algérie 20/10/2014
Rappel
Son arrestation en Suisse en avril 2012
Pour rappel, l’ancien vice-président à la division construction de la firme montréalaise d’ingénierie SNC-Lavalin, Riadh Ben Aïssa — qui avait démissionné en février 2012 — avait été arrêté et emprisonné en Suisse en avril 2012. L’ancien haut dirigeant de SNC-Lavalin était soupçonné de corruption, d’escroquerie et de blanchiment d’argent, en lien avec des «affaires conclues» en Afrique du Nord, avait affirmé une porte-parole du ministère public de la Confédération suisse. Les autorités de la ville de Berne avaient déclaré qu’elles détenaient Riadh Ben Aïssa, qui a la double nationalité canadienne et tunisienne, depuis la mi-avril.
La Gendarmerie royale canadienne (GRC) avait mené une perquisition au siège social de SNC-Lavalin à Montréal, à la demande des autorités suisses qui enquêtaient sur cette affaire depuis mai 2011. En février 2012, Riadh Ben Aïssa, ex-patron de SNC-Lavalin en Afrique du Nord, a démissionné de la firme montréalaise après 27 ans de service, de même que son collègue Stéphane Roy, vice-président aux finances de la division construction, dans la foulée de révélations troublantes concernant les liens que la firme entretenait avec la famille de l’ex-dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi.
Ce que nous écrivions dans Le Soir d’Algérie du 25 février 2013
Comment devrait réagir le gouvernement algérien (ce qu’il n’a pas fait)
L’Algérie doit s’associer aux enquêtes menées dans les pays qui enquêtent déjà sur SNC-Lavalin (Canada, Suisse et Italie), et le gouvernement au plus haut niveau doit rapidement sortir de son silence et annoncer sa volonté politique de faciliter toutes les enquêtes sur SNC- Lavalin en Algérie, volonté qui doit se traduire par des mesures concrètes portées à la connaissance de l’opinion publique.
Des instruments internationaux (Convention de l’OCDE, Convention des Nations unies, conventions bilatérales en matière d’entraide judiciaire) existent pour permettre cette coopération judiciaire internationale et des enquêtes conjointes. Pour rappel, la Suisse, l’Italie et le Canada sont tous signataires de la Convention de 1997 de l’OCDE, Convention anti-corruption dans les transactions commerciales internationales et, à ce titre, sont tous engagés à appliquer des lois qui interdisent aux entreprises de payer des pots-de-vin à des gouvernements étrangers. Mais le Canada n’est pas un bon élève de cette convention : très peu d’affaires de corruption ont été initiées par la justice depuis l’entrée en vigueur de cet instrument en 1999 !
Se doter d’un nouveau et plus efficace dispositif anti-corruption
Le gouvernement algérien doit aussi diligenter au plan interne une très large enquête qui commencerait par l’audit de tous les marchés attribués ces dernières années à SNC-Lavalin : en auditionnant notamment l’ensemble des dirigeants des entreprises algériennes, publiques et privées, co-contractantes et sous-traitantes de ces marchés ; en auditionnant les ministres de tutelle de ces entreprises publiques ; en auditionnant le président et les membres de la Commission nationale des marchés publics ayant annulé en 2010 et en 2011 certaines attributions provisoires de marchés au profit de SNC-Lavalin ; en auditionnant les dirigeants de SNC-Lavalin en Algérie et en prenant sans plus tarder des mesures conservatoires à leur encontre, mesures à l’effet de faciliter l’enquête judiciaire ; et aussi, en auditionnant les responsables des sociétés d’audit et les commissaires aux comptes des entreprises publiques cocontractantes de marchés au profit de SNC-Lavalin. Malgré le fait que l’Algérie savait que ces 10 dernières années SNC-Lavalin avait été régulièrement éclaboussée un peu partout dans le monde par des affaires de corruption (voir plus haut article du Soir), le gouvernement avait continué à attribuer d’importants marchés à cette firme pour un montant dépassant 6 milliards de dollars !
A court terme, l’Algérie doit se doter d’un nouveau et plus efficace dispositif — législatif, réglementaire, institutionnel et humain — de prévention et de lutte contre la corruption : l’actuel dispositif (dont il faut faire le bilan), inachevé et toujours en cours d’installation depuis 2006, a montré toutes ses limites et ses nombreuses insuffisances. Le nouveau dispositif doit être élaboré dans la plus large concertation et s’inspirer totalement des instruments internationaux en vigueur, notamment la Convention des Nations unies de 2003 contre la corruption, convention ratifiée par l’Algérie et qui en a fait un très mauvais usage.
D. H.
——————————————————————-
Publié le 16 octobre 2014 à 17h42
| Mis à jour le 16 octobre 2014 à 17h42
SNC-Lavalin: Riadh Ben Aïssa comparaît sous des accusations multiples
La Presse Canadienne
Un ex-vice-président de SNC-Lavalin, Riadh Ben Aïssa, a comparu jeudi au palais de justice de Montréal sous une kyrielle d’accusations reliées au versement d’un pot-de-vin afin d’obtenir le contrat du Centre universitaire de santé McGill à Montréal (CUSM).
Ben Aïssa a été extradé par les autorités suisses, mercredi, et remis entre les mains de l’Unité permanente anticorruption (UPAC).
Il demeurera détenu en attendant la tenue de son enquête sur remise en liberté provisoire, qui a été fixée à mardi prochain, le 21 octobre.
L’ancien employé de la firme d’ingénierie montréalaise fait face à 16 chefs d’accusation, notamment de fraude, complot pour fraude, corruption, fabrication et utilisation de faux en lien avec le dossier du CUSM.
Riadh Ben Aïssa aurait facilité le versement d’une somme de 22,5 millions $ afin de permettre à SNC-Lavalin de remporter le contrat visant la construction de ce nouveau centre hospitalier de 1,3 milliard $. Les accusations à son endroit avaient été déposées en février 2013.
Pierre Duhaime, l’ex-président et chef de la direction de SNC-Lavalin, et d’autres ex-vice-présidents ont également été arrêtés par l’UPAC dans le cadre du projet Lauréat.
Toujours détenu au Panama, Arthur Porter, l’ex-directeur général du CUSM, conteste son extradition vers le Canada, alors que sa femme, Pamela, est toujours en attente de son procès à Montréal.
Ben Aïssa était détenu en Suisse depuis 2012 sous des soupçons de versement de pots-de-vin par SNC-Lavalin pour obtenir des milliards de dollars de contrats – ainsi que de généreuses commissions – en Libye sous le régime Kadhafi.
Au début du mois, il avait écopé d’une peine d’emprisonnement de trois ans en plus de devoir rembourser environ 16 millions $ à SNC-Lavalin

DZACTIVISTE
Lire La Suite... RésuméleBloggers

dimanche 19 octobre 2014

Témoignage poignant d'un policier révoqué qui dénonce la "Hogra"

Ahmed, inspecteur dans les renseignements généraux de la police, a été licencié dans les années 2000. Il dénonce la "Hogra" au sein de la police. Témoignage poignant, recueilli par Fella Bouredji, journaliste à El Watan.

Témoignage poignant d'un policier révoqué qui... par elwatanvideo
Lire La Suite... RésuméleBloggers

Jeu de chaises musicales à la DGSN

D’importants changements au sein de la Direction générale de la Sûreté nationale  sont annoncés. Après la mise fin de fonctions du Chef de la Sûreté de la wilaya d’Alger décidé samedi  le général-major Abdelghani Hamel devrait limoger d’autres hauts responsables de son institution.

L’heure des règlements de comptes a sonné au 01 Boulevard Ouanouri. Après une semaine de tensions provoquées par le mouvement de protestation les agents des Unités républicaines de sécurité, le patron de la police est passé à l’action. Première victime : Noureddine Boufellaga,  désormais ex-Chef de la Sûreté de la wilaya d’Alger. A sa place, Abdelghani Hamel a nommé Noureddine Berachdi,  numéro 2 de la SWA, en qualité d’intérimaire. Fin de mission également pour l’Inspecteur général de la DGSN, Mohamed Houalef. Considéré comme proche du « Major », Houalef est le premier officier de la police algérienne à être nommé au grade de contrôleur de police. Autre décision prise samedi, la « résurrection » de l’état-major de la Sûreté  de la wilaya d’Alger avec à sa tête le commissaire divisionnaire Lyes Berroui. Cet officier était le premier responsable de cette structure de coordination opérationnelle créée sous l’ère de Ali Tounsi. Quelque temps après son installation, son successeur l’avait supprimé de l’organigramme de la DGSN.
DRG, DURS, DRH…
Des sources proches du ministère de l’Intérieur annoncent de nouveaux départs au sein de cette institution. Sur la liste figurerait le nom de Rabah Boussena, le Directeur des renseignements généraux. « Les Renseignements généraux auraient dû alerter la Direction générale au sujet du mouvement de protestation dans les Unités républicaines de sécurité. L’ampleur de ce mouvement et les actions menées par les protestataires indiquent que les RG n’avaient absolument rien vu venir », soulignent nos sources pour expliquer le départ du responsable de ce service très sensible. Un changement est également attendu à la tête de la Direction des Unités Républicaines de sécurité. Dénoncé par ses hommes lors des sit-in de la Présidence de la République et du Palais du Gouvernement, Lakhdar Dhimi est donné partant. En fait, les causes seraient maintenant d’ordre médical puisque Dhimi a été victime d’un malaise la semaine dernière. Il serait toujours hospitalisé à la clinique des Glycines. Autre limogeage probable, celui de Mohamed Benirat, le Directeur des ressources humaines de la DGSN. Lieutenant-colonel de la Gendarmerie, il avait rejoint Abdelghani Hamel quelques semaines après son installation à Bab el Oued. Une information fait état d’une inspection du ministère de l’Intérieur dépêchée dans son service.
Hamel renforcé ?  
Cette série de nominations-limogeages soulève des interrogations. La plus évidente étant de savoir si c’est réellement le général-major Abdelghani Hamel qui est derrière ces décisions. Si c’est le cas, cela signifie qu’il restera à son poste et que le « chahut de policiers » de la semaine dernière n’aura aucun effet sur la suite de sa carrière. Mais certains indices indiquent que le « Major » est en perte de vitesse. Lors de la rencontre organisée au siège de la Présidence entre le Premier ministre et les représentants des protestataires, ces derniers ont fait d’innombrables informations sur le comportement du chef de la police. Selon des témoins, Abdelmalek Sellal s’est montré particulièrement indigné. Le lendemain, Abdelaziz Bouteflika- qui n’a dit mot sur cette grave crise- recevait le vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’ANP, le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah. La désignation d’un officier supérieur de l’armée et d’un officier de la Gendarmerie pour superviser le redéploiement des services de sécurité à Ghardaïa est un message clair à l’adresse de Abdelghani Hamel. Défaillante a plus d’un titre, l’institution qu’il dirige est passés en un week-end de donneur d’ordre à simple exécutant. Reste  maintenant à savoir si le général-major Hamel aura toujours sa place dans ce jeu de chaises musicales. Cela dépendra bien évidement de la stratégie du chef d’orchestre.

Tarek Hafid Impact24
 
 
Lire La Suite... RésuméleBloggers

samedi 18 octobre 2014

Plateforme politique du mouvement Barakat, en arabe et en français


الأرضية الساياسية لحركة بركات

تمهيد
جزائراليوم ,واقع سياسي وإقتصادي,إجتماعي ,وطني ودولي يعكس تميع الدولة وتململ المجتمع.أصبحت الدولة القومية,ذلك الحلم الجماعي الذي ولد من أحشاء الملاحم السياسية البطولية التي ميزت مسار وطننا الحديث النشأة,في حالة إفلاس وتدهور, تعرض الدولة الحديثة,الديمقراطية والحرة إلى مخاطر حقيقية.تلك القيم التي سعى إليها نداء نوفمبر ومشروع مؤتمرالصومام,وكل النضالات الوطنية التي سبقت حرب التحرير والتضحيات المقدمة بعد الإستقلال. إن الكفاح من أجل الثقافة والحرية السياسية, والكفاح من أجل الهوية والحريات الفردية,نضالات الفلاحين ,المواطنين,الطلبة ,الشباب والمثقفين,تضحيات العشرية السوداء لإنقاذ الجمهورية,كفاح النساء ومقاومة البعبع الأصولي,ولحظات أخرى مشرفة من الوطنية ومن النضال المستمر لأجل الديمقراطية ولأجل دولة حقوق حرة ذات سيادة والتي صنعت تاريخنا الحاضر,أضحت اليوم أكثر من أي وقت مضى مهددة بالضياع,أمل وهمي وتهديد جماعي!فالسياق تاريخي, والوعي بالمواطنة المسؤولة مرة أخرى كما كان سابقا,الوحيد القادرعلى رفع التحدي والإرتفاع بالبلاد إلى مستوى التضحيات التي قدمها الشعب لبنائها .بلد يرتقي إلى صعيد مطامح النضالات العديدة ,الطلائعية والجمهورية,الحرة,المساواتية والمقاومة,الكفاح لأجل ديمقراطية تحررية وجزائر مزدهرة,رفض مستمر للخضوع وكفاح دائم ضد المحسوبية واللاعدالة ,الديكتاتورية و الأصولية التي تقود البلاد حاليا نحو الخراب ,إنه إتمام للإستقلال.

إن الجزائر حاليا رهينة سلطة غير شرعية,إستمرار لنظام إستحوذ على الدولة منذ الإستقلال بطرق غير شرعية,ما يميزها هوالديكتاتورية والدولة البوليسية,النهب,القمع والفساد,الرداءة ومحاربة الكفاءات,حكم المسنين وتهميش الشباب ,الأساليب المافياوية وإحتقار الشعب,السطو على الثروات والتنكر للتاريخ,التسيير الكارثي وغياب الروح الوطنية,الفوضى,الميوعة والجمود كقيم,تدهور كلي ومتعمد,وكل أشكال الإحتقار والتبخيس للكفاءات ولحب الوطن ,للإلتزام والوفاء للشهداء.سلطة متحجرة بذهنية عشائرية,خائنة وقائمة على التسوية,هدفها الوحيد البقاء على حساب الشعب وبالدوس على تاريخ بأكمله,وإغراق البلد شيئا فشيئا في بحر الخراب والعيش الوضيع.نحن الان محكومون بالرداءة على حساب المعرفة,محكومون بالقمع على حساب الحرية,محكومون بالفساد والتسوية على حساب النزاهة والتضحية .يجب على الجزائر أن تساس بنظام جديد للدولة وبمنظومة سياسية ديمقراطية ,أن توضع الدولة في خدمة المجتمع لا العكس.الديمقراطية الحقيقية هي التي تعمل على إقامة نظام دستوري دائم و ضمان إستمرارية الرابط الإجتماعي ,بإدماج الجزائريين كمجموعة من المواطنين المشرعنة لعمل الدولة الداخلي و الخارجي .

حياة المواطنات والمواطنين تختزل في حدها الأدنى ,لتصل حدود الخمول ,إنهم عاجزون على خلق الثروة لكنهم يستهلكونها,يغيب عن حياتهم المرح وتسودها الكآبة.تمنع كل أشكال النقاش على الأحزاب السياسية,الجمعيات النقابية الحرة,وعلى جمعيات المجتمع المدني,لا سيما الديمقراطية ,وكذلك على المثقفين والمفكرين,بحجة ضرورة الحفاظ على أمن الدولة والمصلحة العليا للأمة,والذي هو في الواقع يعمل وبكل الوسائل على إدامة النظام للوصول إلى منتهى الإنحراف التوتاليتاري الذي يطبع الدولة والعمل المدمر حيال المكاسب الديمقراطية للبلاد.

"نريد أن نعيش وأن نكون أحرارا!" إنه النداء العميق الذي ينطلق من أحشاء جزائر نوفمبر.من يوم لآخر يزداد رفض الجزائريات والجزائريين لتكبيل البلد بإسم إقتضاءات الإستقرار ,إلا أنهم يرفضون الإنخراط في صراعات تحيل إلى صراعات أجهزة فاقدة للمبادئ ,تصفية حسابات ,نزاعات داخل النظام.
إن رسالة التاريخ أمامنا:يجب الإستثمار في كل الفرص للعمل على إحداث التغيرات الكبرى نحو الديمقراطية,فإذا ما تم في حالة بلوغ النضج اللازم للتغيير تأجيله أوإخفاؤه,فإن المجتمع لن ينتظر.

من البديهي اليوم,أن التغيير في العمق هو الحل الوحيد لكل هذا الإختلال,إعادة تأسيس سياسي على قواعد سليمة ,إقصاء لكل القوى المعارضة للتقدم والمرتبطة بأساليب النظام ,إعادة تثمين السياسة والمواطنة و تنظيف البيئة السياسية من كل اشكال المكر والتلاعب,الإستتباع والتوجيه المنطلق,والمدعم من قبل هذا النظام .من الواجب إعادة السيادة لمشاركة المواطن في إتخاذ القرار,حيث يغدو المواطن صانعا للجمهورية.
إن الجزائر الطامحة إلى التقدم وإلى الحداثة نالت حقها في الوجود وفي أن تحيا القرن الواحد وعشرون بصورة كلية,بفضل تضحيات بناتها وأبنائها.إن تعلق شعبها بالحرية وحاجته الملحة إلى الكرامة أمداه في نوفمبر 1954 بالقوة والشجاعة لكي يكتب إحدى الصفحات الأكثر بطولية في تاريخ الإنسانية.هي القيم نفسها التي أعطته الطاقة للصمود والإنتصار على الهمجية الأصولية.وهي كذلك التي لا زالت تحرك حاليا الحراك من أجل المواطنة,والنضال من أجل العدالة الإجتماعية.الجزائريون إذا يشاركون في حراك كوني بحثا دوما عن أكثر حرية وعدالة إجتماعية.كان نوفمبرلحظة قطيعة وتجاوز لأزمة الحركة الوطنية,مرة اخرى يقتضي علينا أن نكون أوفياء لهذه الروح.

صرخة مواطنة بين عدة صرخات أخر,في هذا السياق ولدت حركة بركات .
بركات! ليست حزبا سياسيا ولانقابة ولاجمعية .إنها حركة مواطنة ,منفتحة ,واسعة ,ديمقراطية,متعددة,تشاركية,سلمية.تضم ,وبصفة فردية ,أشخاصا وشخصيات من مختلف التوجهات الديمقراطية ,الجمهورية,الوطنية,والتقدمية,بمستويات مختلفة وإنتماءات مؤسساتية وتنظيمية مختلفة.

هدفها الوحيد هو المرور عبر الإحتجاج السلمي,بجميع صوره الممكنة وبشكل منظم ,بجزائر نوفمبر,من نظام سياسي مات اكلنيكيا,يواصل الحياة بشكل إصطناعي عن طريق رجال ضعاف وبأساليب تنتمي لعصر بائد, إلى نظام ديمقراطي حقيقي وتشاركي,تحترم فيه وبصورة كلية الحريات الجماعية والفردية,وكل الحريات.
تنخرط حركة بركات في الحركية السياسية الجديدة,تلك التي تعمل على إلتقاء ,سواء بالفكر والممارسة,الإلتزام والإنفتاح,كل القوى الديمقراطية في هذا البلد,حركة سياسية واسعة ذات جوهر ديمقراطي,تضمن إحترام الجمهورية والحريات,تندرج داخل المسار النضالي السابق وفي الإطار الكوني والإنساني للديمقراطية

لائحة حركة بركات

تعتبر لائحة حركة بركات لائحة سياسية.تحتوي على المبادئ التي تدافع عليها الحركة.مثل الحرية,والإعتراف عن طريق التضحيات المستمرة والعديدة السابقة من أجل الحريات والديمقراطية,تصور لجزائر المستقبل أين يصبح المواطن في مركز القراروالعنصر الأهم في الحياة السياسية.تجعل الحركة من هذه اللائحة المرجعية الإيديولوجية والسياسية الرئيسة,والتي تحتوي على المبادئ الأساسية التي تقوم عليها الجمهورية وكذلك المثل الديمقراطية التي تناضل من أجلها الحركة.
هذه اللائحة ليست مطلبية,إنها مشروع سياسي للتشييد,الحماية و البناء,تتوجه للجزائريات وللجزائريين فرادى وجماعة,مبادئ أساسية للدفاع عنها وتحريرها,حيال اللاتعقل والوضع الملح دون أن ننسى المخاطر المحدقة بالبلاد.
تتشكل أساسا من النقاط التالية

1-على المستوى السياسي:

-التأكيد على الطابع الديمقراطي ,الحداثي ,الجمهوري والمدني للدولة الجزائرية,رافضين الدكتاتورية والسلطوية
-على الدستور أن يكرس مبادئ وقيم المحافظة على الوطن والأمة وعلى السيادة الوطنية,مع الرفض والتنديد بكل تدخل للقوى الخارجية
-ضرورة المرور بمرحلة إنتقال ديمقراطي.ديمقراطية مرتبطة بالبعد الكوني
-نهاية الشرعية التاريخية عن طريق حل أحزاب الدولة , على تنظيمات ما يسمى بالعائلة الثورية ألا تكون أعلى من الدولة او تمتزج بها.على هذه المؤسسات ان تظل مستقلة وعلى الدولة مساعدتها بصفتها تنظيمات من المجتمع.
-الحوكمة بالكفاءة,عبر تثمين هذه الأخيرة في مجمل الأصعدة
-صياغة دستور جديد يفتح سبل الإصلاحات العميقة على المستوى المؤسساتي,وكذا السياسي الوطني والسياسي الدولي يتأسس على ضرورة التنمية ,العدالة والديمقراطية
-الفصل بين الديني والسياسي ,منع إستعمال أبعاد الشخصية الوطنية لأغراض سياسية
عهدة رئاسية لمدة 5 سنوات قابلة للتجديد مرة واحدة فقط-
-حرية التدين والضمير ,مع إحترام الحصانة ,القناعات والحريات الثقافية.وعي الإنتماء إلى نفس المجموعة,إلى نفس الجماعة الوطنية المتساوون والأحرار أمام القانون
-حرية التعبير,الرأي والإعلام
-حرية الإجتماع ,التنظيم والتظاهر وفق نظام يعتمد على الإعلام,بدون كبح بروزمجتمع مدني منظم ,أو التعبير الديمقراطي للمجتمع السياسي
-حرية التنقل على التراب الوطني
-إحترام وترقية حقوق الإنسان,وضمان حماية المدافعين عنها
-حرية المشاركة في الحياة السياسية للبلاد,بمنع أي إستعمال للدين,للتاريخ وللخصوصيات الجهوية لأغراض سياسية أوحزبية
-ترقية التعددية السياسية وتكريس إستقلاليتها.مطالبة الأحزاب بالإنخراط في حركية ديمقراطية حداثية وشفافة
-مكافحة الجهوية,العشائرية,المحسوبية والزبونية
-رد الإعتبار للهوية الوطنية,الغنية بتنوعها,بالتأكيد على الجزائرية بكل أبعادهاالتاريخية,الحضارية والثقافية,الجامعة والمحترمة لكل المعتقدات والقيم,بمنأى عن كل توظيف سياسي.
-الإعتراف الرسمي والبعيد عن كل غموض بالأصول الأمازيغية للشعب الجزائري ,والعمل على ترقية اللغتين العربية والأمازيغية و كذلك الثقافة الأمازيغية , تطوير المكتسبات اللغوية و العمل على توفير كل ميكانزمات ترقيتها (الدارجة ، اللهجات المحلية)و كذا التفتح على اللغات الأجنبية.
-على الجيش الوطني الشعبي وأجهزة الإستخبارات التكفل فقط بحماية الدولة الجزائرية الجمهورية والديمقراطية.
-السيادة للشعب ,جميع القرارات السياسية,لاسيما الإستراتيجية, تخضع وجوبا لنقاش وطني ثم يصادق عليها الشعب أو من يمثلونه.
-على الدولة توفير الأمن للأشخاص والأموال,وكذلك ضمان السلم.
-حل البوليس السياسي والقضاء على الدولة البوليسية

2-على المستوى القضائي

-الإنضمام إلى القيم الكونية فيما يخص العدالة
إقامة دولة قانون حقيقية,مع الفصل الصارم بين السلطات التنفيذية,التشريعية والقضائية
-إصلاح عميق وشفاف للعدالة
-تكريس المواطنة كمعيار وحيد أمام القانون
-المساواةالكاملة بين المواطنين,وبالخصوص بين الرجل والمرأة,في الحقوق والواجبات عبر قوانين مساواتية مدنية.
- إلغاء قانون الأسرة وتعويضه بآخرمدني
-مراجعة كلية للقوانين غير المنصفة والتمييزية و المجحفة(قانون الجنسية ,قانون الإعلام, قانون الشغل ,قانون السمعي بصري).
-حماية الفئات الهشة,وتطبيق مفهوم لا إنسقامية الحقوق وبشكل صارم.هذه الهشاشة بغض النظر عن مسألة الفقر,تحيل إلى قضية عدم ممارسة الفقراء لحقوقهم السياسية.
إحترام وترقية الحقوق الأساسية للطفل,والإعتراف به كفرد داخل المجتمع ,وحمايته من كل أشكال سوء المعاملة.
-إلغاء حكم الإعدام
-التجريم الدستوري للتعذيب.
-المكافحة الصارمة للفساد والنهب والمحاكمة القضائية لجميع المتورطين في قضايا الرشوة وتبديد الثروات وتحويلها.
-الشروع في تطبيق العدالة الإنتقالية مع وجوب إلغاء العفو المنافي للدستورومراجعة ميثاق المصالحة ,والذي تم تبنيه في شروط فاقدة للشرعية.
-المصالحة الوطنية في إطار معرفة الحقيقة وتطبيق العدالة , وبالتقديم العلني لجميع المسؤولين عن جرائم وتجاوزات العشرية السوداء ليعترفوا بها امام الملأ للسماح للمجتمع الجزائري بقلب الصفحة وبشرف.
-فتح ملف الفقودين خلال العشرية السوداء والكشف عن كل خباياه.
-وضع قوانين تخلد ذكرى كل ضحايا الإرهاب الأصولي وتجاوزات أعوان الدولة, أي إنكار لهذه الجرائم معرض للعقاب الصارم للقانون.
-تشييد نصب يخلد كل ضحايا العشرية السوداء .
-حماية اللاجئين السياسيين وطالبي اللجوء السياسي .

3-على المستوى الإقتصادي :

-إقتصاد مؤسس على التنمية المستدامة ,يلبي الحاجيات الراهنة دون المساس بقدرة الأجيال القادمة على تلبية حاجياتها الخاصة.
-الإنعتاق من المنطق الريعي وخلق صناعة وطنية خالقة للشغل,والثروة وللنمو,للتخفيف من الثقل العظيم للإستيراد.
-سياسة طاقوية مؤسسة على الإنتقال نحو موارد نقية ومتجددة ,بيئية وذات مردودية إقتصادية.
زراعة دائمة قائمة على الإستغلال الرشيد للطبيعة,للماء وللتربة,جامعة بين التطور الإقتصادي الإنصاف الإجتماعي ,وضامنة للأمن الغذائي.
-السيادة غير القابلة للتفاوض على الموارد الطبيعية ,الحفرية والمائية للبلاد وكذا حمايتها.
-تطوير سياسة بيئية حقيقية وتشجيع بروز وعي مواطنتي بيئي.

4-على المستوى الإداري:

-اللامركزية الإدارية والجهوية,تشجيع التنمية المحلية في إطار دولة جمهورية وموحدة.
-الشفافية في إدارة أمور الشأن العام وإعلام المواطن بكل ما يتعلق بتسييرالمال العام.
-توفير الفرص للأجيال الشابة للتعبير عن طاقاتهم الكامنة و كفاءاتهم, بالتسهيل لهم الوصول إلى مناصب مهمة في الإدارة ,المؤسسات, الشركات والمؤسسات العمومية.
-توفير مناخ مسهل للإستثماربالقضاء على البيروقراطية وبمنح الأفضلية للوطني.

5-على المستوى الإجتماعي الثقافي:

-الإصلاح العميق للمنظومة التربوية عن طريق تبني تربية حداثية وتقدمية.المدرسة الجمهورية ,الخالية من أية تمذهبية ومن كل أشكال التخلف هي تلك التي تتحول إلى مكان لنقل المعرفة ,وتعلم القيم الإنسانية ,ولتكوين مواطن الغد.
-التوزيع العادل للثروات بين جميع شرائح المجتمع ,وحماية المستهلك .
-الحرية النقابية وتكريس التعددية النقابية الحارصة على الدفاع الأمين على حقوق ومصالح العمال .
-إحترام وترقية حقوق العمل
-تكريس التعددية الجمعوية والحرص على إستقلالية الجمعيات كشرط لتطورها.
-وضع سياسة حقيقية للصحة تضمن المساواة في نوعية الخدمات الصحية المقدمة.سياسة تحفيزية فيما يخص عمل الأطباء في المناطق الصعبة.تطوير نظام طبيب العائلة من خلال العيادات المتعددة الخدمات سيسمح بالوقاية ومتابعة المرضى.
-الإعتراف والدفاع بحقوق جاليتنا بالخارج.
-محاربة العمل المؤقت وحماية الفئات المعوزة,بمتابعة المحتاجين والفقراء إلى غاية تحقيق إستقلاليتهم وبلوغهم مستوى معيشي لائق.
-إسترداد الجزائرية على الصعيد الثقافي ,بكل ما تحمله من تنوع ,وتثمين الميراث التاريخي المادي و اللامادي.
-حرية الإبداع الفني عن طريق القضاء على الحدود المفروضة عليه.
بعث شركات ثقافية خالقة للشغل ,للثروة وللمتعة.

إستنتاج:
لاتزال جزائر اليوم بحاجة إلى ضمان وبشكل نهائي السلم والأمن قي كامل التراب الوطني.إنها بحاجة إلى حماية مؤسساتها وإعادتها إلى وظيفتها الطبيعية ومهامها الجمهورية.إنها بحاجة كذلك إلى تشكيل قاعدة مادية ومعنوية للديمقراطية,التعددية ,الإقتراع العام,المواطنة,الحريات الفردية والجماعية, في علاقة مع حركية المجتمع والعالم الحديث.حان الوقت لأن يتخلص الوطن بعد 52 سنة من الإستقلال من تسلط الرداءة وغياب الكفاءة والعدالة ,وأن يكسر قيود الدكتاتورية و أن تكون الرفاهية والحرية تتويجا لتاريخ ملئ بالتضحيات والكفاح ,أن نشرف ذكرى الثورة والمقاومة,وأن نرافع من أجل دولة القانون و العدالة,ونبني أمة قوية سقفها مبادئ المواطنة,والإنسانية ,والكفاءة.قوية بقناعاتها المرتبطة بالديمقراطية ,والعدالة والمساواة,والدفاع عن السيادة والحرية,تدعو حركة بركات عبر هذه اللائحة,المواطنات والمواطنين الجزائريين إلى مواصلة النضال السلمي من أجل التغيير,والوعي بضرورة المشاركة المواطنتية وإلتزام كل الطبقات الإجتماعية ببناء جزائر الغد,جزائر أبنائنا وتضحيات أسلافنا. أكبر دولة في إفريقية ,شعب شاب ومتعلم,ثروات طبيعية وموقع إستراتيجي,يملك بلدنا أكثر من أي وقت مضى الوسائل والموارد ليشغل موقع الأمة المتقدمة والمزدهرة الذي يليق بها.كما في الماضي فإن الهبة المواطنتية ,وحب الوطن الإعتزاز به هم الضمانة الوحيدة من أجل مستقبل مزدهروحلم سيتحول إلى حقيقة.إن جزائر الغد تبدأ اليوم .جزائريات ,جزائريون,مثقفون,إطارات الأمة الشرفاء,جامعيون ,طلبة,فلاحون وموظفون,إلى أبناء هذا الوطن من هم في الفاقة,إلى ضحايا القمع والتجاوزات,إلى نساء ورجال ثروة هذا الوطن.تاريخي هو ومنقذ وجد مهم أن نتحمل المسؤولية معا,وهي أن نبني بلدا طالما كان ضحية النهب والدكتاتورية,وأن نوحد جهودنا ونضالاتنا لتجسيد حلم الجزائريات و الجزائريين.علينا اليوم معا تحقيق أكبر التحديات, و هو استكمال استقلالنا المسلوب, إعادة تجديد وجه البلاد و اعطائها المكانة التي تليق بها بين سائر الأمم ,ان نحرر القوى الخلاقة في البلاد و ان نمكن للشباب, و أن تصبح الحوكمة لصالح الكفاءة و المعرفة .
تدعو حركة بركات كل الجزائريين المهتمين بمستقبل بلادهم الى الالتحاق بصفوفها من أجل النضال في سبيل جزائر سيدة حرة و ديمقراطية , و من أجل دولة المواطنة و العدالة
تحيا الجزائر الجمهورية و الديمقراطية

حركة بركات

PLATE FORME POLITIQUE DU MOUVEMENT BARAKAT !

Préambule :

L’Algérie d’aujourd’hui, une réalité politique et économique, sociale, nationale et internationale qui reflète une déliquescence de l’Etat et un malaise dans la société. L’Etat nation , rêve collectif né des entrailles de vaillantes épopées politiques qui ont jalonné le parcours de notre jeune pays, demeure aujourd’hui dans un état de faillite et de dégradation qui mettent en danger réel l’Etat moderne, démocratique et libre, but ultime des appels de Novembre et de la Plateforme de la Soummam, des combats nationalistes d’avant guerre et des sacrifices consenties après l’indépendance. Ainsi, le combat pour la culture et la liberté politique, le combat pour l’identité et les libertés individuelles, les engagements des paysans, des citoyens, des étudiants, des jeunes et des intellectuels, les luttes des femmes et la résistance face a l’hydre intégriste, et tout autant de dates et de faits mémorables de patriotisme et de lutte continue pour la démocratie et un Etat libre souverain et de droit qui ont fait notre histoire récente, sont aujourd’hui, plus que jamais en phase d’être totalement perdus, espoirs vains et péril collectif !

Le contexte est historique et la prise de responsabilité citoyenne est encore une fois comme par le passé, la seule à pouvoir relever le défi et élever notre pays au rang des sacrifices que son peuple a consenti pour le bâtir, un pays au niveau des aspirations des nombreux combats d’avant-garde et républicains, de liberté, d’égalité et de résistance, le combat pour une démocratie libératrice et une Algérie prospère, un refus permanent de la soumission et une continuité du combat contre le népotisme et l’injustice, la dictature et l’intégrisme qui mènent aujourd’hui notre pays au chaos, un parachèvement de l’indépendance nationale.

L’Algérie d’aujourd’hui est prise en otage par un pouvoir illégitime, continuité d’un système qui a pris illégitimement le contrôle de l’Etat depuis l’indépendance, ses attributs sont la dictature et l’Etat policier, la rapine, l’oppression et la corruption, la médiocrité et la chasse aux compétences, la gérontocratie et la mise a l’écart de la jeunesse, les méthodes mafieuses et le mépris envers le peuple, le détournement des richesses et le déni historique, la gestion catastrophique et l’absence de patriotisme, l’anarchie, la déliquescence et l’incivisme comme valeurs, une détérioration totale et préméditée, et toutes les formes de mépris et d’abaissement pour les compétences et l’amour du pays, l’engagement et la mémoire des martyrs. Un pouvoir scélérat fait de clanisme, de trahison et de compromis, avec comme unique objectif le maintien, au détriment de tout un peuple, en écrasant toute une histoire, et en enfonçant chaque jour un peu plus ce pays, dans le chaos et de la mal vie. Nous sommes aujourd’hui gouvernés par l’incompétence au détriment du savoir, gouvernés par l’oppression au détriment de libertés, gouvernés par la corruption et le compromis, au détriment de l’honnêteté et du sacrifice.

L’Algérie doit impérativement se doter d'un nouveau système d'Etat et d'un nouvel ordre politique démocratique, mettre l'Etat au service de la société et non l'inverse. Une véritable démocratie doit prétendre à l'instauration d'un système constitutionnel durable et à assurer la pérennité du lien social, en intégrant les algériens en une communauté de citoyens qui légitime l'action intérieure et extérieure de l'État.

Il est interdit toute forme de débat contradictoire aux partis politiques, aux organisations syndicales autonomes, aux associations de la société civile, notamment démocratiques, aux intellectuels et penseurs, sous le prétexte de l’impératif de la sécurité d’Etat et des intérêts suprêmes de la Nation qui, dans les faits, ne servent qu’a imposer par tous les moyens la pérennisation du système pour mener jusqu’au bout la dérive totalitaire qu’il imprime à l’Etat et l’action de destruction engagée contre les acquis démocratiques du pays.
« Nous voulons vivre et être libres ! » Voilà l’appel profond qui monte des entrailles de l’Algérie de Novembre. Les Algériennes et les Algériens acceptent de moins en moins le verrouillage du pays au nom d’un impératif de stabilité, mais refuse de s’engager dans des luttes qui lui apparaissent comme des luttes d’appareils sans principes, des règlements de comptes, des conflits internes au système. Le message de l’Histoire est là : Il faut mettre à profit toute opportunité pour opérer les changements majeurs dans le sens de la démocratie. Si le changement parvenu à maturité est manqué ou différé, la société elle, n’attendra pas.

Il est évident aujourd’hui, que seul un changement en profondeur est la solution à toute cette gabegie, une refondation politique sur des bases saines et une disqualification de toutes les forces rétrogrades et inhérentes aux méthodes du système, la revalorisation de la politique et du citoyen et l’assainissement de l’environnement politique de toutes les formes de vice et de manipulation, de récupération ou d’orientation, enclenchées, entretenues ou maintenues par ce système. La participation citoyenne dans la prise de décision doit reprendre sa souveraineté, un Etat ou le citoyen fait la république.

L'Algérie qui aspire au progrès et à la modernité a gagné le droit d'exister et de vivre pleinement le XXIème siècle, grâce aux formidables sacrifices de ses filles et de ses fils. L'attachement de son Peuple à la liberté et son irrépressible besoin de dignité lui ont insufflé, en Novembre 1954, la force et le courage d'écrire une des pages les plus héroïques de l'histoire de l'Humanité. Ce sont ces mêmes valeurs qui lui ont donné l'énergie de résister et de vaincre, seul, la barbarie intégriste. Ce sont encore ces mêmes valeurs qui animent, aujourd'hui, le mouvement pour la citoyenneté et les luttes pour la justice sociale. Les Algériens s’inscrivent ainsi dans une dynamique universelle de quête de liberté et de justice.

Un cri citoyen parmi tant d’autres, c’est dans un ce contexte que le mouvement Barakat est né.

Barakat ! n’est pas un parti politique, ni un syndicat, ni une association. C’est un mouvement citoyen, ouvert, large, démocratique, pluriel, participatif, pacifique. Il regroupe, à titre individuel, des personnes et des personnalités de diverses tendances démocratiques, républicaines, patriotiques et progressistes, à quelque niveau qu’elles soient et à quelques institutions ou organisations qu’elles appartiennent.
Son seul objectif et sa finalité est de faire passer par la protestation non violente et la proposition, sous toutes les formes possibles et organisées, l’Algérie de Novembre, d’un système politique cliniquement mort, maintenu en état de vie artificielle par des hommes cacochymes selon des pratiques d’un autre âge et des méthodes révolues, vers un système réellement démocratique et participatif, respectant, dans l’esprit et la lettre, les libertés individuelles et collectives, toutes les Libertés.

Le mouvement Barakat s’inscrit dans une dynamique politique nouvelle, celle de participer à la convergence, par la pensée et par l’action, par l’engagement et l’ouverture, toutes les forces démocratiques dans ce pays, un large mouvement politique d’essence démocratique, garantissant le respect de la République et des libertés, s’inscrivant dans la continuité des luttes précédentes et dans le cadre universel et humaniste de la démocratie.

La plateforme du Mouvement Barakat :

La plateforme du Mouvement Barakat est une plateforme politique.
Elle comporte les principes que défend le mouvement, les idéaux de liberté et la reconnaissance par la continuité des nombreux sacrifices et luttes précédents pour les libertés et la démocratie, la vision d’une Algérie future ou le citoyen serait au centre de la décision et l’élément majeur dans la vie politique. Le mouvement fait de cette plateforme sa principale référence politique, comportant les principes fondamentaux régissant la République, ainsi que son idéal de la démocratie pour lequel il milite.
Cette plateforme n’est pas revendicative. Elle est un projet politique à bâtir, à protéger et à construire. Elle s’adresse aux citoyennes et citoyens algériens à titre individuel et/ou collectif, des principes fondamentaux à défendre et à libérer, devant l’impondérable et l’urgence, ainsi que la dangerosité et le péril qui guette notre pays.
La plateforme se décline principalement sous ces points essentiels :

I. Sur le plan politique :

- L’affirmation du caractère démocratique, moderne, républicain et séculier de l’Etat algérien, récusant la dictature et l’autoritarisme.
- La Constitution doit consacrer les principes et valeurs de sauvegarde de la patrie, de la Nation et de la souveraineté nationale, avec rejet et condamnation de toute ingérence étrangère ou inféodée à des intérêts autres que ceux de la Nation.
- Nécessité d’une transition démocratique pacifique.
- Fin de la légitimité historique par la dissolution des partis/Etat. Les organisations dites de la famille révolutionnaire ne doivent être une tutelle et une autorité au dessus de l'Etat, ni se confondre avec l'Etat. Ces institutions doivent être autonomes et l'Etat doit les aider comme organisations de la société.
- Gouvernance par la compétence, à travers la remise en valeur dans tous les domaines de la compétence nationale.
- Elaboration d’une nouvelle Constitution qui doit ouvrir la voie à des réformes de fond en matière institutionnelle, de politique nationale et de politique internationale fondée sur des impératifs de développement, de justice et de démocratie.
- Séparation du politique et du religieux.
-Mandat présidentiel de 5 ans, renouvelable une seule fois.
- Liberté de culte et de conscience, en respectant l'inviolabilité, les convictions et les libertés cultuelles. .
- Liberté d’expression, d’opinion et d’information.
- Liberté de réunion, d’organisation et de manifestation selon un système déclaratif, sans brider, ni l'émergence de la société civile organisée, ni l'expression démocratique de la société politique.
- Confirmer par une application stricte de la liberté de circulation sur l’ensemble du territoire national.
- Respect et promotion des Droits Humains, en assurant la protection de leurs défenseurs.
- Liberté de participer à la vie politique du pays, en bannissant toute instrumentalisation de la religion, de l’Histoire et des spécificités régionales à des fins politiques ou partisanes.
- Promotion du pluralisme politique et de son indépendance. Exiger des partis qu'ils s'inscrivent dans une dynamique de démocratie moderne et de transparence.
- Lutte contre le régionalisme, le tribalisme, le népotisme et le clientélisme.
-Réhabilitation de l’Identité Nationale, riche de sa diversité, par l’affirmation de l’Algérianité, dans toutes ses dimensions historiques, civilisationnelles et culturelles, fédératrice et respectueuse de toutes les croyances et valeurs, à l'abri de toute instrumentalisation politique.
- Reconnaissance officielle et sans ambiguïté de l’origine Amazighe du peuple algérien ; promotion des deux langues arabe et tamazight ; mettre en valeur les acquis linguistiques multiples et les doter de mécanismes d’évolution et de progrès, la derja, le français et les dialectes régionaux.
- l’Armée Nationale Populaire et les Services de Renseignements doivent se conformer à leurs strictes missions de protection d’un Etat algérien républicain et démocratique.
- Souveraineté populaire : toutes les décisions politiques, notamment stratégiques, doivent être soumises à un débat national et approuvées par le peuple algérien ou par ses représentants.
- L’Etat a le devoir d’assurer la sécurité des personnes et des biens, ainsi que le maintien de la paix.
- Dissolution de la police politique et mettre un terme à l’Etat Policier.

II. Sur le plan judiciaire :

- Adhésion aux valeurs universelles en matière de justice.
- Instauration d’un réel Etat de Droit, avec séparation effective et stricte des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.
- Réforme profonde et transparence de la justice.
- Consécration de la Citoyenneté comme seule paramètre devant la Loi.
- Egalité parfaite entre les citoyens, notamment entre l’homme et la femme, en droits et devoirs à travers des lois civiles égalitaires.
- Abrogation du Code de la famille et son remplacement par un Code Civil.
- Révision fondamentale de l’ensemble des lois inégalitaires, discriminantes et injustes (code de la nationalité, code de l’information, code du travail, loi sur l’audiovisuel)
- Protection des couches vulnérables, en étant ferme sur l’indivisibilité des droits. Cette vulnérabilité, au delà de la misère, souligne le non exercice par les plus pauvres de leurs droits politiques.
-Respect et promotion des Droits fondamentaux de l’enfant, le reconnaissant en premier lieu comme un citoyen à part entière dans la société, ainsi que sa protection contre toute forme de maltraitance
- Abolition de la peine de mort.
- Condamnation constitutionnelle de la torture.
- La lutte efficace et sans calculs contre la corruption et la prédation, par la mise en examen et le déclenchement de poursuites judiciaires contre les corrompus et les corrupteurs, ainsi que le jugement des auteurs de dilapidation des richesses et de détournements.
- Mettre en œuvre la justice transitionnelle en exigeant l’abrogation de l’amnistie anticonstitutionnelle et la révision de la Charte dite de réconciliation nationale, dont les conditions d’adoption sont illégitimes.
- Réconciliation Nationale dans le cadre d’un processus de Vérité et de Justice, avec présentation publique de tous les responsables et coupables de la décennie noire, afin qu’ils reconnaissent leurs abus et crimes, permettant au peuple algérien de faire son deuil d’une manière définitive et dans la dignité.
- Ouvrir le dossier des disparus de la décennie noire afin de connaître toute la Vérité.
- Etablir des lois mémorielles en faveur des victimes du terrorisme intégriste et des abus atroces des agents de l’Etat. Le négationnisme quant à la lui doit être sévèrement puni.
- Edifier un Mémorial en l’honneur de toutes les victimes de la décennie noire.
- Protection des réfugiés et des demandeurs de l’asile politique.

III. Sur le plan économique:

- Économie basée sur le développement durable, répondant aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins.
- Affranchissement de la logique rentière et mise en place d’industries nationales créatrices d’emplois, de richesses et de croissance nationale, allégeant le poids colossale des importations.
- Politique énergétique basée sur une transition vers des sources propres et renouvelables, respectueuses de l’environnement et économiquement rentables.
- Agriculture durable, basée sur une exploitation judicieuse, éclairé et respectueuse de la Nature, de l’Eau et des sols, alliant progrès économique, équité sociale et assurant la sécurité alimentaire.
- Souveraineté non négociable sur les richesses naturelles, fossiles et les ressources hydriques du pays, ainsi que leur préservation.
- Développement d’une réelle politique écologique et encourager l’émergence d’une conscience écocitoyenne.

IV. Sur le plan administratif :

- Décentralisation administrative et régionale, et l’encouragement du développement local, dans le cadre d’un Etat républicain uni et indivisible.
- Transparence dans la gestion des affaires publiques et l’information des citoyens sur tout ce qui concerne la gestion des deniers publics.
- Donner l’opportunité aux jeunes générations d’exprimer leur potentiel et compétences en leur ouvrant l’accès aux postes clés dans toutes les administrations, les sociétés, entreprises et institutions publiques.
-Faciliter le climat de l’investissement à travers la lutte efficace et sans démagogie de la bureaucratie et en donnant la priorité au national.

V. Sur le plan socioculturel :

- Réforme profonde du système éducatif par l’application d’une éducation moderne et progressiste. L’école républicaine, délivrée de l’endoctrinement et de tous les archaïsmes, doit être un lieu de transmission du savoir, d’apprentissage des valeurs humanistes et de formation du citoyen de demain.
- La juste répartition des richesses du pays entre toutes les couches de la société et la protection du consommateur.
- Libertés syndicales et promotion du pluralisme syndical, veillant à défendre fidèlement les droits et les intérêts des travailleurs.
- Respect et promotion du Droit du travail.
- Promotion du pluralisme associatif et la garantie de son indépendance comme condition de son développement.
- Mise en place d’une réelle politique de santé garantissant l’égalité dans la qualité et l’accès aux soins. Une politique d’encouragement pour l’installation des médecins dans les lieux défavorisés doit être engagée. Le développement d’un système de "Médecins de Famille", à partir des polycliniques, permettra un véritable travail préventif et le suivi des patients.
- Reconnaitre et défendre les droits de la communauté algérienne établie à l’étrange.
- Lutter contre la précarité et protection des couches défavorisées, en accompagnant les nécessiteux et les démunis jusqu’à l’autonomie et au statut d’une vie décente.
- Recouvrement culturel de l’Algérianité dans toute sa diversité. Valorisation du patrimoine historique ancestral, matériel et immatériel.
- La liberté de création artistique, en mettant fin aux limites apportées dans ce domaine.
- Mise en place d’entreprises culturelles, créatrices d’emplois, de richesses et génératrices de loisirs.

Conclusion :

L'Algérie d'aujourd'hui a encore besoin de garantir définitivement la paix et la sécurité sur l'ensemble de son territoire. Elle a besoin de protéger ses institutions et de les restituer à leur vocation et missions républicaines. Elle a besoin de forger, en rapport avec la dynamique de la société et du monde moderne, le socle matériel et moral de la démocratie, du pluralisme, du suffrage universel, de la citoyenneté, des libertés individuelles et collectives. Il est temps pour notre pays, 52 ans après l’indépendance, de se défaire du règne de la médiocrité, de l’incompétence et de l’injustice, de briser les chaines de la dictature et de couronner par la prospérité et la liberté notre histoire jalonnée de sacrifices et de luttes ; d’honorer les mémoires de la Révolution et de la résistance ; de postuler au statut d’Etat de droit et de justice ; d’édifier une Nation forte dans laquelle les principes de citoyenneté, d’humanité et de compétences seront les principes fondamentaux.
Fort de ses convictions démocratiques, de justice et d’égalité, défendant les principes de souveraineté et de liberté, le mouvement

Barakat invite à travers cette plateforme, les citoyennes et les citoyens algériens, à continuer la lutte pacifiquement pour le changement démocratique, de prendre conscience de la nécessité de l’implication citoyenne et de l’engagement de toutes les classes sociales pour construire l’Algérie de demain, celle de nos enfants et des sacrifice de nos ainés.
Plus grand pays d’Afrique, à la population jeune et instruite, aux richesses naturelles et avec un emplacement stratégique, notre pays a aujourd’hui plus que jamais les moyens et les ressources pour occuper cette place de Nation développée et prospère qui lui revient. Comme par le passé, seul un sursaut citoyen, de fierté et d’amour de la patrie, est le garant d’un avenir prospère et d’un rêve qui deviendra réalité. L’Algérie de demain commence aujourd’hui.
Algériennes, Algériens, intellectuels, cadres intègres de la Nation, universitaires, étudiants, paysans et fonctionnaires, aux enfants de ce pays qui combattent la misère, aux victimes du terrorisme, des abus de l’oppression, aux femmes et hommes, à l’ensemble des richesses humaines de notre Nation, il est historique, salutaire et primordial de prendre aujourd’hui à cœur notre responsabilité commune, c elle de sauver et de bâtir un pays longtemps victime de la prédation et de la dictature, celle de fédérer nos efforts et faire converger nos luttes pour que se réalise le rêve algérien.
Algériennes, Algériens, nous sommes appelés aujourd’hui, tous ensembles, à réaliser le plus grand des défis, celui de parachever notre indépendance, celui de redorer le blason de ce pays et lui donner la place qui lui sied dans le concert des Nations, celui de libérer les forces créatrices de ce pays et donner à la jeunesse sa place, celui de donner à la gouvernance la compétence et le savoir.

Le mouvement Barakat invite tous les Algériens soucieux de l’avenir de leur pays, à rejoindre le mouvement dans sa lutte pacifique pour une Algérie souveraine, libre et démocratique, pour un Etat de citoyenneté et de justice.
Vive l’Algérie républicaine et démocratique.

Mouvement Barakat
Samedi 18 octobre 2014
Lire La Suite... RésuméleBloggers

ils entament les négociations avec leur employeurs au siège de la Daira de Hassi R’mel en présence des autorités local, l’inspection de travail, ils signent un PV qui reconnait la légitimité de leurs revendications, un délai d’un mois et proposer par leurs employeurs pour exécution des termes de l’accord mais aucune suite.

Après quatre jours de marches et de rassemblements, les policiers ont mis fin à leur mouvement de grève. Une situation totalement inédite, mais conforme à l’époque. La protesta est devenue le seul moyen de se faire entendre. Il n’y a plus de lieux de dialogues ou de négociations. Ou plus exactement, il n’y a plus personne pour assumer ses responsabilités et prendre des décisions.
Fin d’un tabou
Même le Premier ministre a décidé de ne pas trancher, il a renvoyé à la réunion interministérielle du 19 octobre les réponses qui seront apportées aux revendications des policiers. Manière de reconnaître que son pouvoir est limité, et qu’il gère le statu quo.
Le sort du Directeur général de la DGSN n’est pas entre ses mains, il y a peu de chances qu’il soit révoqué par celui qui l’a nommé. Les différents décideurs vont à présent évoquer à huis clos les suites de ce dossier.
La collégialité c’est l’un des marqueurs de ce régime qui prend le temps de la consultation, ce qui n’est pas un mal en soi, pour maintenir l’équilibre entre les forces qui ont voix au chapitre. Si le gouvernement donne son accord pour la création d’un syndicat ou des syndicats, dans la police, comment justifiera-t-il le refus de l’accorder à d’autres dans le pays ?
Les policiers savent mieux que personne, ils ont une connaissance intime du mode de fonctionnement du sérail, que le rapport de force leur est favorable parce qu’ils constituent l’une des institutions sur laquelle s’appuie les décideurs pour être un écran efficace entre la population et les dirigeants. En revanche, s’ils ont été instrumentalisés, pour des raisons inavouées, leur image n’en sera pas restaurée auprès de la population.
Quoi qu’il en soit le seul fait de ces manifestations marque la fin d’un tabou et confirme la fragilité de l’équipe au pouvoir en raison de la maladie du président de la République.
Jamais depuis l’indépendance, aucune manifestation n’avait autant cherché à atteindre le symbole du pouvoir en tentant de pénétrer dans l’enceinte de la présidence. Au plus fort des mobilisations islamistes au début des années 90, personne n’était allé aussi loin. Un paroxysme destiné à désacraliser le pouvoir, une manière de dire qu’il n’est pas à l’abri, qu’il peut être menacé, voire emporté.

Editorial Kader A. Abderrahim TSA
Lire La Suite... RésuméleBloggers

jeudi 16 octobre 2014

Circulez … il n’y a rien à voir ! La chronique de Omar Benbekhti

Liberté et démocratie, sont toujours arrachées, et aucun dictateur n’accepte de perdre ses privilèges, sinon après des conflits meurtriers. Le délire qui se perpétue depuis des décennies dans les discours logorrhéiques des clans, stérilise la pratique rationnelle au profit de la thaumaturgie. Le seul discours audible se fonde sur l’incantation, ou l’anathème, et rares sont ceux qui s’efforcent de penser à partir de la Raison.
La marche des policiers vers le siège de la Présidence, aussi soudaine qu’imprévisible, en plus de son caractère unique dans les annales du pays, est véritablement le signe d’un délitement institutionnel puisque les responsables en charge de ce corps sont outrepassés et reconnus incapables d’apporter des réponses aux revendications. Leur départ est même réclamé. Quand l’Etat n’arrive pas à assurer une mission régalienne de base, c’est aussi la manifestation de la perte totale d’autorité de ceux-là même censés le représenter. Et cela renvoie de nouveau à la gouvernance. Chaque gouvernant se forge un héroïsme à interdire la parole raisonnée, à la bâillonner, l’embastiller, parfois à l’assassiner tant elle dérange le conformisme d’une parole médiocre portée par une autocratie indigente. La routine d’une vie prêtée aux autres, à ceux qui décident, finit par interdire toute créativité.
Lorsqu’on aborde la question de la gouvernance en Algérie, on entend souvent dire qu’il n’y a guère de visibilité. Et l’on évoque aussitôt le « flou politique » qui caractérise ce pays. Pour parler de flou politique encore faut-il qu’il y ait quelque chose à voir. Or, c’est bien cela qui fait défaut : il n’y a rien à voir ! Les nombreux plans qui ont parsemé l’exercice du pouvoir depuis plus de dix ans demeurent illisibles. Et ceci pour une raison évidente : l’Algérie ne fonctionne pas au système de l’évaluation de ses politiques publiques. Ce n’est pas dans la culture de ce pouvoir. Celui-ci dépense sans compter et sans s’inquiéter du résultat. L’échec des politiques de développement et la corruption ont fini par laminer un système autoritaire qui a produit régression et exclusion, achetant la paix sociale à coups de crédits et de subventions. Et de ce fait, la corruption du pouvoir, l’incompétence de ses agents et son incapacité à promouvoir le développement, font qu’ils sont nombreux à transformer ces institutions en zones de non-droit.
Qu’est-ce qui entrave une vie institutionnelle normalisée dans le pays ?
Comment mettre fin à la « crise » du pays qui subit un pouvoir en déficit de légitimité ?
Lorsque l’allégeance est au fondement du fonctionnement des institutions, et la corruption érigée en dogme, se développent alors presque partout des situations de rupture. Les institutions sont déstabilisées par une corruption généralisée et un populisme de bas étage érigé en mode de gouvernance et d’ascension politique. Le peu de culture d’Etat qui subsistait, après quatre mandats de pouvoir absolu, est réduit à néant. Tout est fait dans l’improvisation, la précipitation et le mépris afin d’imposer un scénario improbable aux conséquences improbables, voire inconnues.
La déroute actuelle de la politique et son corollaire le système autocrate, qui prévaut avec son lot d’incompétences et de régressions fondent l’immobilisme du régime et la perte de repères de la société. L’exclusion, le mépris et l’arbitraire sont érigés en mode de gestion et n’ont pas été déménagés des sphères d’influence qui président aux destinées du pays. La défalcation de la pensée créatrice est maintenue au bénéfice du maintien de la paresse intellectuelle, du refus de penser, du déni d’intelligence et de la persistance de l’obscurantisme dans lequel sont plongées des générations entières.
Ce quatrième mandat est éloquent en termes de béances déroutantes pour l’édification de l’Etat. A aucun moment n’est avancé le projet politique ambitionné, on ne sait rien de la vision du développement adoptée, ni encore moins des ambitions économiques pour préserver l’avenir de cette société. Ce fonctionnement du pouvoir contraint tout le monde à naviguer à vue, personne n’est en mesure de s’engager dans un projet dont on ne connait ni l’agenda, ni le contenu, ni la finalité recherchée. De fait, nous assistons à une gestion par l’absence. Rumeurs, supputations et incertitudes sont le menu de l’actualité, plongeant notre énergie dans l’analyse du néant tandis que gaspillage et corruption s’installent en mode de gouvernance. Avec cette absence de légitimité qui s’accentue, la citoyenneté n’est pas inscrite à l’ordre du jour, aggravant jour après jour le déficit chronique de démocratie, ne tolérant aucune remise en cause de son exercice ni son imputabilité devant les populations. Le pays est gouverné par un système ne respectant aucune règle de gouvernance, aux pratiques autoritaires, encourageant l’informel et l’opacité des décisions. Les Algériens restent des sujets incontinents. La question qu’il faut régler, c’est la reconnaissance de la citoyenneté.
Lire La Suite... RésuméleBloggers