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jeudi 20 novembre 2014

C’est quoi un président?

Cette question est assurément pertinente dans le contexte particulier que nous vivons en Algérie depuis un quatrième mandat présidentiel à l’allure impotente pour ne pas dire maladive. Alors que devrait être un Président ?
Commençons par énumérer ce qu’il ne doit pas être :
Il n’est pas un monarque ; ce roi des temps anciens, était absous de représentativité et fonctionnait parfois sur le mode du divin. Dans les monarchies « modernes », il n’a que très peu de pouvoirs. Il règne mais ne gouverne pas. Il est une sorte de symbole, une icône tout juste bonne à préserver l’unité nationale. Et encore…
Il n’est pas un Guide. Beaucoup de ceux qui se sont conduits comme « Guide suprême » de la nation, ont souvent fini dans une fosse commune, vite détrôné par la « revanche des gueux ».
Il n’est pas un despote qui abuserait des pouvoirs accordés par un peuple bienveillant sur lequel il ferait rejaillir ensuite toute la haine qu’il lui vouait et le mépris ressenti à son égard, le prenant pour plus bête que ne le sont les autres peuples, et le tenant à distance de tout ce qui touche à son devenir.
Il est encore moins un tyran, se prenant pour une espèce de Deus ex machina par qui le salut arrive…une espèce d’homme se croyant providentiel alors qu’il n’est qu’un accident de l’Histoire, l’avorton d’une « révolution » qui a dégénéré en règlements de comptes, pillages et grand banditisme, plongeant le pays dans l’incertitude.
Il n’est pas non plus un Parrain déclarant aux grands argentiers du monde que lorsqu’on bâtit sur le peuple, on bâtit sur de la boue…
Il n’est pas ce chef de clan qui voudrait fonctionner comme un Parrain, car le Parrain donne et pardonne, et assassine à l’occasion, quand la « famille » est menacée.
Enfin, il n’est pas l’absent, ce grand Absent, déterré de temps à autre pour faire croire au petit peuple que son président travaille alors qu’il est invalide et peu opérationnel, nourrissant l’angoisse quant aux facultés du premier personnage du pays à tenir le gouvernail. Ce qui arrange bien les affaires de sa cour qui agit au gré de ses intérêts égoïstes sans subir l’œil du maître, incapable de jeter sur elle ses foudres, puisque c’est elle qui pousse son fauteuil.
Alors… s’il n’est pas tout cela que doit il être ?
Il est le chef de l’Etat, le chef des armées, la personne qui négocie et ratifie les traités. Il veille au respect du texte constitutionnel, assure le fonctionnement des pouvoirs publics et la continuité de l’État.
Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités conclus par le pays. Il traite les dossiers engageant la nation et les questions relevant de la souveraineté du pays.
Il accrédite les ambassadeurs, ici et là-bas, et conduit la délégation dans les rencontres internationales.
Il est aussi le gardien de l’indépendance de l’autorité judiciaire.
En Algérie, malheureusement, la justice n’est pas indépendante, et, malgré la répartition constitutionnelle des pouvoirs, les trois pouvoirs sont entre les mains d’une seule et même institution.
Alors, s’il ne peut plus être le chef capable d’exercer le commandement, il n’est plus qu’un pantin désarticulé manœuvré par des courants d’air, une marionnette agitée par des mains cachées, un ersatz de Président aux couleurs artificielles plombées par la cire, comme une figurine au musée Grévin.
Que lui reste-t-il en somme ? Il pourrait, s’il le voulait réellement, devenir un pater familia, le bon père de famille qui gère de façon juste et équitable, sans léser personne, ni au détriment de quiconque. On parlera alors de gouvernance « bon père de famille ».
Mais pour cela, il devra être surtout un grand communiquant, s’adressant à son peuple régulièrement pour mieux communier avec lui. Pour mieux l’aimer, ou se faire aimer de lui.
Sommes-nous sûrs d’avoir cela en Algérie ?
L’Algérie n’est pas gérée par des institutions, mais par des humeurs, et le système politique est dans une situation de paralysie. Comment faire échec alors à la mainmise de ceux qui ont trempé dans les magouilles de déstabilisation ? Sachant que l’étendue des pouvoirs du Président de la République, et donc la nature du régime, dépendent de la situation politique ; ce sont ceux qui n’ont pas de crédit qui vont conduire des pratiques dévoyées et antidémocratiques.
En débusquant une intronisation lamentable à la tête de la République, manœuvrent-ils un Président malade ou occultent-ils une gestion pitoyable d’un Etat malade ?
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mercredi 19 novembre 2014

CONTRIBUTION: Face à la Crise Alimentaire



Ces lignes, comme bon nombre d’alertes émises auparavant, sont destinées à nous interpeller sur une crise alimentaire dans l’histoire des peuples du Maghreb sans précédent.  
Oui, nous sommes déjà confrontés à un problème de survie, à la lumière d’un petit calcul d’épicier, une certaine lucidité dans la prospective nous met directement dans le giron de l’aide humanitaire internationale.
Ce sont nos attachent au virtuel du quotidien qui nous font croire que le chaos est loin devant nous, mais en fait nous le vivons depuis un certain temps déjà.
Les révoltes, immolation, harraga…, sont autant d’innombrables alertes à la ruine du pays qui éclaboussent quotidiennement la bulle dans laquelle nous tentons de nous protéger, sans pour autant arriver à la faire éclater. Le vide de notre soumission et l’absence sociale, ont  fini par les assimilés en faits divers et sans plus.
Nous pouvons considérer que nous avons adopté l’économie rentière comme mode de gestion depuis que le baril a dépassé les 20 $ c'est-à-dire au milieu des années 70. Il est connu aussi qu’entre 1999 et aujourd'hui, 80% des recettes des hydrocarbures du pays depuis 1962 ont fini par nous piéger dans le système rentier. Mais nous savons que la production d’hydrocarbures est entré dans un déclin naturel depuis 2008, et que toutes les gesticulations des hommes du pouvoir ne pourront pas la redresser de façon sensible.
 Nous savons que ce déclin suit une courbe régressive en valeur et en volume  qui va rencontrer celle de notre consommation engagée dans une croissance frénétique et incontrôlable. En absence de tout dialogue autour d’une réflexion d’une Algérie républicaine, la jonction des deux courbes est imminente. L’orientation de la nouvelle loi des finances est là pour le confirmer. De façon unanime les analystes  crient au tsunami et à la glaciation pour qualifier l’inévitable misère qui s’abattra  d’une façon effroyable sur le pays. Cependant sans tissus productifs, il apparaît clairement que la souveraineté et l’intégrité nationale sont plus que jamais menacées par la confrontation à la survie de la population.
 Insidieusement le pouvoir s’est arrangé pour qu’il ne doive absolument plus rien au travail et au génie de la population, il a réduit l’économie du pays à un simple troc et toutes les compétences se retrouvent marginalisées avec une fuite de cerveaux hémorragique inégalée. Nous savons que notre consommation n’est pas le reflet du fruit de notre labeur, mais celle de la valeur des recettes de pétrole.
Au jour aujourd'hui, qui d’entre nous ne serait pas désarçonné par la naïve question ; que produit votre pays ?
 Comment en sommes nous arrivé là ?
Jusqu'à la fin des années 60, l’Algérie était le premier exportateur des produits de la terre de la rive sud méditerranéenne (niveau qui aurait été atteint par le Maroc en 2000 !).Depuis l’adoption de l’économie de rente les importations alimentaire sont passées successivement de 1- 2-2,7- 8,9 milliards de $ correspondant aux années 70-80-2003-2008, pour atteindre 9 milliards de $ en 2011, cette année, 2014,nous dépasserions les 10 milliards de $. Nous remarquons que dans l’évolution exponentielle des chiffres, prise dans la frénésie générale, la facture alimentaire s’est multipliée par trois en cinq ans en corrélation étroite avec les recettes de Sonatrach. Juste pour les quatre premiers mois de l’année encours (2014) les blés (tendre et dur) à eux seul ont coûté près d’un milliards de $ soit l’ensemble de la facture alimentaire de 1970. Les chiffres nous montrent aussi que depuis 1970 la facture alimentaire s’est multipliée par 10 alors que la population qui s’est multipliée par à peine 3 !!
 Aujourd'hui il faut remarquer que les céréales à elles seules représentent le double de la facture alimentaire de 1999 !
Par le biais de ces importations tout azimut, qui ont augmenté les six premiers mois de 2013 de 18% !? Nous n’achetons pas que des produits de premières nécessités représentés par sept produits qui englobent entre 78%-85% de la facture alimentaire, chasse gardée de quelques proches du pouvoir. Elles touchent tous les domaines et même des produits largement disponibles dans le pays. Si dans ces cas l’importation ne répond pas à un besoin, elle révèle par contre l’existence et la puissance d’un lobby du circuit de l’importation alimenté parla rente. Il a exerce sa mainmise sur les transferts de capitaux vers l’étranger. Il en a résulté l’édification de tout un dispositif machiavélique érigé en un véritable mécanisme d’extorsion des richesses du pays.
Aucun discours politique ne pourra affronter le langage acerbe de ces chiffres sans reconnaître (comme dans notre cas), les effets d’un cocktail, d’incompétence, de malhonnêteté…,  en action.
La lecture des données nous montre à quel point nous nous sommes faits piégés dans le gouffre de la dépendance alimentaire, mais aussi la curieuse et inquiétante vitesse sans cesse croissante avec laquelle nous y sommes parvenus. Actuellement les produits agricoles représentent plus de 30% du total des importations du pays, avec un soutient financier irréfléchi et démesuré nous assurons à peine 50 % de nos besoins.
En 1962, l’agriculture était le fer de lance de l’économie algérienne, c’est le secteur qui a été le plus pénalisé, il s’est complètement résorbé sans être remplacé. Réanimer le secteur agricole ne se présente pas comme une alternative, mais l’unique façon de retrouver sa souveraineté nationale. Dans une situation de conflits (la crise en Ukraine), l’arme alimentaire par des sanctions imposées aurait un effet dévastateur sur le pays, notre armée ne pourra le repousser. Pour se remettre à apprendre à semer du blé il faut du temps et des efforts illimités. Le domaine agricole comme les autres domaines a subit une érosion du capital humain et une perte d’une bonne partie du savoir faire. L’agriculture appartient à des  systèmes  biologiques régies par des lois et  qui s’insère dans une continuité et non pas dans une rupture avec le passé, ce que tous les peuples ont compris, sauf nos technocrates. La production nationale existante est totalement tributaire de ’importation, à commencer par la semence. Dans la même logique de développement nous nous sommes limités au copié collé, confondant distribution de rente et politique de développement.
Toutes intentions de réanimer ce secteur se font dans un semblant de développement, la corruption incontrôlée a fini par s’y incruster au point d’en assurer la dynamique ! Il est fréquent de voir les mêmes animaux, matériel, équipements,… subventionnés facturés et surfacturés parfois 10 fois de suite !!
L’exemple de l’importation de races étrangères pour booster la production a laissé en liberté des animaux dans la nature sans aucun contrôle ne fait que menacer le patrimoine génétique de nos races locales adaptées aux conditions régionales fruits d’une sélection séculaire. Dans une infinité d’exemples tout aussi affligeants les uns que les autres, il serait utile de noter qu’il y a même eu des programmes pour de la production piscicole en zone désertique. Le Tilapia poisson des bords du Nil, importé Égypte, s’est vu projeté sur des territoires à hiver gélif sans tenir compte des conditions du milieu (sur les bords du Nil il ne gèle pas), sans être un spécialiste il est facile d’imaginer les résultats catastrophiques obtenus. Ainsi dans le pays du mouton on se met à faire du poisson en  guise de développement. 
 Le cas du mouton est édifiant; fleuron de nos produits du terroir, il a été victime en 1973 de la troisième phase de la révolution agraire. En voulant augmenter la production les dirigeants avaient décidé d’introduire l’orge en tant qu’aliment énergétique (ce qui explique la présence d’un bout de graisse que l’on appel côtelettes dans nos assiettes). La relation trophique animal- végétal (steppe) dans un équilibre naturel n’a pas été considérée. Quelque temps plus tard (1976) un rapport de la Banque Mondiale faisait remarquer que les responsables subventionnaient la destruction de la steppe à coût de milliards de $. Résultat nos parcours de 20 millions d’hectares ne peuvent nourrir qu’un million de têtes sur une vingtaine de millions. Le reste, quasiment la totalité est à la charge de la rente pétrolière.
Il est utile de remarquer que ce rapport aurait pu extrapoler le cas de la steppe à l’Algérie toute entière.
De toutes façon les échecs récurrents sont exprimés dans la facture alimentaire et par la menace lancinante qu’elle exerce. C’est le produit du travail acharné de technocrates qui bricolent du fond de leurs bureaux des projets à échelle réelle pour un pays dont ils n’ont qu’une vision approximative. Croyant fermement àl ’application de projets importés clés en main comme si l’agriculture pouvait se pratiquer en dehors de la nature, c’est comme s’il n’y avait aucune différence entre In Salah et Blida.
A l’unanimité les observateurs prévoient que la jonction des courbes d’exportation et de consommation va avoir lieu avant 2018, ce sera le point Zéro Exportation, ou la fin du sursis. Chaque jour les recettes pétrolières diminuent, grevées part les effets cumulés d’une consommation galopante (12.5% par an), un volume de production en chute (9%  par an), auxquels vient s’ajouter une baisse (15% ces derniers mois) des prix.
Nous sommes le seul pays du Maghreb à ne pas avoir assuré sa sécurité alimentaire  depuis on indépendance. Il est difficile d’admettre que toutes les décisions des politiques ont fait intensifier la menace sur la survie de la population par le financement de notre dépendance alimentaire. Même si nous faisons immédiatement un virage à 180°, nous n’aurons jamais le temps de repousser la catastrophe alimentaire d’ici 2018.
 A moins d’exercer des mesures restrictives et une politique d'austérité draconienne par un puissant contrat social que seul un gouvernement légitime aura le courage d'appliquer. A défaut l'impasse politico économique dans laquelle nous sommes provoquera l’inévitablement  choc d’une déflagration que l’on attend silencieusement les yeux fermés.
D'ailleurs c'est l'unique promesse fiable inscrite sous ce 4em mandat.


Sofiane Benadjila.
Ingénieur Agronome, Militant de la LADDH. Bureau de Laghouat
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lundi 17 novembre 2014

C/P RSF : ALGERIE - Un journaliste en détention provisoire depuis 15 mois

 
REPORTERS SANS FRONTIERES / مراسلون بلا حدود / REPORTERS WITHOUT BORDERS
COMMUNIQUE DE PRESSEبيان صحفي / PRESS RELEASE

17.11.2014



ALGERIE - Un journaliste en détention provisoire depuis 15 mois



Le journaliste algérien Abdessami’ Abdelhaï a entamé le 5 novembre 2014 une grève de la faim pour protester contre sa détention sans jugement à la prison de Tébessa depuis le 18 août 2013. Reporters sans frontières exhorte les autorités algériennes à mettre en place un procès juste et équitable pour que le journaliste puisse se défendre.

Journaliste à la station régionale de la radio de Tébessa et correspondant local du quotidien arabophone Jaridati à l’époque, Abdessami’ Abdelhaï est accusé d’avoir facilité la fuite de son directeur de l’époque du journal, Hicham Aboud. Il a été arrêté par la police le 18 août 2013 et placé en garde à vue pendant plus de cinq jours selon son avocat, une durée non motivée qui dépasse la période légale de placement en garde à vue de 48 heures, et au cours de laquelle il aurait subi de mauvais traitements au sein de plusieurs services de sécurité. Cela fait désormais 15 mois que le journaliste algérien croupit en prison à Tébessa (600 km à l’est d’Alger) sans programmation d’audience pour le juger.
Le 5 novembre 2014, Abdessami’ Abdelhaï, qui souffre de diabète, a entamé une grève de la faim après avoir essuyé un quatrième refus de demande de liberté provisoire émise par son avocat. Son dossier est depuis le 15 mai 2014 au niveau de la Cour suprême, et cette dernière doit se prononcer sur sa qualification en correctionnelle ou criminelle.
Comme l’indique l’article 123 du code de procédure pénale algérien, la détention provisoire est une mesure exceptionnelle, et dans ce cas les strictes conditions de son application ne sont pas claires.
Une détention sans jugement de 15 mois viole les droits fondamentaux du journaliste, notamment son droit à la liberté et à un procès équitable. Nous demandons donc aux autorités algériennes de mettre immédiatement en place un procès pour assurer sa défense, dans le cas contraire le journaliste doit être libéré sur le champs”, déclare Lucie Morillon, directrice des programmes de Reporters sans frontières.
Selon Hicham Aboud, plusieurs personnes ont été convoquées par la police au prétexte qu’ils avaient été en contact avec lui. Ce dernier est poursuivi depuis l’an dernier par les autorités pour deux affaires: il est accusé d’”atteinte à la sécurité nationale, à l’intégrité territoriale et au bon fonctionnement des institutions nationales” par ses déclarations à la presse étrangère sur la détérioration de la santé du président Bouteflika et est également accusé d’avoir quitté illégalement le territoire. Les autorités ont saisi en mai 2013 les deux quotidiens du directeur, Monjournal et Jaridati, suspendus depuis septembre 2013. Contacté par RSF, Hicham Aboud explique être sorti du territoire algérien le 10 août 2013 de manière légale avec son passeport, qui possède les cachets des polices des frontières algériennes et tunisiennes.
Abdessami’ Abdelhaï avait bel et bien rencontré le rédacteur en chef avant que ce dernier ne sorte du pays mais cela ne justifie pas son arrestation, selon Hicham Aboud qui explique à RSF que toute cette affaire est politique et qu’en détenant Abdessami’ Abdelhai, les autorités cherchent à l’atteindre et le “salir”.
A l’initiative de journalistes et activistes algériens, une pétition a été lancée fin octobre 2014, et a récolté plus de 430 signatures à ce jour, sur le site Avaaz pour demander la libération d’Abdessami’ Abdelhai au ministre de la Justice algérien.
L’Algérie figure à la 121ème place sur 180 du Classement 2014 sur la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières.

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الجزائر  - الصحفي عبد السميع محتجز دون محاكمة منذ 15 شهراً


بدأ الصحفي الجزائري عبد الحي عبد السميع إضراباً عن الطعام يوم 5 نوفمبر\تشرين الثاني 2014 احتجاجاً على استمراره قيد الاعتقال في سجن تبسة دون محاكمة منذ 18 أغسطس\آب 2013. وفي هذا الصدد، تدعو مراسلون بلا حدود السلطات الجزائرية إلى إجراء محاكمة عادلة ومنصفة تتيح للإعلامي الدفاع عن نفسه.

كان عبد السميع عبد الحي يعمل صحفياً في إذاعة تبسة المحلية ومراسلاً لصحيفة جريدتي، قبل اعتقاله بتهمة تسهيل هروب مديرها هشام عبود الذي كان يوجد تحت المراقبة القضائية. وقد أُلقي عليه القبض يوم 18 أغسطس\آب 2013 ليبقى قيد الاحتجاز على ذمة التحقيق لأكثر من خمسة أيام، وفقاً لمحاميه، وهي مدة غير مبررة بحكم أنها تتجاوز فترة الاعتقال المؤقت المنصوص عليها في القانون، الذي يحدد 48 ساعة كحد أقصى. كما يُرجح أن يكون الإعلامي الجزائري قد تعرض لسوء المعاملة على يد عدد من أفراد الشرطة خلال مدة اعتقاله، علماً أنه مازال يقبع وراء القضبان منذ 15 شهراً في سجن تبسة (600 كلم شرق الجزائر العاصمة) دون تاريخ محدد لبدء محاكمته.
وفي 5 نوفمبر\تشرين الثاني 2014، قرر عبد السميع عبد الحي، الذي يعاني من مرض السكري، الدخول في إضراب عن الطعام احتجاجاً على رفض الطلب الرابع الذي تقدم به محاميه للحصول على الإفراج المؤقت. فمنذ 15 مايو\أيار 2014، مازالت قضيته بيد المحكمة العليا التي يُنتظر أن تحدد ما إذا كان الملف يدخل في حكم الجُنح أو الجنايات.
وكما هو منصوص عليه في المادة 123 من قانون الإجراءات الجزائية الجزائري، فإن “الحبس المؤقت إجراء استثنائي”، مما يعني أن شروط تطبيقه ليست واضحة في هذه الحالة.
وفي هذا الصدد، قالت لوسي موريون، مديرة البرامج في منظمة مراسلون بلا حدود، إن “الاحتجاز دون محاكمة لمدة 15 شهراً ينتهك حقوق الصحفيين الأساسية، بما في ذلك الحق في الحرية والمحاكمة العادلة. ومن هذا المنطلق، نحن نطالب السلطات الجزائرية بإجراء محاكمة على الفور لكي يتمكن الصحفي [عبد الحي عبد السميع] من الدفاع عن نفسه، وإلا فيجب إطلاق سراحه فوراً“.
ووفقاً لشهادة هشام عبود، استدعت الشرطة عدة أشخاص بذريعة أنهم كانوا على اتصال معه، وهو الذي يُتابَع منذ العام الماضي بتهمة “المساس بأمن الدولة والوحدة الوطنية والسلامة الترابية واستقرار المؤسسات وسيرها العادي”، على خلفية تصريحاته لوسائل الإعلام الأجنبية بشأن تدهور صحة الرئيس بوتفليقة، فضلاً عن اتهامه بمغادرة البلاد بطريقة غير شرعية، علماً أن السلطات تابعت في مايو\أيار 2013 صحيفتيه – جريدتي (الصادرة بالعربية) ومون جورنال (الصادرة بالفرنسية) – المتوقفتين منذ سبتمبر\أيلول 2013. وفي اتصال أجرته معه مراسلون بلا حدود، أكد هشام عبود أنه غادر الجزائر بشكل قانوني يوم 10 أغسطس\آب 2013 مستخدماً جواز سفره، الذي يحمل ختم شرطة الحدود الجزائرية والتونسية.
كما أكد عبود أن عبد الحي عبد السميع التقاه بالفعل قبل خروجه من البلاد، موضحاً أن ذلك لا يبرر قرار اعتقاله، مضيفاً في حديثه لمنظمة مراسلون بلا حدود أن هذه القضية سياسية وأن السلطات الجزائرية تحاول استهدافه و”تشويه” سمعته من خلال احتجاز زميله الصحفي.
هذا وقد نُشرت عريضة على موقع آفاز في أواخر أكتوبر\تشرين الأول 2014، وذلك بمبادرة من بعض الصحفيين والنشطاء الجزائريين، حيث جُمع أكثر من 430 توقيعاً حتى الآن، لمطالبة وزير العدل الجزائري بالإفراج عن عبد الحي عبد السميع.
يُذكر أن الجزائر تحتل المركز 121 (من أصل 180 بلداً) في تصنيف العالمي لحرية الصحافة الذي نشرته مراسلون بلا حدود مطلع عام 2014.

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Reporters Without Borders calls on the Algerian authorities to allow imprisoned journalist Abdessami’ Abdelhai to defend himself in fair and properly constituted legal proceedings. He began a hunger strike 12 days ago in protest against his detention without a trial in Tébessa (600 km east of Algiers) for the past 15 months.

Abdelhai worked for a regional radio station in Tébessa and was the local correspondent of the Arabic-language daily Jaridati when arrested on 18 August 2013 for allegedly helping Jaridati editor Hicham Aboud to flee the country to escape prosecution.
According to Abdelhai’s lawyer, the police held him for five days (three days more than the legal limit) and mistreated in several different police units before transferring him to Tébessa prison, where he has remained ever since without any trial hearing being scheduled.
A diabetic, Abdelhai began the hunger strike on 5 November after his lawyer’s fourth request for his provisional release was rejected. Since 15 May, his case has been awaiting a decision by the supreme court as to whether he should be tried before a magistrate or a criminal court.
According to article 123 of the Algeria’s code of criminal procedure, pre-trial detention is supposed to be an exceptional measure and it is far from clear that grounds for exceptionality exist in Abdelhai’s case.
By holding this journalist for 15 months without trial, the Algerian authorities have violated his fundamental rights, above all, his right to freedom and a fair trial,” Reporters Without Borders programme director Lucie Morillon said. “We urge them to put him on trial now, so that he can defend himself, or otherwise free him at once.
Aboud, Abdelhai’s former editor, said the police questioned several people on the grounds that they had been in contact with him before he left the country.
Aboud was charged last year with “endangering national security, territorial integrity and the proper functioning of national institutions” because he discussed President Bouteflika’s health with the international media. He was subsequently also charged with leaving the country illegally.
The authorities seized the latest issues of Jaridati and the other newspaper Aboud edited, the French-language Monjournal, in May 2013 and closed them four months later. Aboud told Reporters Without Borders he left Algeria legally on 10 August 2013 using his passport, which had the stamps of both the Algerian and Tunisian border police.
Aboud confirmed that he did meet with Abdelhai before crossing the border (which is 20 km east of Tébessa) but insisted that this did not constitute grounds for arresting Abdelhai. They arrested Abdelhai for political reasons, above all because they wanted to incriminate him (Aboud), he claimed.
More than 430 people have so far signed a petition launched by journalists and activists on the Avaaz website last month urging the justice minister to free Abdelhai.
Algeria is ranked 121st out of 180 countries in 2014 Reporters Without Borders press freedom index.

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REPORTERS SANS FRONTIÈRES 
Alexandra
Middle-East & North Africa Desk, Reporters W/o Borders
Bureau Moyen-Orient & Afrique du Nord

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47 rue Vivienne, 75002 Paris - France
Tel :  (33) 1 44 83 84 78
Fax : (33) 1 45 23 11 51

 


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AU SECOURS !… La banque d’Algérie va autoriser les transferts de fonds pour l’investissement à l’étranger !…

Voilà, en effet, une terrible nouvelle qui vient de tomber et qui ne semble offusquer personne.
On va donc autoriser les « éventuels investisseurs algériens » à échanger leur monnaie de singe déposée dans les banques algériennes contre des devises sonnantes et trébuchantes. Et pour faire quoi, je vous le demande ? Officiellement pour permettre à des opérateurs économiques de se mettre au diapason de la mondialisation et acquérir du capital d’entreprises du CAC 40 ou de Wall Street ou bien de créer des entreprises à l’étranger. Ils peuvent même solliciter des prêts auprès des banques algériennes pour réaliser leurs projets !… Rien que Ça…
Cette mesure, si elle venait à être appliquée et je pense qu’elle le sera et je me demande même si elle n’a pas été déjà appliquée à notre Rebrab national pour lui permettre d’acquérir la société Fagor en France où il vient de « sauver » 1600 emplois !… On devrait lui enlever son « rab » à celui-là !… Eh bien, si cette mesure est appliquée, elle sonnera le glas pour ce qui reste à sauver et ce sera le coup de grâce assené sur le pauvre cadavre « Algérie », ce cadavre qui semble encore se débattre et ne cesse d’agonir…
Ainsi donc, la mafia qui dirige le pays, non contente d’avoir pris en otage l’économie du pays, après avoir dilapidé des pans entiers du secteur productif, après avoir institutionnalisé une économie de bazar, se prépare à transférer officiellement les fruits de la rapine à l’étranger et ce pour se mettre définitivement à l’abri.
On sent, à travers cette mesure scélérate comme une fin de règne qui se profile à l’horizon. « Ils » savent très bien que le pays est en totale rupture à tous les niveaux. D’abord avec cette image abjecte véhiculée régulièrement d’un président virtuel. Les chaînes européennes ne se gênent plus de l’annoncer comme président fantôme !… S’ensuit cette annonce inéluctable de la fin de la rente pétrolière qui va sans doute précipiter le pays dans le gouffre. Le responsable qui avait dit jadis, que nous étions au bord du gouffre et que l’on a fait un pas en avant, n’avait pas tort… Rajoutez à cela la mirobolante facture de nos importations qui frise les 80 milliards de dollars et vous comprendrez mieux pourquoi les fruits de la rapine doivent impérativement être mis à l’abri, c’est-à-dire, à l’étranger.
Ce serait œuvre de salubrité publique que de s’élever contre cette mesure qui va achever notre pauvre pays. Je vois très bien demain un saidani, solliciter un prêt de 2 milliards d’Euros auprès de la B.N.A par exemple et l’obtenir. Les millions qu’il a déjà extraits du pays pour acquérir son appartement luxueux à Paris ont pris des chemins de traverse qui peuvent à la longue, relever du pénal. Mais là, avec cette nouvelle mesure, il acheminera ses 2 milliards en toute légalité vers l’étranger ou par exemple au Royaume Uni où paraît-il l’une de ses filles poursuit ses études dans une école prestigieuse. Il pourra dire, comme  l’a déjà dit Khaled Nezzar à propos de ses fils : « il faut bien que mes fils aient une activité », mais pas n’importe quelle activité, le monopole de l’importation des produits agro-alimentaires… Saidani pourra dire : ma fille a terminé ses études, elle a besoin de 2 milliards d’€uros pour ouvrir sa Start up en Angleterre. Le pire dans ce que je viens de dire, c’est que ce n’est plus de la fiction et cela peut nous tomber sur la tête dans l’année !… J’appréhende même que ce saidani lise l’article et que cela lui donne des idées, le zouave !…
Ceci pour dire qu’il est plus qu’urgent que la société dans son ensemble prenne conscience de la dangerosité de cette mesure. Les réserves de change vont être dilapidées en moins de temps qu’il faut pour le dire. Je lance cette alerte et j’espère être repris ou rejoint par un mouvement quelconque ou une association de défense du patrimoine algérien.
Il est plus qu’urgent de marquer son opposition à cette forfaiture qui se prépare.

Badreddine BENYOUCEF, Nîmes-novembre 2014 LQA
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jeudi 13 novembre 2014

Déclaration de reconnaissance a Maitre Ahmine Nourddine et aux avocats du RADDH












En ce jour du jeudi 13 novembre 2014, les activistes de la société civile, les associations de chômeurs, les membres de la LADDH de Laghouat…, voudraient exprimer tout leur sentiments de gratitude à Maître Ahmine Noureddine avocat au près de la Cour de Laghouat ainsi qu’a ses confrères et consœurs du RADDH (réseau d’avocats pour la défense des droits de l’homme).
  Depuis que Maître Ahmine s’est constitué en défenseur bénévole des droits des citoyens, son dévouement vertueux sans limite, et  exemplaire, donne un sens à l’éthique de sa profession à un moment où la justice est complètement assujettie au pouvoir. Sa clairvoyance professionnelle est une lutte pour les droits civiques contre l’ordre établi par le totalitarisme.
 Cette déclaration n’exprime en fait qu’une infime partie de la gratitude que nous lui devons ainsi qu’au membres, avocates et avocats du RADDH. Il nous serait difficile voir impossible de citer tous les bienfaits reçu et les sentiments de respect qu’ils suscitent.     



Le président du bureau

                                                                      Yacine Zaid
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